III. L’hypocondrie rabique présente deux degrés
a) L’intelligence reste intacte : guérison rapide.
b) Il y a du délire. Ce délire est calme, ou s’accompagne d’agitation maniaque, parfois même de congestion cérébrale. Il peut se terminer par la mort.
IV. Il n’y a aucune analogie entre cette affection et la rage, sinon
que dans les deux se montre le spasme rabique.
Mais la rage est totyours produite par l’inoculation d’un virus spécial;, tandis que l’hypocondrie rabique est une maladie de l’imagination.
VL La rage ne saurait être considérée comme une variété de
1872. — Relation sur les plaies de guerre observées à l’ambulance de BischwiUer (1870-1871), in Gaz. méd. de Strasbourg, 1872 : Placé comme vice-président à la tête du comité de secours aux blessés qui se constitua à BischwiUer dès la déclaration de la guerre, chargé comme médecin d’un service à l’ambulance de BischwiUer, depuis le 6 août 1870 jusqu’au mois de septembre 1871, l’auteur a recueilli tous les faits intéressants qui ont passé sous ses yeux pendant cette douloureuse période. Après avoir cherché à établir une statistique aussi exacte que possible, il termine son mémoire par les conclusions suivantes :
« Pour apprécier la gravité des plaies de guerre, comme en général d’une lésion traumatique quelconque, deux éléments
€ 1° L’un, spécial, individuel, dépendantdela gravité intrinsèque de la blessure. Cette gravité peut être telle que toute
soustraire à toute infection, l’expérience prouve que des plaies viscérales, même très-graves, peuvent guérir, et que, d’une manière générale, la méthode conservatrice peut être appliquée à tous lesraembresoffrantune chance, mêmeminime,deguérison.
« Le médecin est à peu près désarmé contre le premier de ces éléments.
« Mais on peut atllrmer que la mortalité, si considérable, des plaies de guerre, diminuerait nolablement du jour où le
« C’est à propager cette vérité que doivent tendre désormais
1873. — Des Traumatismes chez les aliénés, in Ann. tnéd. psijchol., juillet 1873. —La conclusion de ce travail est que, chez les aliénés, les traumatismes ne guérissent ni plus ni moins bien que chez les autres blessés, et que si les accidents et les complications sont si rares chez eux, cela tient à ce qu’en général ils sont placés dans d’excellentes conditions hygiéniques.
1873. — De la Folie eonsécMtive aux maladies aiguës, in Archives gin. de médecine, sept. 1873. —• Ce mémoire se termine par les propositions suivantes ;
« 1° La folie simple peut succéder à toutes les maladies aiguës, les plus bénignes comme les plus graves.
« 2” Elle peut affecter toutes les formes du délire vésanique, soit général, soit partiel.
circulation qui accompagnent à des degrés variés la plupart des maladies aiguës.
« 5” Le début est souvent brusque, instantané, et rien dans les symptômes et la marche de la maladie aiguë ne peut faire' prévoir l’apparition du délire.
« 6" La durée est généralement courte ; la guérison est la terminaison habituelle. Cependant cette folie peut devenir chronique et incurable.
n 7” Le traitement ne diffère en rien de celui des antres formes de folie. 11 doit s’adresser surtout aux lésions accessoires produites par la maladie aiguë, et qui entretiennent le délire et lui donnent sa physionomie spéciale.
1873. — Observation d’hémorrhagie extra-méningée survenue à
méd. de Strasbourg, 1873. .
Observation recueillie à l’asile de Montdevergues, in Ann. méii. psychol, sept. 1875.
W6- — Étude sur la mélancolie ; des troubles de la sensibilité générale chez les mélancoliques. Pans, G. Masson, 1876. Volume de 224 pages, couronné par la Société médico-psychologique. —M. J. Falret, rapporteur de la commission, l’apprécie en ces termes : c On peut faire son éloge en une seule phrase en disant de lui : non-seulement il renferme un exposé trèscomplet et très-bien coordonné de l’état de la science, mois à chaque page il contient quelque vue nouvelle, et, de plus, il fait penser le lecteur en même temps qu’il expose les vues propres de l’auteur....
« C’est un mémoire bien posé, mûrement réfléchi, bien coordonné et qui ne sent pas, comme les autres mémoires soumis à notre examen, la hâte et la précipitation dans la conception du sujet ni dans sa rédaction....
€ Ce que nous devions faire ressortir ici. Messieurs, c’était l’originalité en même temps que le caractère essentiellement clinique de ce travail, remarquable à bien des titres et qui
vembre 1877.) — Ces deux observations, recueillies dans le service de l’auteur et communiquées à la Société de médecine de Nancy, se rapportent l’une à une fracture de la colonne vertébrale, l’autre à une fracture du bassin, survenues toutes deux à la suite de chute d’un lieu élevé.
1878. — Recherches sur la noMre de la paralysie générale (Revue méd. de l'Est, 1" janvier 1878), lu à la Société de médecine de Nancy et inséré dans ses mémoires. — L’auteur démontre que dans la paralysie générale des aliénés il n’y a jamais, à aucune période, de paralysie véritable des muscles volontaires.
Dans un second mémoire, faisant suite à celui-ci, lu à la Société de médecine de Nancy, dans sa séance du 13 décembre 1878, et qui sera prochainement publié, l’auteur étend ses recherches aux muscles de la vie organique et arrive également à la conclusion qu’ils ne sont jamais paralysés. Il en déduit une nouvelle théorie de la paralysie générale qu’il considère comme une encéphalite interstitielle ; les symptômes de la motilité ne sont que secondaires et accessoires.
1878. — Rapport médico-légal sur le nommé L., accusé de tentative de parricide, en collaboration avec le B' Giraud, directeur de Maréville (Ann. méd. psychol., juillet 1878).
1878. — De l'Épilepsie dans ses rapports avec la folie. — Ce
le prix Falret de l’Académie de médecine.
L’auteur y étudie la nature de l’épilepsie; il démontre que si la folie peut en être une conséquence directe, elle peut aussi ne survenir qu’à titre de complication; il combat surtout la doctrine de l’épilepsie larvée.
Cette dernière partie de son travail a fait l’objet d’une corn-