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Monum, Germ,^ t. III, p. xvii

NOTICE SUR M. GUËRAED. 231

collègue*, la voix publique enfin ^ qui se charge de proclamer son éloge.

Je n'essayerai pas non plus d'apprécier tous let services qu'il a rendus à T Académie des Inscrip* lions, soit dans les commissions annuelles des Travaux littéraires et des Antiquités de la France % soit dans les commissions spéciales qui se trouvent appelées à examiner ou à décider les questions les plus importantes, telles que les modifications des règlements, les résultats des concours ^ le choix des correspondants et celui des associés étrangers. Sa religieuse exactitude, Tétendue de ses connaissances , la sûreté de son jugement le désignaient naturellement aux suffrages de ses confrères. Plus d'une fois, ils résolurent de l'élever à la présidence, mais les plus vives instances ne purent triompher de ses refus réitérés. Tous les souvenirs que je rappelle seront recueillis par les soins pieux de l'Académie : aux paroles éloquentes et affectueuses de son président'^ au témoignage signalé de sympathie qu'elle a voulu accorder aux frères de M, Guérard, en se chargeant de composer une inscription funéraire qui exprimât dignement leur douleur et la sienne, elle ajoutera bientôt, sans doute, l'hommage plus solennel qu'elle réserve à la mémoire de ses membres

1. Discours prononcé par M. Hase aux funérailles de M. Guérard (Paris, Didot, 1854, in-4»).

2. Il appartenait à la première de ces commissions depuis 1842; à la seconde, depuis 1835.

3. Discours prononcé par M. Lenormant, président de l'Académie des Inscriptions, aux funérailles de M. Guérard {Paris, Dido^ 1854, in-4«»).

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les plus illustres et les plus regrettés. Qu'il me soit permis pourtant d'expliquer dès à présent pourquoi, après une vie si laborieuse, M. Guérard ne laisse , dans les recueils mêmes de l'Académie , que des écrits trop rares et trop peu étendus pour attester suffisamment le zèle et les résultats réels de son concours.

La plupart des travaux qu'il a communiqués à ses confrères avaient pour objet des questions qui se rattachaient à son Polyptyque y en sorte que de tous les mémoires dont il a donné lecture, il n'en est qu un dont il ait réclamé l'insertion dans le recueil de TAcadémie : c'est celui qu'il a consacré à VEa>plicatton du capitulaire de Villis. A ce travail, dernier témoignage de son zèle, il faut ajouter deux notices publiées en 1 838 , Tune sur le cartulaire de Notre-Dame de la Roehe, l'autre sur le manuscrit 4628 A de la Bibliothèque du roi\ On doit mentionner aussi la part qu'il a prise au Recueil des Aistoriens occidentaux des croisades j d'abord, avant d'être membre de l'Académie, en copiant, d'après les manuscrits de Venise et de Vienne, le texte des Assises de Jérusalem*, et plus tard, comme l'un des commissaires chargés delà publication de ce recueil, en faisant la révision du texte latin des dix premiers livres de Guillaume de Tyr, puis en rédigeant les notes qui devaient accompagner ce texte'. J'ajouterai

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