Histoire de l'Académie, t. XVI, p
2. Le tome XIV de VHistoire de l'Académie indique (p. 102) quelques-unes des lectures faites par M. Guérard; les procès-verbaux mêmes de l'Académie fournissent des renseignements plus exacts et plus complets, qui se trouvent réunis dans la liste suivante : 10 mai 1833, Rapport sur un livre de M, Luigi Cibrario (inédit); — 23 janvier, 15 avril, 5 et 19 juin, 3 juillet, 14 août 1835, 12 et 19 février, 26 août 1836 , De la popularité du clergé en France sous les deux premières races (imprimé); — 17 juillet 1835, Rapport sur les publications de M. Léchaudé d* Anisy (inéàii); — 15 juillet 1836, Rapport sur un mémoire de M. de Saulcy, relatif aux monnaies de Metz (inédit); — 2 septembre 1836, Fragments historiques sur les religieux de Saint-Germain des Prés (imprimé); 14 juillets 837, Rapport du concours sur les impositions publiques dans la Gaule , depuis F origine de la monarchie des Francs jusqu'à la mort de Louis le Débonnaire (imprimé); — 21 juillet 1837, Rapport au nom de la commission des Antiquités nationales (inédit); — 25 août,
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Panni les travaax que j'ai énumérés jusqu'ici ^ il en est plusieurs auxquels M. Guérard n'a pas attaché son nom 9 mais dont il s'acquittait par devoir ^ sans calculer le temps qu'il dérobait ainsi à ses occupations personnelles. On savait par expérience, à l'Académie, dans les commissions du gouvernement^ à la Société de l'histoire de France, que Ton pouvait toujours compter sur son dévouement^ et Ton ne se faisait pas faute d'y recourir* Il est vrai qu'il en fut amplement récompensé par Testime générale et par les distinctions honorables qui lui ont été prodiguées,
1 et 29 septembre, 20 octobre 1837, Du système monétaire des Francs sous les deux premières races (imprimé); —
24 novembre et !•' décembre 1837, Mesures dont il est fait usage dans le Polyptyque de Saint-Germain des Prés (imprimé dans le Polyptyque d'Irminon); — 23 mars 1838, De l'état des personnes et des terres jusqu'à l'établissement clés communes (imprimé); — 28 décembre 1838, Rapport sur l'ouvrage intitulé : Éléments de paléographie (inédit) ; — 22 novembre et 13 décembre 1839, Mémoire sur les lides (imprimé dans le Polyptyque d'Irminon) ; — 6 décembre 1 839, Rapport sur le recueil publié par M. Pertz sous le titre de MomiMEHTÂ GEEMÀmiE H18T0R1GÀ (imprimé au Journal des sa^ vanis d'août 1840); —22 et 29 mai, b et 12 juin 1840, Rapport sur l'édition de Richer (imprimé au Journal des savants d'août et de septembre 1840); — 30 octobre 1840, Rapport sur l'empreinte d'une monnaie (inédit) ; — 3 décembre 1841 , Mémoire sur la terre salique (imprimé); — 21 mai, 18 et
25 juin 1842, Fragments d'une notice sur M. Daunou (imprimé); — 23 avril 1847, Rapport sur la continuation de la collection des chartes et diplômes (imprimé) ; — 1 5 et 22 juin 1849 , De la formation de l'état social, politique et administratif de la France (imprimé); — 7 mai, 25 juin, 9, 23 et 30 juillet, 3 et 10 septembre, 26 novembre, 3 décembre 1852 et 28 janvier 1853, Explication du eapitulaire ï^ENihUê (imprimé).
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Nonimé ohevalier de la Légion d'honneur en 1 835, il fut promu au grade d'officier en 1 847. Q avait été élu^ le V Juillet 1833, correspondant de la Commission des antiquités du département de la Côted'Or. Le même titre lui fut conféré le 5 mars 1 834 par la Société d'émulation de Cambrai, le 19 août 1 843 par la Société royale d'histoire de Lauenbourg, en février 1845 par l'Académie royale de Berlin, et le 29 octobre 1853 par la Société royale des sciences de Goettiague. En outre, il appartenait, comme membre honoraire , depuis le 27 janvier 1 837, à la Société des sciences et lettres de la ville de Blois, depuis le 7 juin 1850 à la Société des antiquaires de la Morinée, et depuis le l'''^ août de la même année à la Société générale d'histoire de la Suisse. Enfin, quoique étranger à l'Université, il fut appelé, le 13 sep* tembre 1853, dans la Commission de perfectionnement et de surveillance spéciale des lycées de Paris. Aucun de ces titres, ai*je besoin de le dire? ne fut recherché par lui; mais ils lui étaient offerts spontanément, en témoignage de la haute estime qu'il avait conquise, à l'étranger comme en France, par son talent et son caractère.
Il était bien juste, en effet, qu'on ne refusât pas de telles récompenses à un homme modeste et désintéressé, dont presque tous les travaux furent inspirés par Tamour de la science et le sentiment du devoir. En examinant, à la fin de ce volume^ la liste des publications de M. Guérard, on reconnaîtra qu'il s'est permis, bien rarement ^ d'abandonner le terrain de l'érudition et de la critique historique. On
doit s*en féliciter, car c'est là qu'il exceHe; mais il n'en faudrait pas conclure que ce genre de travaux convînt aussi absolument à ses goûts qu'à sou talent. Il se plaignait souvent de ne pouvoir se livrer, comme il l'aurait voulu, à des occupations purement littéraires , et de rester attaché aux pénibles labeurs -de l'érudition, qui n'avaient pour lui, disait-il, aucun attrait. On doit croire sans doute qu'il s'abusait luimême, et que, dominé momentanément par la fatigue, il prenait pour de l'aversion ce qui n'était qu'un besoin de relâche et de distraction. Toujours est-il que, par conscience, il se refusait la plupart du temps le plaisir qu'il aurait eu à s'occuper de compositions moins sérieuses. En effet, si l'on met de côté deux brochures anonymes écrites sous l'influence de graves événements politiques, un court article de critique littéraire, une lettre publiée dans les débats d'une polémique personnelle dont M. Guérard ne se souvenait depuis longtemps que pour les regretter, il sera facile d'énumérer les sujets de son choix qu'il a traités avec prédilection. Ce sera en même temps une occasion de faire connaître plus particulièrement ses goûts et son caractère.
En citant d'abord son éloge en vers du baron de Montyon, je ne prétends pas que cette œuvre imparfaite de sa première jeunesse puisse lui assigner un rang parmi les poëtes; j'en veux conclure seulement qu'il a aimé à faire des vers. On savait d'ailleurs qu'il s'était exercé sur d'autres sujets; mais il ne les communiquait pas , et se contentait de ne pas désavouer le petit poëme anonyme qui avait échoué
en 1 825 au concours de TAcadémie française. Tout en renonçant de bonne heure à ces essais de versification , il avait conservé un goût prononcé pour la poésie. C'était pour lui une grande jouissance de relire avec un ami quelques-uns de ces beaux vers que tout le monde admire, et qu'il ne pouvait entendre sans une émotion profonde. A la vivacité de ses impressions, il était facile de voir qu'il était né pour ces plaisirs nobles et élevés que procure un goût pur et délicat. Plus d'une fois, par une belle journée d'été, des heures entières se sont écoulées à Maisons avec Horace, Virgile, Racine ou Molière. C'étaient là ses poètes de prédilection. Pour la prose française, il ne mettait rien au-dessus de Bossuet, qu'il avait étudié profondément, en ayant soin d'en noter- toutes les locutions remarquables , et particuhèrement celles qui s'éloignent de l'usage actuel. C'est à l'école de ce grand génie qu'il avait appris à ne s'écarter jamais des règles du goût et du bon sens*.
S'il était passionné pour la bonne littérature, M. Guérard ne Tétait pas moins pour les beaux-arts. Il visitait souvent le musée du Louvre , en connaissait tous les chefs-d'œuvre, et se faisait un plaisir à l'occasion de servir de guide à ceux qui n'avaient pas
i . Personne n'attendait avec plus d'impatience que lui le résultat des vastes recherches que M. Floquet, son ancien condisciple de l'École des chartes, a entreprises avec tant de zèle et poursuivies avec tant de persévérance, pour se préparer à écrire dignement la vie de Bossuet. Les deux volumes qui viennent enfin de paraître, n'auraient pas trouvé de lecteur plus pénétré de l'estime et de la reconnaissance que nous devons tous au pieux dévouement de l'auteur.
t3S NOTICE SUR M. 6UËRARD.
0on expérience. Il n'y avait donc pas lieu de s'étonner quand on vit paraître, en 4 853, dans l^Biblioth^ue de VÈcole des chartes^ un article où il examinait cononent doit être disposé un musée de peinture et de sculp* ture. On aurait pu sans doute lui conseiller de choisir , pour cette discussion, un journal consacré aux arts, plutôt qu'un recueil d'érudition historique; mais on aurait eu grand tort de supposer qu'il se hasardait à traiter cette question avant d'y avoir suffisamment réfléchi. Ce qu'il a écrit alors ^ il le pensait depuis longtemps et l'avait souvent exprimé dans la conversation. Quoiqu'il aimât à discuter sur la peinture et la sculpture, je ne sache pas qu'il en eût jamais lui-même abordé la pratique : il avait pris seulement quelques leçons de dessin j au lycée de Dijon , et sans y faire de grands progrès. Les lettres qu'il écrivait alors montrent que son goût le plus prononcé était pour la musique. Jamais j en effet 9 il ne cessa de l'aimer , et s'il abandonna de bonne heure l'instrument dont il s'était occupé dans sa jeunesse y il se plaisait encore, dans les dernières années de sa vie, à copier les airs qu'il avait eu autrefois le plaisir de jouer ou d'entendre. Il tâchait ainsi , quand les forces lui manquaient pour le travail , de se ranimer et de se distraire en rappelant à lui les souvenirs de sa jeunesse.
Au fond , c'était par nécessité plutôt que par goût qu'il menait une vie solitaire , et l'ennui qu'il en ressentait lui a fait regretter plus d'une fois d'être resté dans le célibat. Il se plaignait souvent de n'avoir pas même assez de santé pour recevoir habituel-
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lement un petit nombre d'amis. Aussi montrait-il toute sa joie dans les rares occasions où il lui était permis de satisfaire oe désir. Quel accueil empressé on recevait chez lui ! Tout entier à ses hôtes et au bonheur de les posséder , il oubliait ses maux, et parvenait presque à en effacer les traces de sa physionomie devenue alors ouverte et riante. Ceux qui n'ont pas visité M. Guérard dans son petit domaine de Maisons ne le reconnaîtront point à ce portrait, qui est pourtant Texpression fidèle de la vérité. Il jouissait de ces réunions comme ami d'abord , mais un peu aussi conmoe propriétaire. En même temps qu'il savourait la douceur des longues causeries et des épanchements intimes , il aimait à montrer tout ce qu'il avait fait pour disposer et même pour embellir la retraite où il était si heureux de vous recevoir \ Il y avait en effet dans cette modeste habitation la juste mesure d'élégance qu'il avait pu raisonnablement se permettre. A Paris , il aurait eu l'ambition d'orner son appartement de quelques tableaux ; mais à Maisons , il s'était occupé surtout de réunir dans son jardin une grande variété d'arbres et de fleurs, qu'il avait disposés avec goût, numérotés et catalogués avec soin. Il savait le nom de chaque plante, et ne se plaisait pas moins peut-être à mon* trer ses connaissances en botanique, qu'à faire admirer les arbres déjà grands qu'il avait plantés lui-même.
1. Ce qu'il ne disait pas, c'est que souvent il avait entrepris des travaux, moins pour satisfaire ses goûts personnels que pour venir en jiide aux ouvriers du pays. Aussi a-t-il laissé à Maisons une mémoire chère et vénérée.
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Avant d'acquérir cette petite propriété, il avait pu se procurer les mêmes distractions pendant les longues années qu'il avait passées près de M. de Fortia. La verdurç, les fleurs , le chant des oiseaux, avaient pour lui un attrait profond, él fournissaient toujours quelque sujet d'étude à son esprit observateur. On peut lui appliquer avec juste raison ce qu'il a dit lui-même de M. Daunou : « Gomme tous les cœurs aimants qui ne s'abreuvent point dans les plaisirs tumultueux du monde , il était extrêmement sensible aux charmes de la nature , qu'il pouvait goûter dans sa solitude. » C'est dans sa retraite de la rue La Rochefoucaud que M. Guérard avait pris l'habitude de recueillir, chaque jour, les notes qu'il a résumées depuis pour publier, dans VAnntmire de la Société de l'histoire de France de 1 847 , un article intitulé , Relevé du temps quil a fait à Paris depuis dix-huit am. Ce petit tableau des jours beaux, mauvais et médiocres, est précédé d'un avertissement plein d'esprit et de gaieté, où l'auteur, tout en se raillant un peu luimême , laisse deviner avec quel intérêt il avait persisté à réunir les éléments de cette courie publication.
Il est un autre opuscule que M. Guérard a entrepris avec amour, c'est celui qu'il a consacré à sa ville natale. L'éditeur de YHistoire des villes de France tenait beaucoup à pouvoir le citer au nombre des collaborateurs de ce recueil. M. Guérard y consentit, mais à la condition qu'il écrirait exclusivement sur des localités de son arrondissement, et que Montbard serait du nombre. Il acquitta sa
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promesse en publiant trois morceaux remarquables sur Alise, Semur et Montbard. V Histoire de Mont^ bard surtout est un petit chef-d'œuvre. Pour célébrer dignement sa ville natale ^ il ne se crut pas obligé d'admettre, comme le croient ses compatriotes, que les bardes eussent fréquenté autrefois le monticule qu'elle occupe , et que de là elle eût reçu le nom de Mont des Bardes , d'où serait venu celui qu'elle porte aujourd'hui. « Je suis forcé, dit-il, à mon grand regret , et malgré mon penchant à favoriser les traditions chères au pays, d'élever quelque doute sur une si poétique origine, » En se contentant de rappeler des faits plus certains, il a su animer son récit par une description touchante et gracieuse, qu'il est impossible de lire sans deviner et partager la douce émotion qui inspirait l'auteur. A ce tableau charmant, qui retrace avec des couleurs si vraies le riant aspect du paysage, on reconnaît la nature même, saisie et reproduite dans tout son éclat par un peintre qui a retrouvé les vivantes impressions de son enfance et de sa jeunesse. Il y avait alors plus de douze ans qu'il n'avait revu ces lieux j mais le temps ni l'absence n'avaient pu en effacer l'image. Là il avait goûté les douces joies de la famille, là reposait sa mère chérie; c'était là aussi que son père avait voulu mourir. Touchants et tristes souvenirs! qui étaient profondément gravés dans son cœur. Quand il s'en inspirait pour rendre un pieux hommage aux lieux qui l'avaient vu naître , il ne se doutait pas qu'il y reviendrait bientôt, mais pour être conduit par ses
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frères en deuil, avec le concours de tous les babi* tants^ jusqu'à la demeure où Tattendaient les restes de ses parents. Il était bien juste, en effet, qu'il fût rendu après sa mort à la ville qui avait eu les premières et les plus constantes affections de son cœur*. On a conservé de lui une lettre dans laquelle il peignait avec naturel son bonheur et son émotion en arrivant à Montbard, où il était revenu, en 1 823, dans l'espoir d'y rétablir sa santé : « J'espère que la pureté de mon air natal , que je respire avec délices, me fera le plus grand bien,... J'ai trouvé uu grand changement en bien dans le pays : les rues sont propres, les maisons blanchies, les boutiques ornées. ... Les habitants aussi sont gais et bien por< tants; on ne rencontre que de larges faces et des ventres énormes : M. le curé a dix ans de moins , M. B. , M. M. , mon oncle R. pèsent quarante livres de plus.,.. Vous serez réellement surpris de la beauté florissante des dames, de l'accroissement vigoureux des marmots, et généralement du bon aspect de tout le monde. J'en serais tout réjoui si je n'entendais dire, d'un bout d'une rue à l'autre ; Oh! quil est grand! qu'il est maigre! Mais le mal seul serait-il contagieux?... J'ai couru avec empressement à la maison et au jardin : celui-ci est dans un état plus satisfaisant que l'autre, mais ce n'est plus le jardin ; tandis que, malgré les ruines, je me retrouve encore dans la maison de mon enfance, ... J'ai détourné
i. Il a légué à la ville de Montbard ses médailles et la collection de ses ouvrages.
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une touffe d'orties pour m'asseoir sur le banc de la terrasse; mais je voudrais habiter là toute ma vie* » Il formait ce vœu dans la sincérité de son cœur, et comme tant d'autres il n'a pu l'accomplir. Il est vrai que, pendant longtemps, il fit de fréquents voyages à Montbard ; mais depuis la mort de son père, il ne s'était plus senti le courage d'y rentrer. En 1851 seulement, il se décida, en revenant du Mont Dore, à se diriger vers Lyon, afin qu'en revenant par cette route, il pût revoir de loin sa ville natale et la saluer après seize ans d'absence. Il y avait alors bien des années que Paris était devenu pour lui, par nécessité peut-être plutôt que par choix, une seconde patrie. Ses fonctions, qui l'y retenaient, l'avaient amené à contracter de nombreuses relations, et en même temps quelques liaisons plus étroites , qui furent toutes durables parce qu'il ne s'y engageait pas à la légère. II avait pour devise : Caute sed recte , et ne faisait rien sans réflexion ni sans l'assentiment de sa conscience. Un de ses élèves les plus distingués, M. Adolphe Tardif, en rendant hommage à son talent , a signalé aussi un des traits de son caractère, quand il a dit : « Sévère pour lui-même, il avait le droit de l'être pour les autres ; mais il cherchait l'homme encore plus que le savant, les qualités morales plus encore que les qualités de l'esprit; et du jour où il s'était démontré qu'il pouvait accorder son estime à quelqu'un, sa réserve habituelle faisait place à un empressement affectueux qui étonnait parfois celui qui en était l'objet. Il étudiait le cœur humain avec
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les procédés critiques qu'il appliquait à ^llistoire^» J'ajoute qu'il était un observateur plein de finesse et de sensibilité, capable à la fois d'apprécier et d'aimer les hommes de bien. Il est à regretter qu'il ne se soit pas exercé plus souvent à raconter la vie de ceux qu'il avait connus. Sa courte Notice sur Gustave Fallot^ l'un des amis qu'il a lé plus regrettés, laissait déjà deviner qu'il pourrait exceller dans ce genre d'écrits ; mais le travail plus étendu qu'il a consacré à la mémoire de M. Daunou, est véritablement un morceau achevé. J'en appelle au témoignage de ceux qui ont connu l'homme éminent dont la vie et le caractère sont retracés dans cette Notice. En parcourant ces pages, qu'anime l'éloquence de la vérité, ils reconnaîtront ce vieillard vénérable , ils le verront revivre, agir et parler ; ils admireront de nouveau ses nobles qualités, son désintéressement, son courage, sa modestie, la simplicité de ses mœurs, l'élévation de son esprit ; peutêtre même ce portrait frappant fait-il ressortir quelques détails nouveaux qui ont échappé à leur observation, tant M. Guérard s'était profondément identifié à son modèle avant de songer à le reproduire.
On se tromperait pourtant si l'on croyait apercevoir dans cette Notice l'expression spontanée de Tadmiration et de la sympathie; c'est une œuvre d'étude et de conviction réfléchie. Quoiqu'il y eût
i . Bulletin des sociétés savantes , numéro du 1 8 mars i 854, p. 31.
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des traits frappants de ressemblance entre M. Daunon et M. Guérardy leurs relations» qui ne furent jamais fréquentes, avaient fini par cesser complètement. Un malentendu sépara deux hommes qui semblaient nés pour être unis par les liens d'une estime et d'une sdTection mutuelles. M. Guérard,qui n'avait rien fait pour amener cette séparation, chercha vainement une occasion, sinon de faire oublier des torts qu'il n'avait pas, du moins de témoigner à M. Daunou sa respectueuse déférence et ses vœux sincères de rapprochement. Ce qu'il n'avait pu accomplir du vivant de son illustre confrère, il le réalisa après sa mort. Il étudia tous les écrits de M. Daunou, prit part à Tédition de ses œuvres posthumes', interrogea les personnes qui l'avaient vu de près, recueillit tous les souvenirs, s'enquit de tous les témoignages, et parvint ainsi à pénétrer dans la connaissance intime et familière de cet honune vénérable, afin d'obtenir, à défaut du titre d'ami, dont il était pourtant bien digne, celui d'admirateur généreux et d'éloquent historien. On chercherait vainement dans cette Notice la moindre trace du dissentiment dont M. Guérard avait souffert. Il a parlé comme aurait pu le faire un ami de prédilection, un élève reconnaissant et respectueux, oubliant presque ses propres opinions, qui n'étaient rien moins que républicaines, pour mieux apprécier
1. n s'est chargé de préparer Tédition des leçons professées par M. Daunou sur la géographie (Cours d'études historiques y t. II). Quand il rédigea sa Notice ^ l'édition complète de ce grand ouvrage n'avait pas encore paru.
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dans M. Daunou l'un des partisans les plus fermes et les plus honorables de cette forme de gouvernement.
Après avoir mentionné rapidement le petit nombre d'écrits qui s'éloignent de la ligne habituelle des tara- Taux de M. Guérard ^ il me resterait à parler de ceux qui ont été Tobjet presque constant de ses études, et qui seront toujours placés au rang des chefs<l'œuyre de critique et d'érudition historique* Mais cet examen m'entraînerait trop loin, et je me contenteKU de réimprimer à la suite de cette Notice les articles que j'avais eu occasion de consacrer, il y a quelques années, au Polyptyque dlrminon et à celui de Saint- Rémi de Reims. J'y joindrai une liste aussi complète que possible de ses autres publications, afin de faci- Uter les recherches d'écrivains plus compétents, qui se proposeront un jour, je l'espère, d'apprécier le savant dont il m'appartient moins de parler en Juge qu'en élève et en ami*
Mais il me semble qu'à ce dernier titre il me reste encore quelque chose à dire. Je n'ai point assez montré combien M. Guérard était affectueux, dévoué, ingénieux à servir ceux qu'il aimait. Ce qui lui répugnait le plus c'était de solliciter, même pour autrui; au besoin, pourtant, il savait mieux que personne remplir ce devoir. Il prétendait même avoir le secret de rédiger ses lettres de recommandation de telle sorte qu'un ministre ne se dispensât jamais d'y répondre favorablement. Il se faisait illusion, je crois; et quoique ses lettres fussent pressantes et bien tournées , j'en attribuerais plus |
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Tolontiers le succès au caractère qu'au style du solliciteur. Il était incapable, en effet, de rien demander qui ne lui semblât conforme à la justice, et montrait sur ce point la même sévérité pour les autres que pour lui-même. Il lui était plus facile d'oublier une injure personnelle que de pardonner la plus légère atteinte à la délicatesse et à la sincérite. Rien pourtant ne lui pesait plus que les senti* ments d'antipathie et de répulsion : il se demandait alors si les actes qu'il blâmait avec tant de sévérité n'étaient pas le résultat nécessaire d'une organisa^ tion vicieuse^ et s'il ne vaudrait pas mieux nier la liberté des hommes que de croire à leur perversité. Mais ce n'était là qu'un de ces doutes passagers qui traversent l'esprit sans pénétrer jusqu'à la conscience.
Il était rare, d'ailleurs, qu'il abordât de telles questions, parce qu'il professait peu d'estime pour la philosophie; mais quand il arrivait sur ce terrain^ c'était toujours par le cœur qu'il y était attiré. Il était fort préoccupé, par exemple, du mal physique, et ne voyait pas comment on pouvait s'en rendre raison. S'il admettait la souffrance infligée comme punition à l'homme qui a failli , il ne la comprenait plus pour de pauvres animaux, qui n'avaient pu la mériter. Ce n'était pas pour lui une simple spéculation, une thèse qu'il se contentât de discuter et de soutenir, mais une opinion réfléchie et comme une croyance qui influait sur sa conduite, et se traduisait en actes positifs. Il lui est arrivé fréquemment d'intervenir, avec plus de zèle que de prudence, quand
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il voyait un charretier furieux maltraiter ses chevaux. Heureusement pour lui que des curieux ne manquaient pas de se réunir, et d'imposer par leur présence à son brutal adversaire. Dans le parc de Maisons, où il avait souvent occasion de rencontrer des conducteurs de charrettes, il liait conversation avec eux, s'informait des défauts et des qualités de leurs chevaux, en raisonnait en homme expérimenté grâce à son ancien goût pour Téquilation, leur démontrait que le cheval est un animal généreux qui ne refuse rien de ce qu'il peut donner, et que le véritable secret d'en rester maître c'est de le traiter avec douceur. Il avait aussi une habitude peu pratiquée assurément par ceux qui prennent des voitures dans Paris : c'était de promettre aux cochers de les payer d'autant mieux qu'ils auraient plus ménagé leur attelage. On ne s'étonnera donc pas qu'il ait saisi avec empressement l'occasion de propager ses principes, en devenant un des premiers fondateurs de la Société pour la protection des animaux.
Quoique de tels sentiments soient conformes à la nature et à la raison , il est certain que le genre de vie mené par M. Guérard avait contribué à les entretenir et à les développer. Ce qui n'est pour l'homme du monde qu'une distraction passagère et un simple agrément, devient dans la solitude un besoin et une nécessité de la vie. C'est là surtout qu'un animal domestique est pour nous un compagnon et un ami. M. Guérard, comme tant d'autres, avait cédé à cette j
influence. Il ne croyait pas être seul quand il avait |
près de lui son chien fidèle, qui savait tour à toijr (
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respecter le travail de son maître ou en provoquer les caresses. A Paris comme à Noyers, il avait voulu se procurer cette jouissance, à laquelle il se crut longtemps incapable de renoncer. Il aimait aussi à nourrir quelques oiseaux, dont les chants étaient pour lui pleins de charmes; mais tous ces hôtes, qu'il avait conservés pendant de longues années^ lui furent successivement enlevés, et la vivacité même de ses regrets lui prouva qu'il était plus sage pour lui de ne pas songer à les remplacer.
Au reste, il n'usait de ces innocentes distractions que pour remédier à la fatigue et se mettre plus promptement en état de revenir à Tétude. L'amour du travail était chez lui une passion dominante, dont il essayait toutefois de prévenir au moins les plus dangereux excès. Voilà ce qui explique avant tout les précautions minutieuses qu'il s'imposait pour sa santé; car sans être insensible aux souffrances d'une maladie, il redoutait encore davantage l'inaction qui en était la conséquence. Il s'était donc habitué à s'observer de près en toutes choses, et à s'interdire ce qu'il ne se croyait plus capable de faire impunément. Depuis longtemps il ne se permettait plus le travail du soir, ou du moins il se bornait à faire de courtes lectures, à moins qu'il n'eût à remplir un devoir impérieux et urgent. Il avait également renoncé à dîner hors de chez lui, et ses meilleurs amis n'obtenaient plus , surtout dans les dernières années de sa vie, qu'il dérogeât en leur faveur à cette règle. Il se couchait ordinairement à neuf heures, et se levait à quatre heures du matin
150 NOTICE SUH M. GUËRARD.
pour travailler jusqu'à son premier repad. Le reste de la journée était réservé à ses fonctions jusqu'à trois heures ; il faisait ensuite une courte promenade, et se remettait au travail jusqu'à six heures. Lors* qu'on venait le voir dans la soirée, il aimait à pro* longer la conversation aux dépens même de son re* pos; mais habituellement il était seul, et cherchait dans quelque travail manuel la distraction dont il avait besoin. Trop souvent il lui arrivait de passer des nuits entières sans sommeil, et de les employer, malgré lui, à méditer sur les difficultés qui l'avaient arrêté la veille. C'étaient là des excès involontaires qu'il se reprochait lui-même.
Plus jeune, il avait moins ménagé ses forces, quoiqu'il eût senti de bonne heure la nécessité d'en régler l'usage. Une lettre du 27 décembre 1 832 prouve qu'à peine âgé de trente -cinq ans, il pouvait se prévaloir d'une triste expérience pour adresser des conseils pleins de sagesse et de sollicitude à son père, déjà souffrant de la maladie qui l'enleva au mois de juin 1 837 : « Vous possédez déjà le repos et une honorable existence; puisse l'an 1833 compléter votre bonheur, en y joignant la santé! Je sais par expérience combien il est difficile de la rétablir sur des bases solides quand une fois elle est devenue chancelante; mais je suis assuré que, si elle se dérange souvent et si elle nous échappe lorsque nous nous flattions le plus de l'avoir ressaisie, la faute en est principalement dans les petites licences que nous prenons avant le temps. L'amour du travail l'emporte sur mes forces, mon appétit est plus puissant
NOTICE SUR M. GUËRARD. t9i
que mon estomac; j'éprouve à chaque instant un besoin vague et trompeur de nourriture : c'est évi* demment un désordre dans ma machine, puisque mes désirs vont au delà de mes moyens. Il me faudrait une vertu constante pour me mettre en état de triompher de toutes ces tentations, et pour me maintenir dans une bonne assiette; malheureuse-^ ment elle me fait quelquefois faute, et aussitôt le bien-être s'arrête ^ le malaise reprend, et je suis puni comme je l'avais prévu* C'est toujours à recommen*cer, jusqu'à ce que je me soumette rigoureusement à la règle que je connais, et que je cesse de la violer. »
C'est ainsi qu'à force de prudence et de sobriété il a entretenu et prolongé jusqu'à cinquante-sept ans une existence toujours maladive et laborieuse, sans que jamais la douleur ni le travail aient dépassé la mesure de sa patience et de son courage. Préférant sa santé au plaisir, et tâchant de la concilier avec son devoir, il se flattait d'y réussir; mais sa passion pour l'étude, la seule dont il ne fût pas toujours maître , l'entraînait à son insu au delà des bornes qu'il s'était prescrites. La souffrance avait altéré profondément sa physionomie sans affaiblir l'énergie de sa volonté , qui semblait au contraire s'affermir dans les efforts mêmes de cette lutte continuelle. Un commencement de catai'acte s'était joint, il y a peu d'années, à toutes les infirmités dont il était depuis longtemps atteint : il accepta sans murmure cette nouvelle épreuve et les dures privations qu'elle lui présageait. La pensée même de la mort, qu'il vit de
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près plus d'une fois, ne troublait pas son courage^ quoiqu'il n'eût pas la consolation de l'envisager en chrétien. Il comprenait pourtant, et il me dit un jour qu'il enviait le bonheur de ceux que la foi établit dans une paix solide, à l'abri des doutes et des perplexités de la raison humaine. Je ne dirai pas qu'il tolérait leurs croyances; il les respectait, il honorait sincèrement tous ceux qui en faisaient profession , et ne se disait pas tout bas que leur intelligence fût pour cela inférieure à la sienne : il allait jusqu'à renoncer à ses propres habitudes, quand elles pouvaient gêner les autres dans Tobservation d'un devoir religieux. Sa science même l'avait conduit à étudier dans Thistoire et à comprendre mieux que personne l'influence du christianisme. Il enaconstaté et célébré les bienfaits dans plusieurs de ses écrits; on peut dire également qu'il en a honoré la morale, en la prenant pour règle de sa conduite. Du reste , il était profondément convaincu de l'existence de Dieu; et cette conviction n'était pas seulement la conséquence d'un froid raisonnement, c'était aussi un sentiment naturel et comme nécessaire à son cœur pur et affectueux, qui semblait si bien préparé aux douces émotions de la prière. Il m'écrivait du Mont-Dore, en 1851 : « Hier je comptai ici, dans un petit village qui n'a pas quatre-vingts maisons, plus de cinq cents personnes à la procession de la sainte vierge. Toutes les femmes y étaient, et les hommes, qui ne la suivaient pas, se mettaient à genoux sur son passage. Cette cérémonie m'a paru plus touchante que toutes celles qui se font à Paris
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et dans les environs ^ où l'on ne voit ni la même foi ni la même simplicité. Ces bonnes gens^ qui gagnent de huit à vingt-cinq sous par jour, et qui sont usés par le travail , n'ont que des actions de grâce à rendre à la bonne vierge. »
Cette foi, qu'il avait possédée dans son enfance , et qu'il admirait encore après l'avoir perdue , ne laura-t-il pas retrouvée à l'heure suprême? Quelles furent alors ses pensées, ses désirs et ses regrets? Dieu seul les a connus; mais s'il ne révèle pas tous les secrets de sa miséricorde , nous savons qu'elle est infinie, et qu'il nous ordonne d'y espérer toujours. Comment en effet ne pas espérer au souvenir de cette vie de travail, de dévouement, de souffrance, toujours dirigée et soutenue par une volonté droite et ferme? Tant de vertus et d'excellentes qualités, juste objet de nos respects ^ de nos affections et de nos regrets, ne sont-elles pas au nombre de ces dons qui viennent de Dieu sur la terre pour retourner à lui dans le ciel?
FIN DE Là notice SUR M. GUÉRÀRD.
TABLE SOMMAIRE
Naissance de M. Guéra. d ; sa famille, p. 1 91 . ^ Son amour pour sa ville natale ) p. 492. -«- Sa première éducation; il entre au lycée de Dijon; ses amitiés, p. 193. - Il se destinait à FÉcole polytechnique, p. 194. - Il perd sa mère, p. 195. —Il devient, contre son gré, prc^esseur à Noyers, p. 1 96 — Son premier voyage àParis, p. 197. — Rentré au collège de Noyers, il y tombe malade d'ennui, »6. - Il revient à Parijj, et veut se faire naturaliste , p. 198. — Il entre chez un banquier, p. 200. — Il est nommé surnuméraire à la Bibliothèque royale, ib, — Il suit les cours de TÉcole des chartes , p. 201 . — Il obtient le titre d'auxiliaire à la Bibliothèque, p. 202. — 11 concourt à l'Académie française, tô. —Son prospectus des i1nna?e« deHainaut^ p. 203. — Il entre en relation avec M. de Fortia, p. 204. — Il devient son collaborateur et son locataire, p. 205. —- M. Rémusat le décide à quitter l'antiquité latine pour le moyen âge, p. 209.*-* Son Essai sur les divisions territoriales de la Gaule , ib. — Ses nominations à la Bibliothèque royale, à l'Académie des inscriptions et à l'École des chartes , p. 209. — II dédie son Polyptyque d'Irminon à la mémoire d' Abel Rémusat, p. 21 0. — Mort de M. de Fortia, p. 21 1 , — M. Guérard achète une petite propriété à Maisons, p. 212. — Ses Cartulaires et son Polyptyque de Saint-Remi^ p. 21 3. — Ses fonctions à l'École des chartes, p. 214. — Ses travaux à la Commission des archives, p. 215. — Son assiduité à la Société de l'Histoire de France, 26. —Il est nommé conservateur à la Bibliothèque impériale, p. 216.— Ces nouvelles fonctions altèrent gravement sa santé, p. 217. — Sa dernière maladie et sa mort , p. 21 8. — Il avait ordonné de détruire ses papiers, p. 219. —Son opinion sur
^ les publications posthumes, p. 221 . — Il avait recueilli des notes considérables sur toutes ses lectures , t^. — Idée de ses autres travaux, p. 222. — Son cours de diplomatique est connu par une publication de M. Géraud , ib, — M. Guérard a fait pa-
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rattre quelques extraits de ses autres cours, p. 223. — L'ensemble de son enseignement sera recueilli par M. Léopold Delisle , p. 224. — Son influence comme professeur, p. 225. — Sou discours d'ouverture, p. 226. — Des articles anonymes insérés dans V Universel, contiennent les mêmes pensées, ib. — Ils expriment d'ailleurs des opinions propres à M. Guérard, p. 228. — Ils témoignent de ses relations avec M. Perlz, ib, — C'est à la Bibliothèque royale que ces relations ont commencé, p. 230. — Souvenirs laissés par M. Guérard dans cet établissement , t6. — Ses travaux académiques, p. 234. — Nombreuses distinctions qui lui furent décernées, p. 234. — Il se lassait quelquefois de l'érudition, p. 236 — Sa préférence pour la poésie et la littérature, f&. — Son amour des beaux-arts, son article sur le musée, son goût pour la musique, p. 237. —11 s'ennuyait de sa vie solitaire, p. 238. — Combien il était sensible au spectacle de la nature; son Relevé des jours beaux y mauvais et médiocres, p. 240. — Son Histoire d' Alises de Semur et de Montbard, p. 244 . Constance de son affection pour sa ville natale, p. 242 . — Ses relations et ses amitiés à Paris , p. 243. — Ses Notices sur G. Fallot et M. Daunou, p. 244.— Pensée qui inspira ce dernier travail , ib. — De ses travaux d'érudition et particulièrement de ses Polyptyques^ p. 246. — Caractère de M. Guérard, son cœur aimant , sa probité sévère , ib. — Sa sollicitude et son attachement pour les animaux , p. 247. — Son régime et ses habitudes, p. 249. — Sa santé, altérée dès sa jeunesse, p. 250. — Sa vie de souffrance et de travail, sa fermeté, ses opinions religieuses, p. 254.— Sa fin, p. 253.