‹ Notice sur les travaux zoologiques et anatomiquesChapitre 9 sur 9 · VIII. — MÉMOIRES · texte numérisé non relu

VIII. — MÉMOIRES

IMPRIMÉS DEPUIS LA DÉKNIÈRÉ CANDIDATURE DÉ l’aUTEUR:

78. Observations sur les Noctilugues, — Ann. dessc. nat., 3" série, t. XIV,

Les Nocliloques, petits Zoophyles auxquels est due presque uniquement la phosphorescence de nos ports de l’Ouest, ont été étudiés par quelques uns de nos plus célèbres naturalistes, qui ont cru devoir les rapprocher des Acâlèphes.

près des llhizopodes ( Foraminifères , d'Orb.).

L'auteur, par un examen très détaille de i'organisàiiôiV de ces animaux, a confirmé la manière de Voir de M. Van Benedeu. .

79. Mémoire sur la phosphorescence de quelques Invertébrés marins, lu en extrait à l’Académie, séance dû 16 septembre 1850. — Ann. des sc. nat., 3* série, t. XIV, p. 236, avec une demi-planche (1).

Dans la première partie de ce travail, l’auteur fait l’exposé des diverses opinions émises pour expliquer la phosphorescence des animaux. Il montre que tous, quelle que fût d’ailleurs l’explication choisie par eux, l’ont indistinctement appliquée à tous les cas. Il rappelle que, dès iSil, il avait émis une opinion différente (voy. le n* 3), él considéré la phosphorescence comme due à des phénomènes très divers qui n’ont de commun qu’une production de lumière. Il montre, que sans parler de la phosphorescence due à des matières organiques en putréfaction ou à un mucus dissons dans l'eau, on doit reconnaître deux modes distincts dans .la production de la lumière par les animaux vivants. Dans le premier cas, la lumière est le résultat d’une sorte de combustion ; dans le second cas, elle est indépendante de toute sécrétion matérielle et produite par un acte purement vital.

Dans la seconde partie, l’auteur décrit les deux modes de phosphorescence qu’il a observés sur nos côtes de l’Ouest, et montre, que-l’un est dû à des Annélides, de3 Ophiures, des Crustacés, et l’autre exclusivement aux Nocliluques (2).

La troisième partie du mémoire a pour objet l’élude de la phosphorescence cliez les Nocliluques. L’auteur étudie les changements de teinte et d'intensité de la lumière; il,montre que cette lumière est indépendante du contact de l’air; qu'elle n’est accompagnée d’aucun dégagement de chaleur sensible au thermomètre; qu’elle émane uniquement du corps des Nocliluques ; qu’elle se produit indifféremment tantôt sur le corps tout entier, et tantôt sur quelques points seulement ; qu’elle est due à un nombre infini de petites étincelles qu’on ne distingue nettement qu’à de forts grossissements ; que la lumière émise par des fragments encore irritables est de la mémo nature que celle des Noctiluques bien portantes ; que celte lumière n’est pas le résultat d’une combustion; que tous les agents physiques capables de provoquer des contractions chez les Noctiluques, déterminent eu même temps la phosphorescence ; que ces deux phénomènes augmentent ou diminuent dans le même rapport.

’ Les conclusions générales de ces recherches sont : 1“ Que chez les Noctiluques la phosphorescence ne lient pas, comme chez les Lampyres, à un phénomène

sous le litre de Mémoire sur la phosphorescence du port de Boulogne et sur les animaux gui la produisent.

(2) Les sujets traités dans ces deux premières parties n’avaieut même pas été indiqués par

viscéral.

L'auteur est en outre conduit à plusieurs conclusions générales, résultant de . l'ensemble de ses recherches sur ces systèmes nerveux. Il montre, entre autres, pourquoi, dans la classification dès groupes zoologiques à type variable, le principe des connexions doit être préféré au principe des caractères dominateurs, si utile.dans l’élude des groupes à type fixe.

Les préparations relatives à ce travail ont été mises sous les yeux de plusieurs anatomistes français et étrangers, qui ont pu se convaincre ainsi de l'exactitude des résultats annoncés par l’auteur.

82. Mémoire sur la circulation des Atmehdes. — Ann. des sc. mit., 3“ série, t. XIV, p. 281, avec une demi-planche.

L’auteur ajoute de nouveaux faits à ceux qu’avaient publiés divers auteurs, et montre que chez les Annélides la variabilité de disposition des centres et des gros troncs Vasculaires est encore plus grande qu'on né l'avait cru.

L’auleur a trouvé en outre de grandes différences dans le degré de division qu’acquiert l'appareil vasculaire chez diverses espèces. Ainsi, dans l'Eunice sanguine, celle division est aussi complète que chez les Verlébrés eux-mêmes; on trouve chez elle et chez la plupart des autres espèces de véritables réseaux capillaires. Chez lés Polydores, au contraire, on ne rencontre que les troncs fondamentaux et quelques grosses branches ; tout réseau capillaire proprement dit semble avoir disparu.

L'auteur a joint à ce Mémoire de nouveaux faits relatifs à l'histoire du sang des Annélidcs. Il signale entre autres la rapidité avec laquelle le sang se coagulechez certaines espèces. Il insiste sur la composition exceptionnelle de ce liquide chez les Glycères, qui présentent de véritables globules assez semblables à ceux qui colorent,le sang chez les Mammifères 1 .

83. Mémoire sur la respiration des Annélides, lu à l'Académie. — Ann. des

sc. ml. y 3“ série, t. XIV, p. 290; avec une demi-planche.

En parlant des organes respiratoires dés Annélides, les naturalistes s’étaient arrêtés jusqu'ici à la forme extérieure. De là rêsullaipnl. dans la détermination de ces organes, bien des inexactitudes et bien de's erreurs. L’auleur a étudié la structure Intime dp cet appareil, déte’rfniné les. caractères essentiels des branchies proprement dites, et suivi ces organes dans toutes leurs transformations jusqu au moment où la respiration devient entièrement*cutanée.

Le résultat général de ce travail est que la classe des Annélides présente,, pour ainsi dire, tous les degrés imaginables de diffusion et de localisation de la respiration; de caractérisation'"; de développement ‘et de «ncenlralion des organes respiratoires,,. ,

L’auteùr montre èmoulrè qir’en considérant tantôt le corps dans son ensemble, tantôt chaque anneau en particulier, on peut, toujours établir une distinction réelle entre le système vasènlaire veineux et lé système vasculaire artériel.

84. Lettre à M. Van Beneden au sujet de son Dinopliilus, extrait du Bulletin

des séances de l’Académie de Bruxelles, le 7 mai 1851. — L'Institut,

Dans celle lettre, l’auteur résume l’ensemble de faits qu’il a observés sur un groupe entier de Vers marins, voisins des Planaires et desNéineries. Il montre que ce groupe est très distinct des deux précédents , et qu’on ne peut rien conclure de l’un à l’autre lorsqu’il s’agit de l’organisation.

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