CHAPITRE II
Travaux sur le développement et la structure du fruit et de la graine, l’évolution de l’anthère et la formation du pollen.
1 Le genre BIFORA ; étude anatomique du « Bifora radians » Bieb.
(Bull. Soc. bot. de France, LXX, 1923, 481-487, 5 fig.).
Le genre Bifora (Ombellifères) est représenté en France par deux espèces, le B. iesticulata DC. et le B. radians Bieb. Ce sont des plantes annuelles, glabres, à odeur fétide, de 20-30 cm., dont le fruit didyme est plus ou moins rugueux. Elles prennent place, dans la classification, à côté du genre Coriandrum. avec lequel elles présentent, au point de vue anatomique, beaucoup d’analogie.
Un examen comparatif de l’ovaire et du fruit, chez les Bifora et Coriandrum , montre que, dans le Bifora radians Bieb., les poches sécrétrices de la paroi ovarienne sont excessivement nombreuses et petites, tandis que celles du Coriandrum sativum L. sont relativement, peu abondantes, mais pour la plupart trèsdéveloppées. Dans les deux espèces, la formation d’une couche scléreuse très épaisse, dans la région moyenne de cette paroi, communique au fruit de cès Ombellifères une dureté excessive. En dehors de cette couche, les poches sécrétrices, qui ont totalement disparu dans le fruit de Coriandre, ainsi que l’a montré E. Perrot, ont toutes subi, ou peu s’en fout, le même sort, chez le Bifora radians Bieb.
Chez le Bifora radians Bieb.,-les cellules de l’albumen, à oxalate de calcium, ne renferment généralement qu’une màcle, tandis qu’on en observe toujours plusieurs dans le Coriandrum salivum L.
La répartition des cellules à mucilage dans les divers orgam rs les Laporlea , d’une espèce à l’autre, de grondes variations. Très nombreuses dans le parenchyme cortical de la tige stimulans Miq., les cellules à mucilage sont, au contraire, pe ates dans cette région chez le L. amplissima Miq. Elles y font nt défaut chez les L. platycarpa Wedd. et L. Schomburghii ve rt. La moelle de toutes ces espèces possède un très grand non Iules mucilagineuses. Le parenchyme ligneux du L. platycarpa