I L'ONTOGÉNÈSE
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La troisième partie, les Théories générales, concerne au contraire les vues d’ensemble, les théories qui expliquent ou plutôt ont la prétention d’expliquer la vie elle-même avec toutes ses manifestations. Et j’y ai joint, à celles qui justifient ce titre ou du moins leur prétention à ce titre par l’examen successif de tous les grands problèmes de la Biologie, quelques théories beaucoup plus incomplètes, mais qui se rattachent à la même catégorie par le fait qu’elles attaquent le problème général par sa base, le plus souvent par l’établissement d’une structure hypothétique du protoplasma d’où découlerait l’explication de la vie et de ses manifestations.
J’ai divisé les théories générales en quatre groupes, dont deux n’ont plus qu’une valeur historique : VAnimisme, de Platon à l’École de Montpellier, et YÉvolutionisme, avec la querelle des ovistes et des spermatistes. La troisième est le Micromérisme : c’est un terme que je propose pour réunir toutes les théories qui ont pour base l’admission de particules initiales que l’on doue de propriétés primitives, d’où doivent découler toutes les propriétés constatées chez les organismes. Signalons ici comme particulièrement importantes les théories de Spencer, de Darwin (non son système de la desoen-
dance qui est une théorie particulière, mais sa théorie de la Pangénèse), de Nægeli ét surtout de Weismann.
Là dernière enfin, que j’appelle VOrganicisme, qui commence à Descartes et se continue avec W. Roux, demande la solution du problème aux forces mécaniques (au sens le plus large de ce mot) en jeu dans l’organisme et décomposées en leurs principes élémentaires dont on cherche ensuite les diverses combinaisons manifestées (Lutte des parties dans l’organisme, Excitation fonctionnelle, Lois générales de croissance, etc., etc.). C’est à une forme spéciale de ce groupe que se rattache ma conception personnelle du problème et de sa solution.
Voici la table de cette importante partie :
III e PARTIE. - LES THÉORIES GÉNÉRALES
Particules initiales douées de propriétés vitales.
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Dans l’exposé de ces théories j’ai suivi un plan que je ne saurais trop conseiller. Je me suis scrupuleusement abstenu dë mêler la critique à l’exposé des idées de l’auteur mis sur la sellette. Je commence par prendre la thèse de ce dernier et, parlant en son nom, j’expose ses idées de la manière la plus convaincante possible et en distribuant à ma manière ses vues et ses arguments. Qu il me soit permis, la façon dont ces analyses ont été faites ayant été critiquée par quelqu’un,- de citer ici une phrase d’une lettre que m’écrivait Wéismann, l’un des plus importants parmi, les auteurs analysés dans cette partie : « Sie haben meine Gedanken so gut und richtig vviedegegeben, dass ich mir ein besseres Référât aar nicht wünschen kann ; ja Sie haben noch durch vortreffliche eigene zuthaten meine Ansichten klar gemacht. Ich lege auf ein so ausgezeichnètes Référât um sogrûssererWerth, als ich es gar oft erfahren habe, wie sehr meine Ansichten selbst von volchen missverstanden werden, welche sie bek&mpften (1). »
Puis, après avoir fait ainsi, je passe à la critique où je développe librement tous mes arguments pour ou contre les vues que je viens d’exposer.
Dans la quatrième et dernière partie, je développe sous le nom de Théorie des causes actuelles mes vues personnelles sur les divers problèmes de la Biologie générale.
Voici la table de cette dernière partie.
(1) C’est-à-dire : Vous avez si bien et si exactement reproduit mes pensées que je ne puis en aucune façon en désirer une meilleure analyse; vous avez même rendu mes idées plus claires par d’excellentes additions. J’attribue à une si parfaite analyse d’autant plus de prix que j'ai très souvent constaté