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LXXXV

Communauté d’origine de la serpentine et de la chantonnite.

(Comptes-rendus du 31 octobre 1870).

De la comparaison approfondie de ces deux roches, il ressort la conclusion suivante: il suffit d’admettre que la chantonnite ait été soumise à une influence hydratante convenable, pour comprendre qu’elle se soit transformée en une roche serpentineuse et cela sans que sa structure ait eu à subir aucune modification. Ce dernier point conduit aussi à faire considérer la chantonnite elle même comme une roche éruptive.

En admettant, conformément à des démonstrations nombreuses que les météorites fournissent des échantillons de nature à faire connaître les roches terrestres que la profondeur de leur gisement rend inaccessibles à nos investigations, il paraît résulter de ce qui précède que rien ne justifie l’opinion qui voudrait voir dans les éruptions de serpentine la preuve de l’existence d’un réservoir infràgranitique de la même roche. Pour l’auteur, là roche normale c’est 1 ’aimalite représentée par de nombreuses météorites : les filons qu’elle a remplis ont pris, par suite de l’effet calorifique des actions mécaniques qui s’y sont développées, l’aspect pseudo-fragmentaire caractéristique de la chantohnite.

Quant aux serpentines, analogues aux malachites qui couronnent les

gîtes de chalkopyrite, par exemple, elles représentent les télés de ces filons et ne sont, par conséquent, que le produit de leur altération sous l’influence des agents superficiels.

Des méthodes qui concourent à démontrer la stratigraphie des météorites.

(Compte-rendu du 29 janvier 1872).

Ges méthodes, parfaitement concordantes, consistent: 1° dans l’étude des brèches polygéniques; 2° dans l’examen des passages minéralogiques entre divers types; 3° dans la constatation de la coexistence en fragments dictincts de divers types dans la même chute ; 4° enfin, dans la transformation de certains types en d’autres types.

Il résulte de cet ensemble de fait que la notion positive de la stratigraphie des météorites pèut être considérée Comme définitivement acquise à la science.

Éicércices des actions mécaniques sur l’astre aujourd'hui détruit,

" ' d'oie proviennent les météorites.

. . , (Comptes-rendus du 13 janvier 1873).

Les météorites des divers types et principalement celles qui sont formées d’aumalite et de lucéite offrent souvent des surfaces qui s’accusent sur les cassures par de très fines lignés noires, traversant lès échantillons de part en part en présentant tous les caractères des failles, ét se faisant éprouver souvent de mutuels rejets.

Lès Surfaces frottées proprement dites qui caractérisent la chantonhifêéntre autres, doivent être distinguées des failles, non seulement à cause de leur aspect mais parce qu’elles résultent évidemment de phénomènes différents. Au lieu d’ètre dues à de grandes fractures générales, en elles sont causées par des séries nombreuses de concassémettts tous sens.

Enfin les marbrures noires ont un lien évident avec les accidents mécaniques précédents et témoigent de la chaleur qu’ils ont dégagée.

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