XII. Des ovules des Berbéridées
XUU Sur la valeur de l'Ordre des NaBdinées.
XIV. Sur quelques arilles de Berbéridées* XY. Sur les affinités des Berbéridées et des Papavéracées. XVI. Sur le développement des feuilles de quelques Bwbéridées (Berberis^ Jeffersonia).
XVH.
Sur la préfloraison des étaminbs.
(Bull$tin de la Société botaniqm dp Fronce, \^ I(, ]g^ ^7§.)
Les étamines sont des appendices de la fleur et peuvent avoir, tout comme ceux qui constituent le calice et la corolle, un mode particulier de préfloraison.
XVffl.
^ Recuercues sur les ovules des Evonymus cultivés a Paris.
{BulleUn de la Société bfotqnique de France, t. V, p. 256, 314.)
Toutes les espèces d'Evonymus qui fleurissent dans nos jardins ayant été passées en revue, il résulte de cet examen qu'elles n'ont pas toutes le même nombre d'ovules et que la direction de ces ovules est très-variable. On peut ainsi les diviser en cinq groupes :
a. Deux ovules collatéraux franchement ascendants;
b. Deux ovules collatéraux franchement descendants ;
c. Deux ovules superposés horizontaux, ou à peu près; raphé supérieur transversal ;
d. Quatre ovules super|>osés, par paires collatérales, ascendants, à raphé intérieur.
e. Ovules disposés sur deux séries parallèles, horizontaux ; raphés tournés dos à dos ; de 2 à 5 ovules sur chaque rangée.
Cet exposé devait entraîner la discussion de la loi posée par R. Brown pour la direction des ovules, et il a été démontré qu'elle ne saurait être admise comme générale. Il n'en est pas de même de la loi posée par M. Payer, et suivant laquelle la direction absolue de l'ovule n'est rien par
elle-même, si l'on ne tient compte du sens suivant lequel s'effectue son mouTement anatropique. Suivant cette dernière manière de voir, un ovule dressé avec raphé intérieur, par exemple, répond à un ovule suspendu avec raphé extérieur^ et ainsi de suite. C'est sur cette grande loi qu'a fondé depuis M. Agardh la méthode adoptée dans son Systema plantarum. Depuis, M. Guillard ayant considéré les Dilléniacées comme oflVant une exception à cette loi, M. J. de Gordemoy a l'épondu en démontrant qu'au contraire < la règle de MM. Payer et Bâillon est confirmée, attendu » que^ dans aucun cas, nous ne remarquons l'exception signalée dans le^ » Dilléniacées. » (Bult. de la Soc, boti, VI, p. ûl 1 .)
Sur lbs ovules drs Bëaufortia.
(Àdansonia, III, 265.)
Les Beauforiia ont, en réalité, non pas un, mais trois ovules dans chacune de leurs loges ovariennes; Deux d'entre eux sont situés en haut et dehieureiit réduits au tiucelle. L'ovule inférieur, placé vers la ligne Mdiane, poursuit son entier développement, 11 est, en outre, en partie enveloppé de chaque côté par des lames d'origine placentaire, dont Thyperlrophie est tardive et ne commence qu'après l'apparition des trois otules.
Organogéote florale du Triphasia trifoliata.
(Bulletin de la SoeiéU bbtanique de France^ U V, p. 1520
On n*avait pu jusqu'ici établir le mode de développement de la fleur des Auranliacées sur un type simple. M. iPayer n'avait eu lieu d'étudier que les Cilrus qui constituent déjà un dérivé fort complexe. Une abondante floraison du Triphasia a permis à l'auteur d*en suivre entièrement l organogénie florale. H a pu dès lors y constater : l'évolution successive des trois sépales, lapparilion simultanée des pétales, Celle des trois étamines
du verticille extérieur, puis des trois étamines du verticille intérieur. Up trois feuilles carpellaires se montrent en une seule fois au-dessus des divisions du calice, et chaque loge contient d'abord deux ovules collatéraux. Mais, ce qu'il était impossible de prévoir avant l'étude du développement, un de ces ovules avorte de bonne heure. Ce n'est qu'exceptionnellement qu'il subsiste pendant une plus longue période.
Les monstruosités qu'on observe dans les fruits de cette plante et dans lesquelles il y a six loges au lieu de trois, ne sont pas dues à la production des boui-geons axillaires des feuilles carpellaires, comme ou Ta pensé pour les Oranges. C'est un verticille carpellaire qui s'ajoute au verticille normal et dont les éléments alternent avec les siens.
ÉTUDES ORGANOGÉNIQUES SUR QUELQUES GENRES DE BuETTNÉRUCÉES.
(Adavùoniay II, 166.)
« M. Bâillon expose, dans ce travail, ce qu'il a observé du développement floral des genres Buettneriaj Theobroma^ Myrodia, Astrapœa, Hermannia^ Melochia et Lasiopetalum ; il y ajoute quelques détails sur les genres Pbilippodendron et Visenia, qu'il n'a pu étudier que sur le sec. Nous donnerons un abrégé de ses observations.
» I. Le Buettneria gracilipes a cinq sépales dont les divisions, d'abord libres, sont soulevées plus tard par une base commune ; cinq pétales dont la partie moyenne, trilobée, se forme longtemps après la partie terminale, lancéolée, qui en est le vrai limbe ; un androcée à dix étamines, dont cinq fertiles naissent à l'aisselle des pétales; un pistil dont les cinq carpelles sont superposés aux pétales, et s'élèvent pour former le style, tandis que les ovules se montrent en face d eux, sur le réceptacle, au point qui formera l'angle interne de chaque loge.
» IL I^ Theobroma présente un androcée également à dix éléments, dont les cinq filets fertiles en représentent deux et portent quatre anthères disposés en croix : le gynécée a encore cinq carpelles, mais c'est sur leur bord libre et intérieur que se produisent les ovules.
» III. Dansleilfi/rodta, le tube commun qui réunit les anthères n'appa-
paratt que postérieurement à la naissance des étamines, lesquelles, primitivement en cinq faisceaux, se dédoublent plus tard latéralement et de haut en bas. Le pistil comprend deux ou trois carpelles, et les ovules collatéraux naissent à l'angle interne des loges. C'est avec raison, dit M. Bâillon, qu'on a placé lesMyrodia près des PUxgianthus dans l'ordre des Bombacées.
» IV. VAstrapœa, par le développement de son androcée et par son organogénie en général, se rapproche beaucoup des vraies Malvacées ; il n'en diffère que par la présence de deux loges complètes dans chaque anthèTe.
p V. Dans YHermannia, les loges ovariennes sont superposées aux sépales, ce qui permet de le séparer des Malvacées. Les Mahernia doivent, d'après l'auteur, être réunis aux Hermannia.
>f VL Les Melochia ont encore cinq étamines fertiles superposées aux pétales, et cinq petites saillies alternes avec les pétales, saillies qui représentent des étamines stériles. Les carpelles sont opposées aux pétales.
» Vn. Le genre Lasiopetalum, étudié dans le Traité d'organogénie de Payer , offre une singulière déhiscence des anthères ; les sillons de ces organes, qui sont extrorses, se prolongent en haut en contournant leur sommet, pour aller se terminer sur leur face intérieure, c'est là que se fait la déhiscence par une fente courte, mais non par un véritable pore.
» Le genre Philippodendron, dont le pistil porte un ovule uuique suspendu au sommet de la loge, parait à l'auteur rappeler bien plus les Hélictérées qu'un type quelconque des Buettnériacées. Quant au Visenia, il conclut de ses observations que cette plante est une Lasiopétalée, et qu'elle se distingue de tous les genres de ce groupe par son port^ son mode d'inflorescence et ses loges ovariennes uniovulées. »
{Exir. de la Rev. bibliographique de la Soc. bot. de Fr., IX, 133.)
xxn.
Recherches sur l'organisation, le développement et l'anatomie dbs
Caprifoliacées.
{Adansonia^ I, 353, t. XII.)
(^Dans un groupe naturel, l'organisation régulière et l'organisation irrégulière se trouvent d'ordinaire réunies, ce qui embarrasse beaucoup les classificateurs systématiques. On évite de violer des affinités ou de manquer à un principe en plaçant les genres de ces familles sur deux séries collatérales. La famille des Caprifoliacées, dit M, Bâillon, se prête peutêtre mieux que toute autre à ce mode d'étude, car ses genres peuvent être distribués de la manière suivante:
Forma régulière. Forme irrégnlière.
Plufiieon dvnles dans chaque loge Leicedtëriées. Lonlcérées.
. tin êeul oYUle dans chaque loge Sambucinées. Tiiostée^
Ovule eu nombre différent selon les loges. Symphoricarpées. Linnées.
L'auteur s'attache à justifier cette classification dans des considérations morphologiques qu'il présente sur les genres Leicesteria , Lohicern , Sambucus^ Triosteum, Symphoricarpo^ et Linnœa. On conçoit que nous ne pouvons le suivre dans ces détails. Après avoir établi les six types précédents, Tauteur essaye d'y Rattacher les autres genres classés dans les Caprifoliacées. D'après lui, le Xybsteum ne peut être distingué du Lonicera, surtout quand on considère certains types de passage, tels que le Nintooa et le Chamœcerasus, Les Diervilla ne sont que des Loniceri à pistil dicarpellé. LAbelia devrait très-probablement constituer avec le Linnœa un seul genre à deux sections. L«s Viburnum sont des Sambucus à une seule loge ovarienne fertile, à anthères introrses et à fruit dt-upacé. Le genre Alseuosmia d'Allan Cunningham paraît devoir être rejeté des Caprifoliacées. Les genres Tripetalus Lindl., ClUamydocarpus Jaub., Valentiana Rafin., et Karpalon Rafin., n'ont pu être étudiés par l'auteur.
» Dans la suite de son travail, M. Bâillon étudie les stipules des Caprifoliacées, leurs bourgeons axillaires et leurs afiSnités. Cette famille lui paraît si étroitement reliée à celle des Rubiacées, qu'il ne voit aucune ligne
— aida démarcation entre elles. L'auteur termine cette étude par quelques dptails sur l'anatomie de la tige des Caf^^ifoliacées, laquelle présente, sous lasone oelluleuse superficielle^ une couebe de cellules tubuleuses, d'une épaisseur notable, représentant les couches corticales. »
{Rev. bibHog., Soc. bot., \m, &81.)
Organogënib florale nES Cordiagées.
{Àd€miomaj nU i| 1 1-)
Les Cordia ont les fleurs disposées en cymes souvent scorpioïdes. Le périânthe et Tandroc^e se développent comme ceux des Borraginées. L'ovaire naît par -deux feuilles carpellaires, d'abord indépendantes, puis tellement unies qu'on ne saurait les distinguer runederautre; après quoi elles se séparent de nouveau et forment quatre divisions stylaires. Chaque loge ovarienne est tardivement partagée en deux moitiés par une fausse cloiscM) centripète. Tous ces caractères rendent les Gordiacées inséparables des Héliotropes et des Tournefortia; et toutes ces plantes réunies forment un gfoupe particulier de la grande famiUe des Borraginées.
Sur l'organogénie fijorale du PleuranDra.
{Adansoniay III, 129.)
La légitimité du genre Pleuranàra ne pouvait guère être mise en doute par les botanistes qui en observèrent les premières espèces. En premier lieu, tandis que les Hibbertxa ont des carpelles indépendants etoppositipétales, le Pleurandra présente un ovaire à deux loges et alternipétale. Mais l'étude organc^ique démontre qu'il s'«git ici de deux carpelles primitivement oppositipétales, comme ceux des ffibberUa, et qui ne se rapprochent l'un de Vautre qu'à un âge avancé pour constituer un sçul corps placé en face d'un sépale* L'androcée, qui eat unilatéral, naît par qn seul
mamelon légèrement excentrique, sur lequel Tapparition des étamines a lieu dans Tordre centrifuge. Par ses caractères, le Pleurandra paraît représenter une forme d'Hibberlia^ irrégulière quant aux organes sexuels seulement, et qui, par le gynécée, est aux Dilléniacées pentagynes ce que sont aux Delphinium pourvus de cinq carpelles les espèces qui n'ont qu'un ou deux pistils.
Observations sur les ovules des Anémones. et de quelques autres
Renonculacébs.
{Adansoniaf I, 334*)
Les Anémones ont, dans chaque ovaire, non pas un ovule, comme on le croit généralement, mais bien cinq, dont un seul, Tinférieur, arrive à son entier développement. Les quatre autres demeurent à Tétat de mamelons cellulaires stériles. Les Atragene sont dans le même cas ; ce qui confirme leur identité avec les Clématites. Les Adonis ont aussi primitivement cinq ovules; ce qui les assimile aux Anémones. Les ovules des Renonculacées n'ont pas tous deux enveloppes; il n'y en a qu'une dans l'ovule de certains Hellébores. Dans un même genre, tel que VÀdonis^ on peut observer des ovules ascendants et des ovules descendants.
Les étamines de certaines Renonculacées présentent, sous l'anthère, deux renflements latéraux du filet ; renflements qui se retrouvent et se prononcent davantage dans certaitfes Berbéridées.
Mémoire sur le développement du fruit des Morées.
{Comptes rendus, 7 janvier 1861. — U Institut, 9 janvier 1861.— i4(iafwonia, I, 21/i, U VllL)
« Dans ce travail, l'auteur s'est proposé d'étudier l'évolution des fleurs dans les genres Morus, Broussonnetia et Dorstenia. Il commence par énumérer les diverses opinions émises par les auteurs les plus estimés sur la nature du fruit des Morus^ et rappelle qu'Aug. de Saint-Hilaire et
M. Spach sont les seuls qui aient considéré les nucules gélatineux que pré^ sentent les fruits de ce genre comme formés, au moina en partie, par le péricarpe. Mais tous les auteurs en ont regardé Tinflorescence comme simple et indéfinie. Il résulte au contraire des observations de M. Bâillon que les fleurs de première génération qui paraissent sur Taxe floral du Morus deviennent le centre d'autant dç petites cyraes ou gloraérules dont les fleurs latérales s'élèvent plus tard au même niveau que la fleur centrale. L'auteur insiste ensuite sur la présence de fleurs hermaphrodites dans les Morus ^ surtout dans le liloinis nigra, et au moins dans le jeune âge. Quant à l'ovaire, il est biloculaire, l'une des deux loges avortant presque constamment. Enfin il n'y a dans le fruit aucune soudure, ni des sépales entre eux, ni des sépales avec le péricarpe; ce fruit est une simple dmpe,* produite par les modifications survenues dans le péricarpe après la fécondation. — Le Brou^^onnen'cr se rapproche beaucoup des Morus par son mode d'inflorescence et par la constitution de son fruit, avec cette différence que la couche pulpeuse de ce fruit est plus mince sur les bords qui se rompent vers la maturité, et donnent issue, vers le sommet, à un noyau qui n'est aussi qu'une portion du péricarpe et renferme une ou deux graines. A regard du Dorsienia, M. Bâillon confirme les observations faites par M. Trécul sur le développement centrifuge de l'inflorescence de ce genre, développement qui est aussi celui de l'inflorescence des Ficus, n {Rev, bibliogr.^ Soc. bot.y VIU, âi5.)
Sur ^'organisation du fruit de i/Arb&k a pain.
{Adansonia, IV, 79, t. V.)
On considère généralement le fruit de YArtocarpus comme formé par la soudure d'un très-grand nombre de petits fruits groupés sur un réceptacle en tète et fortement rapprochés les uns des autres après la floraison, ce qui détermine leur réunion. Cette interprétation ne parait guère acceptable, même à priori, parce qu'elle suppose la soudure tardive de plusieurs fleurs voisines les unes des autres, et que les exemples aulhenti-
ques dQ soudure réellq autre les organes arrivés à un certain âge, sont « peut-être plus que très-rares d . L'étude organogénique démontre au contraire que les fleurs femelles de V Arbre à pain, sont à la surface d'un réceptacle en tête d'abord peu volumineuse, mais qu'après la floraison, ce réceptacle s'accroît graduellement dans Tintervalle des jeunes fruits et que ceux-ci se trouvent alors fixés au fpnd de fosses ou de puits dont la profondeur augmente Iqus les jours. Bientôt cette profondeur est si.considé-p rable qu'on ne voit plus rien dés fruits eux-mêmes, sinon quelquefois les styles dont le sommet sort par Touverture de la margelle. Cette ouverture s'épaissit elle-môm^'par les bords qui arrivent à se tpucher et à mi froncer. Mais l'occlusiop n'^t pas réelle; elle n'est qu'apparenta. Avec quelque attention on retrmjve l'orifice sous fonpe d'un .point fonoé. Le style des Jrtocarpus t^Hd à devenir gypobasique. Le sommet du placenta est libre et dressé dans l'iptérieur de Tovaire^î il supporte, non^seulement un. ovule descendant, mais encore, au-dessus de lui, un obturateur trèsrdéveloppé.
Organogénie flohale des Açronychia.
{ÀdQnsonia, II, 253.)
Ce travail a pour objet, non une véritable espèce du genre 4eronyehi», tel que Ta établi Forster, majs VJ . Cimninghami de Hooker, qui est l'attaché ici aux Diosmées. Cet Açronychia est, disons-nous, « bien moins construit comme un Zanthoxylon que pomme un Boronia^ un Zieria, ou même un Correa et un Phebalium. » MM. Bentham et Hooker ont confirmé cette opinion en faisant de VA. Cuàninghami un nouveau genre de Diosmées, sous le nom de Me4iço^ni(i* L^ f^it ]& plus remarquable qu'on observe dans le développement de la fleur de cette plante, c'est que les quatre ovaires étant primitivement et demeurant jusqu'au bout indépendants les uns des autres, les styles qui les surmontent, d'abord très-éeartés les uns des autres, se rapprochent tardivement et se collent entre eux de manière à ne plus former qu'une colonne unique ; phénomène tout à fait analogue à celui que M. Payer a décrit, pour la première fois, dans les Rues et les Diosmées.
îtXIX.
Organogénie florale du Séjame.
{Adansoniaf Uy i*)
Les aftinités des Sésamées sont l*objel de nombreuses controverses. L'étude des développements montre que son gynécée est d^abord représenté par deux feuilles carpellaires opposées, avec une fosse qui se creuse au pied de chacune d'elles. La cloison qui les sépare existe donc dès le premier âge. Le bord supérieur de cette cloison, d'aboi*d parfaitement horizontal, s^accroft ensuite davantage à droite éi a gauche et réprésente un croissant à concavité supérieure. Plus tard cette cloison s*épaissit sur la ligne médiane, et c est cet épaississemenl septal qui devient le placenta, unique d'abord, puis partagé par un sillon, en deux cordons qui portent les ovules. C'est beaucoup plus tard que, au milieu de chaque feuille carpellaire, une fausse cloison, analogue à celle des Lins, s'avance vers le placenta et sépare Tune de l'aUtrei dans deux demi-éloges distinctes, les deux séries d'ovules supportées par le placenta.
Le fait le plus curieux de ^histoire organogénique du Sésame, c'est que les fletirs sont réunies en petites oytoes triflores, mais que, dans chaque cyme^ les deux fleurs latérales s'Arrêtent de bonne heure dans leur développement) deviennent épaisses, charnues, jaunâtres, et constituent les organes décrits par les botaniste^ oonime deux glarides latérales qui accompagnent la base des bractées florales.
Oroanogénie florale DBS Mautynia*
[Adansbnia^ rif, Ô6l, i. XL)
Quelques espèces, comme le M. proboscidea, diffèrent des autres Mar- /ymapar le grand développement qu'y prennent de borme heure les bractées latérales de la fleur. Le développement du calice y présente aussi quelques dissemblances. La corolle et l'androcée se développent dans ces
plantes comme dans le Sésame. Il n'en est pas de même du gynécée. Les deux feuilles carpellaires limitent une fosse concave qui représente la loge ovarienne, et ce n'est qu'après un assez long intervalle de temps qu'on remarque de chaque côté de cette fosse un petit boursouflement celluleux qui est la première ébauche des placentas. La formation du gynécée présente donc de grandes différences dans les Sésames et dans les Martynia. Dans les premiers, les placentas se montrent sur une cloison préexistante et dans l'angle interne des loges. Dans les derniers, l'ovaire est, dès le début uniloculaire, avec deux placentas pariétaux. Les Sésames se rapprochent donc plus des vraies Bignoniacées, et les Martynia sont plutôt les analogues des Calampelis et des Gessnériacées à ovaire libre et à fruit sec. L'absence totale de l'albumen n'est pas un fait constant dans lesJfartynia. Cet organe existe souvent, mais sous forme d'une couche mince et membraneuse.
Sur l'organisation florale du Condalia microphtlla.
{Adansoniaf II, 257.)
Le Condalia a un ovaire biloculaire , comme beaucoup d'autres Rhamnées; et cependant l'organisation de son gynécée est bien différente. Tandis qu'un Jujubier, par exemple, a deux loges, l'une antérieure, l'autre postérieure, une fleur de Condalia^ semblablement placée, présente deux loges latérales. L'étude organogénique démontre que cela tient à ce que le Condalia n'a pas primitivement deuxiloges uniovulées, mais bien une seule loge biovulée. Mais une fausse cloison se produit dans cette loge unique, partant du milieu de son dos et s' avançant graduellement entre les deux ovules qu'elle isole ainsi dans deux demi-loges différentes. Comme d'ailleurs il n'y a qu'un carpelle, le stigmate du Condalia microphylla est latéral, et non terminal.
xxxn.
Recherches sur l'organisation et le développement des Ericoïdées.
(Adansoniay I, 189, U IV.)
« L'auteur s'est proposé dans ce travail d'étudier Torganisalion des Éricacées et de quelques familles voisines. Nous donnerons ici, dans l'ordre suivi par l'auteur, le résumé de ses principales observations. Parmi les Monotropées, il a étudié le développement de VHypopitys multifloraj et conclut de ses observations que les fleurs de cette plante sont privées de calice, et que les organes qu'on a jusqu'à présent regardés comme des sépales, variables dans leur nombre et manquant souvent dans les fleurs latérales, et disposés d'ailleurs sur une spire continue, ne sont que les bractées supérieures des rameaux . Dans les Pirolacées, M. Bâillon a observé les Pirola rolundifolia et P. minora le Chimophila umbellata, le Galax aphylla et le Cladothamnus. A l'exception du GalaXy qui offre une corolle franchement monopétale et des étamines réunies à leur partie inférieure en une sorte de couronne, il pense que ces genres ont entre eux une affinité très-étroite, et que, quant aux caractères essentiels, les Pirolacées ne peuvent tout au plus que constituer une section dans la grande, famille des Bruyères ; il les regarde par cela même comme très-éloignées des Droséracées. Les Éricinées se divisent naturellement en quatre sections : les Vacciniées, qui ont l'ovaire infère, puis, parmi les genres à ovaire supère, les Pirolacées qui, i Leiophyllum et à d'autres genres voisins, constituent un g rolle polypétale, et les Bruyères, distinctes par leur corolle i Une quatrième section comprend les genres à loges ovarienne 3s, tels que le Cliftonia et le Purdiœttj auxquels certains auteurs ont réuni à tort, pour constituer un groupe particulier sous le nom de Cyrillées, le Cyrilla et VEUiotia, dont les loges sont pluri-ovulées, et qui doiivent se placer parmi les Éricinées polypétales. F^a famille des Épacridées se distingue à peine, pour l'auteur, de celle des Éricinées, si ce n'est par ses anthères uniloculaires, et pourrait d'autant mieux lui être réunie qu'elle forme une série parallèle à celles des Éricinées, Les Humiriacées, que M. Lindley a placées parmi ses £n-
cales, s'en éloignent, parce qu'elles ont les loges ovariennes superposées aux sépales, et sont bien plus étroitement liées aux Styracacées, comme Ta indiqué Endlicher. Enfin les Sarracéniées, classées par M. Planchon à côté des Piroles, ont les placentas pariétaux, ne se réunissant point à la partie inférieure, et sont plus rapprochées des Polypétales à placentation pariétale. » {Re^. bibliogr., Sod bot., VIII^ 1&7.)
Stm L*OflGANOGÉNlE FLtJHALE DES* JoSSIitA, LEURS StîPtLÈS HT LÈUfeS feRAfctÊES
oVahîênnbs.
(Bulletin de la Société botanique de Prance, t. V, p. 206.)
Le réceptacle des Juisiœa est tout à fait conrexe dans ëotl jeune âge, alofs qu'il pi*Dduit deut paires de sépales décuâsés, la fcorollt*, les éldWiries et tnème les feuilles càrpellaires. Puis, par suite d'àceroisseriietits itiegftUJi, il ise déprime en dedaUs des feuilles carpellait*eS, et aiUsl ^ forme k catité ovarienne, dont le sommet est ensuite cdlffé par ces tiiètoes feuilles carpellairés qui marchent à la rebcont^e les unes des autres.
M. Duchartre, dans l'étude d'une plante voisitie, YOEnothëta, était ftrrivé à cette conclusion, que les feuilles catpellaires sont tardivement • écàt-tées l'une de l'autre par l'interposition d'utl corps central, * qui eSt la oolumelle, et que celle-ci « n'est pas autre chose que la continuation el l'extrémité de Taxe o. M. Schleideo a, d'autre part^ admis la nature purement aille de ToVaire. Ici l'auteur est lÉMpué par ses obsetvatioHs à d'autres conclusions. Il n'a pas Vu de corprCentral s'interposer ainsi aux feuilles carpellaires, et il admet la nature axile de toute la portion inférieure de l'ovaire. Il n'y voit d'appendiculaire que l'espèce de calotte termirlalë qui supporte la base du §tyle, et par conséquent le style lui-môme.
Les feuilles de certaines Oïlftgrariées sont accompagnées de stipules peu développées, et M. Spach a reconnu ce caractère comme géuéral dans tout un groupe de cette famille. Mais les fleurs présentent des organes qui, au moment de leur apparition, pourraient faire penser que le calice des Jw^^fea a plus de quatre folioles. Il S'agit de si* petites languettes formant collerette
au-dessous des sépales dans le jeune âge, et qu'on ne retrouve pas plus tard à côté d'eux. En examinant le développement de ces languettes, on voit qu'il précède c«lgi des yérjtftble^ sépales, et qu'ellps sont des bractées pprtéesi latéralement sur le réceptacle dorai. D'abord pe ne sont que deux mamelons celluleux placés, l'un à droite, l'autre à gauche. Puis chacun deux s'accompagnent ultérieurement de deux |)etits mamelons latéraux, six en tout. Les deux premiers sont des fegilleà, les quatre derniers leurs stipules, n'est donc démontré par là que Tovaire infère est ici foliifère, ce qui milite encore en faveur de sa nature axile, et que de plus les feuilles ovariennes sont stipulées, comme les véritables feuilles caulinaires.
Expériences sur des boutures de fleurs.
{Adansonia^ I, 180.)
JLes botanistes qui considèrent les ovaires infères des Cactées comme des a^^es logeant l'ovaire dans leur intérieur, ne sont pas étonnés de voir ces ovairess' enraciner et reproduire la plante ; « ils voient dans ces ovaires des rameaux qui, placés dans des conditions favorables, constituent des boutures analogues à celles que fournirait tout autre rameau » .
Ces observations ont conduit l'auteur à se demander si l'horticulture ne pourrait pas imiter ce qui arrive ainsi spontanément. Ayant remarqué que Tovaire infère des Jussiœa porte deux appendices latéraux et que
ceux-ci sont si bien des ft )serve sur leurs côtés deux stipules
analogues à celles des feu s, il a coupé ces ovaires au-dessous
des feuilles et les a plant pfomptement enracinés, et, dans
l'aisselle de chacune de 1 3n a vu apparaître un petit corps
globuleux qui n'était autre chose qu'un bourgeon axillaire et portait de petites écailles imbriquées. Pendant ce temps, la portion supérieure de la fleur 3'était détruite.
— ao -
De L hybridation et des QPINIONS des HORTrCULTEURS ÉCOSSAIS SUR LES