I. - HYDRODYNAMIQUE ET AÉRODYNAMIQUE
13. 1887. Questions d’Hydrodynamique (80 pages). — 22. 1891. Recherches récentes sur diverses questions d’Hydrodynamique. — 39. i8g5. Les progrès des machines volantes. Stabilité.
Un double intérêt s’attachait en 1887 à l’étude des tourbillons dans les liquides.
L’hypothèse ingénieuse de lord Kelvin au sujet delà constitution tourbillonnaire de la matière venait d’être soumise à une discussion approfondie par J.-J. Thomson dans une étude mathématique qui lui avait valu le prix Adams. Les conditions du choc de deux tourbillons, les mouvements consécutifs, la stabilité de leurs mouvements internes, l’avaient conduit à des résultats nouveaux ; en particulier, au point de vue des analogies chimiques, J.-J. Thomson avait reconnu qu’un enchaînement de plus de six tourbillons est nécessairement instable. Tout ceci m’avait paru digne d’être exposé
en le faisant précéder d’un historique aussi complet que possible de la théorie des mouvements tourbillonnaires dont l’importance reste considérable en Hydrodynamique pure.
D’autre part, un cas limite de mouvements tourbillonnaires, celui du glissement d’une partie d’un liquide le long d’une autre partie, avec discontinuité des vitesses tangentielles, étudié par Helmholtz et Kirchhoff, puis par lord Rayleigh, venait de fournir théoriquement une formule de résistance d’un plan mince à un courant liquide conforme à l’observation dans ses traits généraux, donnant en particulier la résistance proportionnelle à l’inclinaison (et non à son carré) sous les incidences presque rasantes.
Les conditions aux limites, toutefois, ne m’ont pas paru être tout à fait conformes à la réalité, et j’ai cru utile d’en discuter la forme et la portée. Un changement de résidence et l’attente, déçue jusqu’à cette année, de la publication intégrale des recherches sur la résistance des navires, dont lord Kelvin avait donné les résultats sans démonstration, ont fait ajourner la •publication en Volume de cette seconde Partie, qui n’a paru que dans les Annales de Toulouse. Un certain nombre de résultats sur la stabilité des aéroplanes et sur la résistance des liquides, que je comptais joindre à cette réimpression, attendent ainsi depuis bien des années. J’ai fait allusion à quelques-uns de ces résultats dans un article de la Revue des Sciences pures et appliquées, iSqS (Sur le progrès des machines volantes). Au début, citant le théorème du commandant Renard : « Pour une machine volante de poids fixe, il y a une vitesse de transport horizontal plus économique que toutes les autres, » j’indique que ce minimum n’existe plus si l’on se donne le poids utile à transporter, ce qui est le vrai problème com-
Dans la navigation aérienne par aéroplanes, le prix de transport d’un poids utile donné croit moins vite que le carré de la vitesse; la différence est d'autant plus grande que le poids utile est plus grand par rapport au poids total. La démonstration est élémentaire. Quant à la stabilité, je me bornerai à rappeler la phrase suivante, vers la fin de l’article : La forme même de l’aéroplane de M. Maxim (1893) est défectueuse et doit être changée du tout au tout; il n’obtiendra qu’une stabilité précaire avec un planeur alourdi par les longs bras destinés à supporter les gouvernails. Inutile de parler davantage de recherches non encore publiées.