V. Sur le bruit de cosse ou de gousse
Ce craquement résulte de la rupture de petites bulles d'air, qui se forment, dans le grand pli palpébro-oculaire supérieur, par l'emprisonnement de l'air atmosphérique dans de minimes parcelles du liquide muoo-lacrymal.
59. — Mélanosede V orbite consécutive à une mélanose cancéreuse du globe oculaire droit, laquelle avait nécessité [extirpation de cet organe, avec des considérations sur les mélanoses du globe et de ses annexes,
(Gazette des hôpitaux, iSAA, ■• 132, et 1845, n° 33.)
Cet article a été reproduit dans V Iconographie ophthalmologique où les mélanoses de l'œil et de ses annexes sont traitées au complet (p. 534, pi. LIVetLV).
60. — Sur la sortie du corps vitré pendant ou après l'extraction
de la cataracte.
{Bulletin général de thérapeutique, 1845, t. XXIX, p. 32 et Miraates.)
Cet accident, généralement très-redonté, n'est pas aussi funeste qu'on le dit, sous condition toutefois que la section de la cornée soit pratiquée conformément aux règles, de manière à permettre aux lèvres de la plaie de s'affronter et de se cicatriser promptement et complètement, dès que le corps vitré a été remplacé par une quantité plus considérable d'humeur aqueuse. Ce liquide, en effet, après son écoulement, se reproduit avec une promptitude et une abondance étonnantes, qui rendent bientôt à la cornée affaissée sa convexité. A l'appui de ces idées, l'auteur rapporte plusieurs observations de guérison obtenue dans des cas en apparence désespérés.
61. — De la méthode opératoire qu'il convient de choisir \ quand des
cicatrices de la cornée compliquent la cataracte.
(Journal de chirurgie, par Malgaigne, juillet 1845, p. 193 et suivantes.)
D'une série d'observations cliniques et des considérations auxquelles elles donnent lieu, l'auteur tire les conclusions suivantes:
Quand la cornée transparente est le siège de cicatrices plus ou moins étendues, le broiement (discission), l'abaissement ou l'extraction peuvent être pratiqués, selon que le siège et la nature de la cataracte le comportent.
Un vieux préjugé excluait l'extraction, comme contre-indiquée par l'existence de cicatrices cornéennes, dans l'étendue desquelles, disait-on, la texture de la membrane est altérée de manière à empêcher l'exsudation de fibro-albumine et la réunion immédiate de la plaie qui résulte de la kératotomie. C'est le nîant de cette contre-indication imaginaire que l'auteur démontre par l'expérience, et surtout par un cas où la sectio.i de (a cornée, placée au milieu d'une épaisse et large cicatrice de cette membrane, s'est réunie prdmplemenf, complètement et définitivement, et n'a laissé qu'une trace linéaire, ni plus ni moins que si la cornée avait été saine et entièrement transparente. .
62. — Considérations pratiques sur F extraction des corps étrangers, et particulièrement sur celle des morceaux de capsule fulminante, qui ont pénétré dans [intérieur du globe oculaire.
(Annales cToculistiquc, 1845, t. XIII, p. 193 et suivantes.)
Ces considérations sont appuyées sur trois observations détaillées. Les deux premières sont relatives à l'extraction de fragments de capsule fulminante pratiquée par Fauteur avec rétablissement complet de la vision. La troisième a pour objet un éclat de caillou extrait de la chambre postérieure et de la surface du cristallin, dans Tunique but de faire cesser l'inflammation, et avec rétablissement incomplet de la vision.