CHARGEMENT DU PROJECTILE BT BBRVXCB DB LA FUSÉE
Avant (te charger le projectile, nettoyer les parois de’ l’œil au moyen d’un alésoir octogonal muni d’un tourneà-gauche. Charger le projectile à la manière ordinaire.
Ecarter les balles qui se trouvent dans la direction de l’œil et à sa proximité. Introduire dans l’œil l’ampou- • lette munie de la cheville en bois et de la virole en cuir ; l’enfoncer au moyen d’un chassoir et d’un maillet jusqu’au niveau du métal. Si l’œil a des dimensions plus grandes, que celles réglementaires, doubler ou tripler la virole en ))cau.
Si les balles sont fortement tassées dans l’intérieur du projectile et que l’on trouve dangereux d’enfoncer ainsi l’ampoyictte, on pourra n’introduire la charge de poudre qu’aprèsWte opération. A cet effet, on se servira d’un entonnoir dbi^t la douille très-étroite sera placée dans l’ouverture du bouchon.
i&Au moment du tir, retirer la cheville en bois del’ampoulelte, la remplacer par une l'usée de longueur correspondante à la portée eu pressant sur la tète de la fusée de manière à faire pénétrer la partie inférieure du calice dans le bouchon ; décoiffer au moyen de l’ongle, en ayant soin de ne pas enlever le brin de mèche de communication qui s’y trouve. On peut éviter l’emploi de la broche en bois en pratiquant l’ouverture du bouchon avec un perce-bouchon au moment du tir ; dans ce cas, si la poudre est introduite après le placement de l’ampoulette, cette dernière opération sera exécutée au moyen d’un bouchon provisoire percé.
^Quatre ou cinq fusées, au plus, de grandeurs différentes et dont les tubes seront différemment colorés, pourront suffire au service du shrapnel de 1 2 et pour toutes les distances.
NOTICE
AVANTAGES QUE PRÉSENTE CETTE fUSEE.
Les principales qualités de cette fusée sont la simplicité et la sûreté de son service en campagne. Elle permet de faire usage d’une ampoulette de très-petit diamètre (qui peut être constant pour tous les projectiles creux); ce qui donne lieu à une plus grande résistance des parois, à une moins grande déformation de la surface extérieure des projectiles et à une grande uniformité dans la fabrication de ces derniers.
Le bouchon de liège et la virole en peau empêchent toute communication prématurée du feu à travers l’œil.
La fuséêjcst peu volumineuse, et par conséquent, d’une conservation facile ; sa confection est simple et peu coûteuse ; elle ntexpose à aucun danger dans le chargement et le déchargement des projectiles, ni dans
SDK ONE FUSÉE 1>E SHKAFNEL.
les transports de ces derniers, puisqu’elle en est isolée.
Cette fusée, que j’ai soumise à l’appréciation de l’école de pyrotechnie belge, en décembre 1 846, a été essayée sur une trop petite échelle pour que l’on puisse indiquer <pie les avantages ci-dessus mentionnés aient été confirmés par des résultats pratiques.
Le chargement des quelques fusées qui furent essayées fut fait par le battage au maillet avec la composition suivante bien triturée : 75 salpêtre, 18,375 soufre et 6,625 charbon. On est parvenu facilement, par le battage, à obtenir, par des hauteurs égales de tube, des durées de combustion uniformes (3 millimètres par demi-seconde) ; mais le chargement au moyen de la presse et d’un chargcoir distribuant les charges à un certain nombre de fusées à la lois, d’après le mode de chargement des capsules, donnerait un degré de perfectionnement à cet artifice.
Sur la planche jointe à cettty notice, l’ampoulette et une section faite à travers Loeil d’un shrapnel de 12
muni de notre fusée-ampoulette ou d’une fusée du système Bormann sont représentées en grandeur naturelle.
Liège, le 30 novembre 1847.
SPL1NGARD, capitaine.