Contribution à l'étude anatomique des Némertiens
(Association française pour l’avancement des Sciences : Comptes rendus de la 1” session, p. 586; Bordeaux, 1872.)
Dans le second travail, qui est le développement de la première note, sont discutées les opinions émises par les auteurs sur l’anatomie des Némertiens, sujet à cette époque assez obscur; quelques observations originales font connaître les raisons qui m’ont porté â faire un choix dans ces idées contradictoires.
L’une des questions les plus difficiles est de déterminer quel est le véritable appareil digestif et le rôle réel de l’organe désigné sous le nom de trompe. Pour celte dernière, j’ai constaté chez les Nemertinea enopla que le canal décrit par Claparède, comme partant des poches slyligènes, ne s’ouvre pas librement dans la partie extroversile de la trompe, mais, se plaçant dans la paroi de celle-ci, revient gagner l’espace hyalin qui entoure la portion centrale de l’appareil styligère; c’est une forte présomption en faveur de l’idée
émise par A. de Quatrefages, lequel pense, comme on le sait, que les stylets des poches styligènes doivent remplacer la lame médiane lorsqu’elle vient à disparaître. Il me paraît possible qu’on trouve, au moins chez les Nemerlinea enopla , à l’extrémité postérieure de la trompe, au centre du muscle rétracteur, un orifice qui pourrait donner passage aux matières digérées en leur permettant de tomber dans la cavité cœliaque. Le rapport de l’appareil proboscidien avec le système nerveux et une observation faite sur le Vnlencinia longirostris, parleraient en faveur de l’opinion d’A. de Quatrefages, c’està-dire que cet appareil serait le véritable système digestif.
Le mémoire contient, en outre, la description de l’enveloppe cutanée, de la cavité viscérale et du système nerveux, avec la discussion des opinions données par les principaux zoologistes, qui ont étudié ces animaux; il faut surtout citer A. de Quatrefages, Keferstein. Claparède, M’Intosh, Bœck, etc.
193. — Remarques sur une figure de l’appareil stylifère des Némertiens, donnée dans les planches du Voyage en Scandinavie et en Laponie,
Il résulte de l’examen de la figure 11 de la planche Edu Voyage en Scandinavie et en Laponie de Gaimard, ouvrage dont le texte n’a jamais paru, que déjà on avait observé le canal conduisant des poches styligènes à l’espace hyalin (n° 191). Ces planches ont dû être publiées de 1840 à 1836.