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Sur le système glandulaire des Fourmis. Comptes rendus

l’Appareil

ette Note, une description détaillée du leux anneaux qui constituent le pétiole

Etudes sur les Fourmis.

Note 7. Sur l’Anatomie du Pétiole de Myrmica.

Lorsqu’on examine les Hyménoptères à abdomen pédonculé, on est frappé de l'extrême réduction que le corps peut subir entre le corselet et l’abdomen. Chez les Evanides, les Sphégides et les Formicides la minceur du pétiole est telle que Girard, dans un Traité d’Entomologie, dit que cette extrême ténuité « rend bien dillicilc l’hypothèse d’une circulation du sang » commune entre les régions antérieure et postérieure du

La Note donne, pour la Myrmica rubra, l’anatomie complète de cette partie si rétrécie du corps.

mouvements du pétiole, mouvements très importants puisqu’ils se transmettent, intégralement, à toutes les parties suivantes du corps. On conçoit l’avantage que présentent ces dispositions. Les trois anneaux thoraciques ont déjà à fournir des muscles nombreux et puissants pour les pattes et les ailes ; le concours d’un 4* anneau qui, lui, est dépourvu d’appendices, vient, bien utilement, les affranchir de la nécessité de pourvoir encore aux mouvements des anneaux suivants. Il n’y a, d’ailleurs, aucun inconvénient à ce que le nombre de ces derniers soit un peu

diminué. Le squelette chitineux de l’abdomen peut toujours se développer suffisamment pour loger tous les organes qui lui sont dévolus. Ici, outre le 4* segment post-céphalique, deux

du pétiole, partie rétrécie qui est destinée à lui assurer, en tous sens, des mouvements aisés et de grande amplitude. 11

du premier nœud. Ces organes se déplacent, peu à peu, les uns par rapport aux autres et finissent par prendre une disposition nouvelle. Us s’alignent tous, non plus dans le plan sagittal, mais dans un plan transver3al de manière à se prêter, sans danger, aux mouvements de charnière, si répétés et de si grande amplitude, auxquels ils sont soumis. Celte disposition se voit sur la figure 33. Les filets nerveux N i4 ont pris une position un peu plus dorsale pour être aussi près que possible de l’axe des mouvements de charnière. Les troncs trachéens ont pu rester dans leur situation normale, à droite et à gauche de l’œsophage, mais celui situé à la droite de l’animal s’est écarté pour fournir de la place aux connectifs nerveux et au cœur. Ces deux organes ont quitté la situation qu’ils occupaient dans le plan sagittal ; ils se sont dirigés l’un vers l’autre, se sont accolés et se sont placés ; les connectifs, sur le flanc di*oit de l’œsophage ; le cœur, sur le flanc gauche de la trachée droite.

Peu après avoir franchi cet étroit passage, les viscères tendent à reprendre un groupement se rapprochant de la disposition normale que nous avons vue à la base du corselet. Ce groupement est indiqué par les figures 35 et 36, et surtout par la figure 37.

La chaîne ganglionnaire est logée dans le plan médian, immédiatement au-dessous de l’œsophage, dont elle n’est séparée que par le diaphragme (fig. 3^).

L’œsophage reste toujours accompagné de ses deux nerfs gastriques (N x4).

L’aorte (Vd) qui a i*epris sa place sur la face dorsale de l’œsophage, se loge (fig, 67) dans une légère dépression de cetle face. Sur la figure 35. on voit des filaments conjonctifs qui la soutiennent et la relient aux trachées. Les coupes montrent les filets nerveux qui l’accompagnent (fig. 35, 36, 37).

grande ténuité de cette partie, tous les viscères y occupent une situation normale. Ce n’est que, juste au niveau de l’articulation, qu’ils viennent, tous, sur un parcours réduit, s’aligner dans dans un même plan transversal, de manière à se prêter, sans danger, aux grands mouvements de charnière auxquels il sont soumis.

Le pétiole est parcouru par deux gros troncs trachéens

le long du peigne tarsien, du côté opposé à celui de la bande poreuse et qui jouent un certain rôle dans l’enlèvement des corps étrangers.

L’organe de nettoyage tibio-tarsien des Hyménoptères peut être employé au nettoyage de plusieurs régions du corps, mais d’accord avec Forel et avec Pérez, et contrairement à l’opinion de Ganestiûni et Berlese, il faut admettre que le rôle, sinon exclusif, du moins de beaucoup le plus important, est le net-

dessous de ses mandibules, ce n‘est pas, comme l'admettent Ganestrini et Berlese, pour nettoyer la langue; mais au contraire pour enlever, au moyen des peignes et poils des organes buccaux, les détritus qui encombrent l’organe tibio-tarsien. Ges détritus, dans le cas de poudres inertes, sont repris par la langue et moulés dans une cavité supralabiale, sous forme de petits corpuscules enroulés sur eux-mêmes, dont l’animal se

(cinquante-six jours), la mère qui doit, à elle seule, construire le nid et subvenir à tous les besoins de sa progéniture, fait des courses nombreuses. Ces courses peuvent ne durer que trois ou quatre minutes pour la récolte de la pâte de bois ; mais elles peuvent être beaucoup plus longues et durer jusqu’à quarante minutes, lorsqu’il s’agit de rapporter de la nour>

Après avoir employé sa boulette de pâte ou distribué les provisions destinées à ses larves, la mère procède, généralement, à un grand nettoyage de tout son corps, puis à une visite des alvéoles, dans lesquels elle introduit sa tête, les

Puis, cinq à dix minutes après son retour, elle se met au repos et prend, pour cela, une position tout à fait spéciale (fig. 45)- Elle grimpe au-dessus du gâteau et s’enroule, en anneau, autour de la tige de suspension du nid, son extrémité abdominale arrive presque au contact de ses mandibules. Elle reste dans cette position, le plus souvent pendant dix à vingt minutes et, parfois, lorsque le temps est très mauvais,

dégagée dans le nid par ses nombreux habitants.

La première enveloppe est entièrement construite par la

ouvrières. Ce sont ces dernières qui construisent de nouvelles

Les nids de Frelons établis dans les cavités des arbres et

vus d'une petite enveloppe complète, construite par la mère. D’autres enveloppes, extérieures à la précédente et de plus en plus grandes, sont toujours construites par les ouvrières au fur et à mesure de la démolition des enveloppes internes et de l’accroissement des gâteaux. Mais, lorsque les dernières enveloppes arrivent au voisinage des parois de la cavité, elles ne peuvent plus être remplacées après avoir été détruites, et le nid en reste dépourvu. C’est ce qui est arrivé sur les trois quarts du pourtour du nid que j’ai représenté dans les figures 68 et 69 et sur la totalité du pourtour d’un nid figuré par de Saussure. L’absence d’enveloppe ne doit donc pas être attribuée a l instinct des Frelons qui n’en construiraient pas pour cette raison qu’elles sont inutiles, mais simplement a ce fait que, après la destruction des enveloppes devenues trop petites, un obstacle mécanique s’oppose à la construction d’enveloppes plus grandes.

Tandis que les Frelons manifestent une vive colère, lorsqu’on fait subir une mutilation aux gâteaux alvéolaires de leur nid, mutilation qu’ils reconnaissent même lorsqu’elle a eu lieu en leur absence, j’ai pu constater qu’ils ne prêtent, pour ainsi dire, aucune attention aux dégâts que l’on fait subir à l’enveloppe. Il semble que l’état de cette dernière, sur laquelle d’ailleurs ils ne circulent que très exceptionnellement, ne laisse

crent un temps assez long à ce travail. Souvent j’ai vu la mèi*e travailler, comme ses ouvrières, à l’enlèvement des restes de l’opercule, immédiatement après une éclosion.

En dehors des débris de l’opercule, il n’est rien enlevé de l’alvéole.

La masse gluante, brune, sortie de l’intestin postérieur et contenant les excreta larvaires des tubes de Malpighi, forme un vernis adhérent au fond de l’alvéole.

Fre-

II résulte de ce qui précède qu'il suflit d’enlever, à un Ion, venant d’éclore, une aile inférieure, pour empêcher l’aile supérieure correspondante de se plier.

Les paragraphes suivants ont pour titre : Observations sur la manière dont le Frelon prend son vol; nourriture des imagos et des larves ; boulettes de pâtée alimentaire ; animaux capturés; dépeçage des Insectes; distribution de la pâtée; bonlettes préparées avec des larves ou des nymphes déchiquetées; sève des arbres employée comme nourriture ; nourrissage par dégorgement de nourriture liquide; liquide nutritif ou salivaire dégorgé par les larves.

Lorsqu’on touche, légèrement, la tête d'une grosse larve, on la voit écarter ses mandibules, se rejeter en amère, comme pour laisser, entre sa bouche et la paroi alvéolaire, la place nécessaire pour loger une boulette alimentaire, et, en même temps, elle dégorgé une gouttelette d un liquide limpide.

Une semblable gouttelette est dégorgée chaque fois qu’une ouvrière se présente avec une boulette alimentaire, et, dès que la part destinée k la larve a été appliquée devant sa bouche,

la portion de pâtée nutritive. Son principal usage paraît être,

Une semblable gouttelette est, encore, dégoi^ée loi*squ’une ouvrière vient moi*diIler la tête d’une larve. Si la gouttelette

son propre jabot.

ün conçoit l’importance que ce fait peut avoir pour la bonne répartition des vivres dans la colonie. Des liquides nutritifs sont ainsi tenus disponibles, non seulement chez les imagos, mais aussi chez les larves. Les larves destinées à devenir des ouvrières contribuent peut-être ainsi, avec les imagos, à l'élaboration de liquides nutritifs ou digestifs utilisés pour la nourriture des larves destinées à devenir des reines.

Lorsqu’un imago vient de quitter son cocon, une de ses premières opérations, opération qui est môme souvent tout à

a pu s’accrocher. An bout de 35 minutes, une ouvrière qui passe près d’elles dégorge une gouttelette de liquide devant les têtes des combattants et le mordillage cesse aussitôt. L’un des individus absorbe la gouttelette, l’autre s’éloigne avec empressement, et c'est ainsi que la rixe prend fin.

Les ouvrières d’un certain âge, mais cependant encore bien actives au travail, cessent à peu près complètement de fonder de nouveaux alvéoles, tandis que les plus jeunes ouvrières s’adonnent, avec ardeur, à cette occupation. Dès le lendemain de leur éclosion, ces dernières savent aller enlever, sur le bord de l’enveloppe, de la pâte molle qu'une ouvrière âgée vient de poser, la malaxer à nouveau et l’employer à la fondation de nouveaux alvéoles.

Un tableau servant à établir qu’il n’y a guère de division du travail dans les colonies de Frelons, indiquent quelles étaient les occupations de cinq ouvrières lors de 3o observations faites, à raison de 3 par jour, pour chacune d’elles, pendant lo jours consécutifs, du au lo août.

La mort normale des Frelons est précédée d’une longue

Le II septembre, la reine de l’un de mes nids est aux prises avec une de ses ouvrières. Le 14 septembre, je trouve cette mère mourante et je l’enlève pour suivre son agonie. Les mouvements cessent d’abord dans les antennes et les pièces buccales,' puis, successivement, dans les trois paires de pattes. Plusieurs heures après la complète cessation des mouvements de tous ces appendices, l’abdomen se meut encore, et darde son aiguillon lorsqu’on saisit l’animal. Ce n’est qu’au bout de trente-trois heures que ces derniers mouvements ont cessé à

Un paragraphe donne le résultat de mes observations sur la durée de l’état d’œuf, de l’état lai'vaire, de l’état nymphal et sur le sort final des colonies.

Enfla la traction est si forte que toute la partie terminale du corps se rompt. Le réservoir du venin, puis toute la glande vénénifique sortent peu à peu du corps. Les Guêpes volent sur place pendant quelques secondes ainsi retenues aux gants par un long boyau de près de 2 centimètres. La fine pointe de la glande, et les ramifications trachéennes qui la retiennent encore, finissent, cependant, par se rompre, et les Guêpes, ainsi mutilées, prennent leur essor et disparaissent.

Cette 9® Note se termine par quelques indications sur le maniement des Frelons mis en observation, sur les époques où on les rencontre, sur leur habitat et sur quelques-uns des

Sur les Nids de la Vespa crabro L. ;

Ordre d’apparition des Alvéoles.

Etudes sur les Fourmis, les Guêpes et les Abeilles.

Note 10. Sur Vespa media, V. silvestris, V. saxo-

Dans cette Note, je reprends, sur les Guêpes du groupe de Vespa media, c’est-à-dire à nids aériens, l’étude faite sur les

La fabrication du papier du nid ;

Les excreta de la vie nymphale ;

Les nids et leurs emplacements ;

Les alvéoles des mêles ;

Des exemples de familles réduites à des mêles.

(flg. 95), ticulière .

chagrinée (fig. 96).

Sur les Rapports des Lépismides myrmécopliiles avec les Fourmis.

catégories dans lesquelles on peut classer les rapports si variés

Sur les Filets arqués des Antennes des Xylodiplosis.

Dans cette Note, je cherche à expliquer quel peut être le

certains Xylodiplosis.

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