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RECHERCHES PHYSICO - CHIMIQUES

Mesure des propriétés explosives du chlorure d'azote.

' ' .' ' (Cétnptes rendus des séances dé l’Académie des Sciences, t. LXIX.)

M. H. Sainte-Claire Deville et moi avons établi, par de nombreuses déterminations calorimétriques, que l’énergie potentielle due à la combinaison du chlore avec l’azote est do i35a8o k «".

Le chlorure d’azote, en détonant spontanément sans que ses éléments, en se séparant, produisent le moindre travail, élèverait de 2128° la température du chlore et de l’azote, soumis alors à l’énorme pression de 5361 atmosphères.

Chaleur de combinaison des acides sulfhydrique et sélènhydrique.

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXVIII, p. 1554.)

Les acides sulfhydrique et sélénhydrique prennent naissance dans un grand nombre de réactions; j’ai choisi, pour déterminer la chaleur de combinaison de ces acides, celles qui se rapprochent le plus des conditions de l’union directe des éléments. Le gaz iodhydrique m’a servi d’intermédiaire pour effectuer la combinaison de l’hydrogène avec le soufre et le sélénium. Ce gaz étant décomposé par les deux corps simples à la température ordinaire, ainsi que je l’ai fait connaître, il suffit de réaliser les expériences

dans le calorimètre de M. Favre pour mesurer l’intensité des phénomènes calorifiques accompagnant la substitution du soufre ou du sélénium à l’iode de l’acide iodhydrique.

En opérant successivement avec les principales variétés de soufre, j'ai constaté que l’acide sulfhydrique se forme avec absorption de chaleur à partir de ses éléments, hydrogène gazeux et soufre insoluble, tandis que ce même acide se forme avec dégagement de chaleur en partant de ses éléments, hydrogène gazeux et soufre octaédrique.

La combinaison de l’hydrogène avec les deux modifications connues du sélénium ne s’effectue qu’avec absorption de chaleur.

Sur la mesure des tensions des vapeurs émises par quelques corps. tiques de l’École Normale supérieure, a" sérié, t. II, p. 267. )

Les tensions maxima des vapeurs émises par des corps susceptibles de se transformer ne peuvent être fixées par les méthodes statiques ou dynamiques connues qu’entre certaines limites de température. En utilisant convenablement la transformation du liquide qui se vaporise, on peut obtenir ces constantes physiques avec précision.

C’est là une méthode indirecte entièrement nouvelle, que M. Troost et moi avons imaginée pour mesurer les tensions maxima de la vapeur de phosphore, lorsque la détermination directe eût été trop difficile et trop dangereuse.

Détermination des constantes physiques de quelques vapeurs susceptibles

d’être mélangées les unes avec les autres sans entrer en combinaison.

Les mélanges de vapeurs sans action chimique les unes sur les autres se distinguent quelquefois de composés gazeux dissociés, en constatant que le volume du compose partiellement décomposé est plus petit que la somme calculée des volumes de chacune des vapeurs. Ce calcul ne peut se faire en supposant que les vapeurs aient un coefficient de dilatation constant et égal à celui de l'air, et aussi une loi de compressibilité identique à celle de l’air.

Les expériences que j’ai entreprises avec M. Troôst sur les vapeurs de quelques chlorures bouillant au-dessous de ioo° ont établi : i° que, même à 120 0 au-dessus de leur point d’ébullition, ces vapeurs ont une compressi-

bilité plus grande que celle qui résulterait de la loi de Mariotte; 2° que, dans l’es mêmes conditions de température, leur coefficient de dilalation est notablement plus élevé que celui de l’air.

Enfin, l’étude des mélanges de ces vapeurs a mis en évidence l’inexactitude qui résulte de l’emploi de la loi de Dalton.

Nous avons fait l’application de nos déterminations numériques à la critique de la méthode de diffusion employée pour la détermination des densités de vapeur.

Sur les spectres du carbone, du bore, du silicium, du titane et du zirconium.

(Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. LXXI1I, p. 620.)

-.Nous avons examiné au spectroscope, M. Troost et moi, l’étincelle d’induction produite dans des atmosphères contenant des vapeurs des chlorures de carbone, de bore, de silicium, de titane et de zirconium.

L’étude comparée des spectres de ces composés nous a permis d’établir que les analogies constatées entre leurs propriétés physiques et chimiques se poursuivent jusque dans les intensités relatives des rayons émis et dans leurs différentes réfrangibilités.

Sur les phénomènes calorifiques qui accompagnent la transformation de l’acide hypo-azotique en acide azotique et l'introduction de ces deux corps dans les composés organiques.

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXXIII, p. 378.)

Nous sommes arrivés, M. Troost el moi, à constater que les carbures d’hydrogène dans lesquels l’acide hypo-azotique se substitue à l’hydrogéné ne gardent pas, comme le chlorure d’azote, la totalité de la chaleur disponible au moment de la réaction.

De nombreuses expériences nous ont permis d’établir que la production des éthers nitriques, comme la nitroglycérine, le coton-poudre, la mannite. etc., s’accompagne d’un dégagement de chaleur beaucoup moindre.

Il en résulte cette conclusion générale, à laquelle M. Berthelot était arrivé' de son côté, que, pour une même quantité d’azote fixée dans ces deux groupes de composés organiques, le travail mécanique disponible est beaucoup plus grand dans la nitroglycérine et les autres éthers nitriques que dans la nitrobenzine et les autres produits nitrés de substitution.

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