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De l’emploi du bichlorure de mercure dans l’élude des fers météoriques.
Grâce à l’emploi du bichlorure de mercure en dissolution aqueuse et à divers états de concentration, l’auteur est arrivé :
1° A apporter un perfectionnement à la méthode d’analyse immédiate indiquée plus haut ;
2° A séparer, en leur conservant leurs formes, les grains silicatés contenus dans les syssidères ;
3“ Enfin, à étudier les phases successives de formation des figures de Widmannstætten.
Recherches nouvelles sur les figures de Widmannstætten.
Une méthode nouvelle pour obtenir la figure de Widmannstæten d’un fer météorique donné, consiste à en fixer une lame polie au pôle positif
d’un élément Bunsen, dont l’autre pôle est garni d’une lame d’argent et à plonger ces deux électrodes dans la solution aqueuse d’un sel bien choisi tel que le bisulfate de potasse qui donne d’excellents résultats.
lvh.
Etude des alliages météoriques de fer et de nickel.
(Cosmos des 22 et 29 août 1808).
Dans ce mémoire, l’auteur montre comment on peut séparer les uns des autres, à l’état de pureté, les alliages météoriques connu, sous les noms de tænite, de kamacite et de plessite, Il établit la formule de chacun d’eux et en décrit les caractères minéralogiques.
Produits d’oxydation des fers météoriques-, comparaison avec les magnétites terrestres.
(Comptes-rendus du 15 septembre 1873).
Le fait principal signalé dans ce travail est que l’oxydation des fers météoriques s’accompagne parfois de l’élimination du nickel, de telle sorte que, finalement, il reste des matières très analogues aux oxydes de fer contenus dans l’écorce terrestre. Ces remarques ont aussi des conséquences quant à la composition des serpentines comparées aux roches météoritiques.
Recherches [sur la composition et la structure des météorites.
(Annales de Chimie et de Physique, 4* série, 1.17, p. 5, 1869).
Ce mémoire constitue la thèse de docteur ès-sciences de l’auteur.
Dosage du fer nickelé dans les météorites.
Le procédé consiste à dissoudre l’alliage dans du chlorure d’or et à doser ensuite l’or ainsi mis en liberté. Plusieurs exemples montrent qu’il est susceptible d’une très grande précision.
Détermination des types de roches météontiques.
(Cosmos des 15 et 22 janvier, 5, 12 et 19 lévrier 1870).
Occupé depuis longtemps déjà à comparer entre elles les météorites des diverses chutes dans le but de déterminer leurs relations possibles de gisement originel, l’auteur fut contraint de définir les types de roches cosmiques. Avant ce travail on se trouvait quant aux météorites exactement au point oùl’on en serait pour les roches terrestres si leurs types n’avaient point reçu de noms distincts de ceux des localités oh on les trouve.
D’après leur composition minéralogique et leurs caractères de structure, les roches météoritiques sont ici distribuées entre quarante trois types nettement caractérisées.
Destinées à servir avant tout de point de repère pour tes descriptions ultérieures , ces descriptions auraient nécessairement été très vagues si l’auteur n’avait imposé à chaque type un nom univoque, ayant une forme analogue à celle des dénominations lithologiques.
La racine de ce nom a toujours été fournie par le nom de la localité la plus célèbre ou la mieux étudiée de chaque type. Toutefois il a paru convenable de conserver les noms de Pallasile , SEukrite , de Homardite et de Chladnite proposés par M. Gustave Rose et accrédités dans la scienoe.
Toutes les descriptions ont été faites sur un plan uniforme. On trouve pour chaque type :
1° Une énumération rapide de ses caractères extérieurs dans le style concis qui convient aux Généra ;
2“ La densité ;
3° La composition minéralogique autant que permettent de la donner les notions acquises jusqu’ici ;
4“ Enfin l’indication chronologique des principales chutes représentées au Muséum.
La plus précieuse consécration a été accordée à ce travail, car M. Daubrée a autorisé l’auteur à disposer la collection des météorites du Muséum d’après le type dont il vient d’êtro question.'
Détermination minéralogique des holosidères du Muséum.
(Comptes-rendus du 19 mai 1873).
L’auteur a distingué treize types lithologiques nettement définis dans la collection des fers météoriques du Muséum. 11 donne à chacun d’eux un nom spécial et en décrit rapidement les caractères.
En terminant il fait remarquer que l’étude purement minéralogique des holosidères conduit à certaines conséquences relatives au régime géologique subi par les divers types qui viennent d’être énumérés.
Au fond, et sauf quelques rares exceptions comme en présentent l’ùctibbehite, la campbellite et la tuczonite, tous les fers météoriques donnent sensiblement les mêmes résultats à l’analyse chimique élémentaire, à peu près comme font de leur côté la plupart des roches feldspathiques en y comprenant les phyllades et même certaines argiles. De sorte que les différences de constitution de ces fers pourraient s’expliquer par des départs qui se seraient opérés dans leur masse primitivement homogène, par une sorte de liquation.
Sans doute, les roches feldspathiques, et bien d’autres aussi, conservent les traces de phénomènes du même genre et le quartz, par exemple, qui renferme avec tant de régularité la pegmatite graphique, apparaît comme un produit de départ au même titre que la tcenite du fer de Caille.
Cette remarque semble d’autant plus opportune qu’elle resserre
encore les liens entre les roches terrestres et les roches cosmiques et qu’elle fait disparaître la singularité dont jouissaient seuls en apparence certains holosidères d’unir à la structure régulière des minéraux cristallisés, la composition complexe des roches proprement dites.
Etude chimique de la matière colorante noire de la tadjérite.
Les expériences dont le résultat est consigné dans ce mémoire prouvent que cette matière colorante est attaquable aux acides. Elle a la même composition que les minéraux peridotiques, et, en attendant qu’on ait pu l’isoler, ce qui ne paraît pas facile , il est légitime de la rapprocher de l’espèce connue sous le nom de fayalite. Elle en diffère cependant par son inertie à l’égard de l’aimant.
Transformation de la serpentine en tadjérite; premier cas de reproduction d’une météorite an moyen d’une roche terrestre.
La serpentine, chauffée au rouge dans un courant d’hydrogène, se transforme en un produit qu’il est difficile de distinguer de la tadjérite.
L’auteur conclut de cette expérience des conséquences sur la liaison des roches cosmiques et des roches terrestres.
Il fait remarquer d’ailleurs qu’en faisant da la tadjérite avec de'la serpentine, on suit évidemment la marche inverse de celle qu’a adoptée la nature. Il ressort, en effet, de l’étude de ces deux roches, que la serpentine constitue le produit de l’altération, sous l’influence des agents superficiels d’oxydation et d’hydratation, de masses identiques à certaines météorites et spécialement à celles qui sont formées de chantonnite et d’aumalite.
Sur les formes extérieures des météorites.
(La Nature (tn27jaillet ISK).
L'auteur insiste sur ce que certains accidents de la surface des météorites résultent de l’émoussement sous l’influence de l’air des cassures primitives.
Ces accidents se distinguent nettement de ceux que M. Daubrée a étudiés sous le nom de pièzoglyptes, et dont il a réalisé le reproduction artificielle.