Du pseudencéphaloïde de la rétine
(Moniteur de* hôpitaux, 1854, n°« 108-124.)
Un encéphaloïde rétinien, moins bien caractérisé sur le vivant, et dont l'examen micrographique a fait affirmera M. Ch. Robin qu'il s'agissait non d'une affection cancéreuse, mais d'une simple hypertrophie des myélocytes, a porté M. Sichel à distinguer cette affection de X encéphaloïde par le nom de pseudencéphaloïde. Aujourd'hui il est convaincu que ces deux maladies et le glioma de Virchow sont identiques, et que ce dernier, qu'on a déclaré une affection bénigne, non cancéreuse, parce que le microscope n'y trouve ni cellules cancéreuses, ni suc cancéreux, doit être regardé comme souverainement malin et être placé, comme maladie cancéreuse ou du moins comme cancroïde, dans le même groupe nosologique que les cancers, à cause de sa marche, de ses récidives locales et générales, et de ses terminaisons, qui sont absolument les mêmes que celles des cancers.
Ce sujet a été traité d'une manière. très-détaillée et représenté sur trois planches dans les chapitres de l 'encéphaloïde et du pseudencéphaloïde rétiniens, dans V Iconographie ophthalmologique, p. 562 à 586, pi. LV, LVI, LVH, LXV. L'auteur a de nouveau développé ces idées dans la session de <867 du Congrès] ophthalmologique international (voyez les Comptes rendus de ce congrès), où M. A. de Gracfe s'est prononcé dans le même sens;
94. — De la curabilité de V encéphaloïde de la rétine par l'atrophie et les
moyens atrophiants.
{Moniteur des hôpitaux, 1854, n* 108.)
L'auteur a été le premier et le seul à constater par l'anatomie pathologique l'atrophie du globe oculaire affecté de véritable encéphaloïde, et à baser sur cette terminaison heureuse une méthode thérapeutique contre cette terrible maladie. Il a annoncé ces faits, depuis longtemps, dans ses leçons cliniques et par la presse médicale (Annales ifoculistique, 1844, t. XII, p. 185; Iconographie ophthalmologique, p. 574), en les signalant à la sérieuse attention du public médical.