‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 34 sur 44 · Chapitre IX. — LA CORRÉLATION · texte numérisé non relu

Chapitre IX. — LA CORRÉLATION

Chapitre X. — LA MORT ET LA CONTINUITÉ DE LA VIE. — LE PLASMA GER¬ MINATIF.

Le troisième livre, enfin, concerne la race, c’est-à-dire, en prenant ce terme dans son acception la plus large, l’individu considéré non plus en lui-même, mais dans ses rapports avec les autres individus de son espèce et avec les conditions ambiantes.

Ace point de vue nous constatons deux grands faits.

Le premier grand fait est que l’être se reproduit semblable à lui-même par la génération, qu’il transmet à ses descendants ses caractères, soit ceux qu’il possède en propre, soit ceux qu’il tient de ses ancêtres : c’est l 'Hérédité. Et ici se place avec les plus grosses questions qui aient jamais agité et divisé les naturalistes, celle de l’Hérédité des caractères acquis. D’une part en effet, l’on sait qu’un amputé fait des enfants qui ont leurs quatre membres, et que même l’amputation méthodique d’une même partie pendant de nombreuses générations successives ne suffit pas à rendre le caractère héréditaire (chiens, chats, rats à queue coupée expérimentalement, prépuce de juifs et de mahométans, hymen des vierges) ; d’autre part, la conviction régnante est que certaines maladies acquises, scrofule, tuberculose, goutte, folie, etc. sont transmissibles, qu’il en est de même pour des particularités diverses : force musculaire, aptitude musicale, etc. etc. ; enfin, sans l’hérédité des caractères acquis, l’adaptation progressive des races au milieu devient à peu près incompréhensible, Et cependant, si au lieu de se contenter de vagues indications on soumet l’examen des faits et des arguments à une critique rigoureuse, on cou-

stete ue rien ne démontre l’hérédité des caractères acquis. Aujourd’hui, S ette hérédité est niée par nombre de naturalistes et des plus autorisés. Cette grave question est exposée avec tout le soin qu’elle mérite. Voici la table de ce chapitre :

Le second grand fait concernant la race telle que nous l’avons définie, c’est que l’individu se reproduit, semblable mais non identique b lui-même : d’où la variation dont l’étude forme le second chapitre de ce livre, où sont étudiées ses modes, ses causes et ses règles, comme l’indique la table :

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