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On se rappelle encore la splendeur de cette fête, la plus crandiose après celle de Pinauguratior: du cardinal Taschereau, que Québec ait jamais été appelé à comtempler et à laquelle assistaient plus de douze mille (12,000) personnes,
Les autorités militaires anglaises se rendirent à toutes les demandes qui leur furent faites de la part de la Société Suint- Jean-Baptite, pour rehausser l'éclat de la fête, et elles le firent avee une grâce et un entrain qui leur font honneur,
Elles y envoyèrent deux réviments de ligne, avec une compagnie d'artillerie et ses canons, et ces troupes vinrent se placer à côté d’un détachement de la marine francaise de la corvette impériale “Lu Cupricieuse,” alors en rade à Québec
Le monument consiste en une colonne de fer bronzé, sur un piédestal de maçonnerie ; elle est couronnée par une statue de Bellone dont le prince Napoléon fit don à la Société Suint- Jean-Baptiste.
Le nom de “Murray”, avec les armes de la “Graunde-Bretugne”, est inscrit sur le côté en face de la ville, et celui de “Lé&'s”, avec les armes de la “France”, sur le côté opposé du piédestal.
L'inscription “Aux Braves de 1760, érigé pur lu Société Suint-Jean-Buptiste de Québec, 1860,” avec la guirlande de feuilles de laurier qui lentoure, est sur le côté en face du chemin de Sainte-Foye.
Sur le côté opposé regardant les Laurentides, 11 y à un basrelief du moulin à vent dont la possession fut contestée uvec tant d’acharnement pendant la bataille,
Un mortier en bronze orne chaque coin du piédestal,
Ce monument s'élève à une hauteur totale d'environ quatrevinut-dix (90) pieds ; ila été exécuté suivant les dessins préparés par le chevalier Charles Baillairge, Pingénieur de la cité.
Ce fut pendant le séjour du prince Napoléon à Québec, et à la veille de son départ, que M. Baillañrgé rencontra, sur les marches de la cour, son ami le Dr, Bardv, ex-président de la Société, qui venait de siéger s ur le bane des magistrats ; celui-ci le pria de se rendre de suite auprès du prénce, à l'hôtel Russe!l
et de lui demander de vouloir bien se rendre aux désirs de la Société, en lui faisant don d’une statue pour coxronner son monument,
Après quelques préliminaires et pourparlers avec le consul français, baron Gauldrée Boileau, le prince se rendit gracieusement à la demande de la Société,