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II. — La chaîne des Puvs et le Mont-Dore

On sait que, vers l’Ouest, les plis carbonifères affectent une direction Nord-Ouest dont le détroit de Poitiers et l’Armorique permettent de suivre les principaux axes.

Il était intéressant d’étudier en détail quelques-uns des éléments de la charnière le long de laquelle s’opère la jonction des plis Nord-Est (varisques) et des plis Nord-Ouest (armoricains). C’est en partie dans ce but que M. Michel-Lévy a entrepris l’étude de la feuille au de Clermont-Ferrand et de ses abords. Il a pu suivre pied à pied le tracé du plus important géosynclinal du Plateau central, qui comprend, de l’Est à l’Ouest, les terrains primaires du Beaujolais, de la Loire, de Cusset, et, sur la rive gauche de l’Ailier, les tufs et les lambeaux carbonifères de Châteauneuf, etc. L’axe de ce géosynclinal subit deux inflexions au passage des deux grands décrochements constitués par la faille du Forez et par la cluse houillère qui prend en écharpe tout le Plateau central. Jusqu’alors, cette traînée houillère avait été confondue avec les plis varisques, tandis qu’elle doit être assimilée à un de leurs décrochements. Les études consécutives de M. do Launay ont pleinement confirmé ces déductions, qui permettent de préciser la position stratigraphique des principaux centres volcaniques de la

On les voit occuper le sommet du triangle formé par les deux plus grands décrochements du Plateau central, précisément aux abords du point où ils convergent à droite et à gauche de la charnière des plis varisques et armoricains. C’est, toute proportion gardée, une position analogue à celle des massifs volcaniques de l’Asie Mineure. L’auteur a dressé, de cet ensemble de plis, de décrochements et de failles, une carte d’assemblage qui en fait ressortir les relations.

L’étude détaillée de la chaîne des Puys et du Mont-Dore a permis de préciser la nature et l’ordre de succession des nombreuses coulées de

injectés par les mêmes roches éruptives. D’autres variétés se rapportent, avec plus de précision encore, aux types de schistes précambriens modifiés à leur contact avec les granités. Telles sont les roches cornées traversées par le granité de Vallorcine. Deux longues traînées d’éclogites et d’amphiholites ont permis de suivre, sur les cartes, les directions des strates. On a pu ainsi constater que l’anticlinal des Aiguilles Rouges se prolonge vers le Sud par le principal anticlinal du Prarion, mais après avoir suhi un grand décrochement et une torsion dont M. Haug a retrouvé la suite dans les terrains secondaires des environs de Sallanches.

M. Michel-Lévy a établi que la protogine est antérieure au Rouiller, que ce terrain est nettement discordant sur les schistes précambriens de Pormenaz, enfin qu’au Prarion le Trias repose lui-même en discordance sur le Rouiller.

Sur le flanc occidental du Prarion, des lambeaux étagés de Trias ont permis de reconstituer la structure complexe de cette montagne, dont les accidents viennent d’être retrouvés dans tous leurs détails, au sud du lac de la Girotte, par M. Ritter, et plus loin par M. Oflret.

Rt cependant, aux environs des Contamines, le laminage est tellement complet que toute trace des anticlinaux des Aiguilles Rouges disparaît momentanément, le synclinal versé de Chamonix venant toucher directement le complexe du mont Joli. R n’en reste pas moins acquis que les plis de la chaîne de Belledone peuvent se suivre, les uns, jusqu’aux Aiguilles Rouges, les autres, jusqu’à Mégève et probablement jusque sous le Plateau des Gets.

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