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ÉTUDES SUR LE GRISOU

En dehors des recherches scientifiques sur la combustion du grisou, rappelées plus haut, j'ai, soit en collaboration avec Mallard, soit seul, étudié différentes questions d’ordre pratique se rattachantà la sécurité des mines de houille.

Étude sur les lampes de mines.

Nous avons spécialement étudié l’influence de la vitesse des courants gazeux sur la sécurité des lampes de mines. Nos recherches ont servi de base à la réglementation actuelle des lampes de sûreté dans les mines françaises.

Nous avons également expérimenté quelques lampes électriques portatives, proposées pour les mines, et prouvé leur sécurité même en cas de rupture de l’ampoule.

Comme conclusion d’une étude d’ensemble sur les indicateurs du. grisou nous avons recommandé, en premier lieu, l’emploi des flammes peu éclairantes d’alcool et d’hydrogène; en second lieu, l’adjonction d’écrans destinés à masquer la flamme proprement dite de 1 S lampe, afin de rendre l’auréole plus visible. Ces principes sont aujourd’hui appliqués dans les deux indicateurs de grisou les plus employés ; la lampe à alcool de M. Chesneau et la lampe à hydrogène de M. Clowes.

Étude sur l'inflammation des poussières de houille.

La combustion des poussières de houille qui accompagne toute ■explosion de grisou avait conduit quelques ingénieurs à supposer que ces poussières peuvent à.elles seules occasionner de véritables explosions comme le font la farine, et mieux encore le lycopode. On en était arrivé à accorder une attention prépondérante aux précautions dirigées contre les poussières et à négliger le grisou. Par des recherches expérimentales prolongées et par une étude détaillée des accidents attribués aux poussières, nous avons montré que le grisou était le seul ennemi réellement dangereux vers lequel devaient converger toutes les mesures de sécurité. Le rôle normal des poussières est d’aggraver les accidents de grisou; hors de là leur danger, sans être tout à fait nul, est du moins pratiquement insignifiant.

Étude sur l'inflammation du grisou par les étincelles.

(En commun avec Mallard.)

On avait à maintes reprises annoncé que les étincelles un peu fortes obtenues par le choc du fer sur une pierre dure était capable d’allumer le grisou. Nous avons reconnu que.cela était bien exact pour le gaz d’éclairage qui, en fait, avait seul été expérimenté jusque-là, mais tout à fait erroné pour le grisou. Non seulement les étincelles provenant du choc du pic sur les pierres les plus dures n’ont jamais provoqué l’inflammation du grisou, mais encore les gerbes d’étincelles obtenues parle frottement d’une barre de fer sur une meule d'émeri tournant à grande vitesse sont restées inoffensives.

Influence des variations 'barométriques sur les explosions de grisou.

Des statistiques et des calculs fantaisistes avaient conduit à attribuer aux baisses brusques du baromètre une part prépondérante dans les explosions de grisou. J’ai réduit à néant ce préjugé en montrant que les calculs théoriques avaient été faussés par une erreur de vir-

gule qui décuplait l’importance réelle des baisses baromét que la statistique donnait, en réalité, une même proporté dents pendant les jours de hausse et pendant les jours de baromètre.

Sur le dosage de petites quantités de grisou.

l’ai étudié des appareils qui permettei Sou contenu dans l’air, avec une très g volume total du mélange gazeux. Ils

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