ADDENDA
Rue du ‘“ Saut-au-matelot ”.
Au bas de la page, il y aurait erreur, dans la note au sujet de la rue du ‘“ Saut-au-matelot ?” : ce n’est pas aux pieds de Pierre-Florent, mon grand-père que le matelot a roulé, mais aux pieds de Jean Baillairgé IT, mon bisaïeul, souche de la famille au Canada.
Statues de la Basilique de Québec.
Au bas de la page, après les mots, — exécutées par les meilleurs artistes de l'Europe ; — ajoute : — ainsi que les deux statues, saint Louis et saint Flavien, selon toute probabilité, chaque côté du maître-autel.
Jean Baillairgé II.
En haut de la page, à la fin de la 2ème ligne, ajouter : — Jean IT, suivant ce que rapporte feu Jean-Joseph Girouard, son petit-fils, qui l'avait connu, est parti de France, à l'âge de 15 ans ; il s'embarqua à bord du même vaisseau que Mgr. Henri-Marie Dubreuil de Pontbriand, 6ème évêque de Québec, son protecteur : ils a; ‘rent au Canada, le 17 août 1741, et débarquèrent ce jour-là à Québec.
Deux semaines après leur arrivée, Monseigneur envoya son jeune protégé terminer ses études au séminaire de Saint-Jonchim, sur la côte Beaupré.
Il était l’un des guerriers qui combattirent pendant la bataille qui décida du sort de la colonie, sur les Plaines d’Abraham, où furent tués les deux braves généraux Montcalm et Wolfe, à la tête des troupes françaises et anglaises, le 13 septermbre 1759. Québec capitula 5 jours ensuite.
Il fut employé avec les officiers du génie, le vicomte De- Léry et autres, aux fortifications de Québec, et ses deux fils servirent dans la garnison de la milice. Il servit aussi pendant la défense de Québec, lorsque la ville fut assiégée par les généraux Montgomery et Arnold, en 1775. Il obtint pour récompense de ses services, des terres dans le township (canton) de Somerset, dans la province de Québec.
(Voir biographie de Jean Baillairgé IT, fascicule No. 1. pp. 23-32.)
Le capitaine Thomas Allison.
Au bas de la page, après les mots : — du bème régiment, — ajouter : — d'infanterie, beau-père de Philippe-Joseph-Aubert de Gaspé, notre concitoyen, auteur des Anciens Canadiens.
Pierre-Florent Baillairgé et Le Canadien.
En haut de la page, après la 4ème ligne, — ajouter : — Si PF. Baillairgé ne suivit pas, alors, en prison, son ami et compagnon de classe, le juge Pierre Bédard et les autres pri- | sonniers politiques, il ne le dut qu’à la protection d’un ami de la famille, un M. Your, je crois, magistrat d'alors.
Quant à la publication de la pièce de vers dans le Canadien, ce fait nous a été rapporté par Jean-J. Girouard, notaire, ex-membre du parlement ; mais d’après la lettre qui suit, en réponse à une autre que j'écrivais dernièrement à ce sujet, au bibliothécaire-assistant du parlement, à Ottawa, il paraît que la pièce de vers, qui était une chanson, n'avait pas été insérée dans le journal, mais avait été publiée sur une feuille à part.
Voici la lettre : —
Ottawa, 22 janvier 1892.
Cher Monsieur Baillairgé,
En réponse à la vôtre du 21 courant, je puis vous dire que la dite chanson ne se trouve point dans le à Canadien, mais voici ce que je trouve dans le numéro du 14 mars À 1810 : —
‘la paru une chanson dont nous ignorons l'auteur et à laquell les propriétaires de ce papier n'ont eu aucune part, et où sont ces À vers : —
Quand oserez-vous donc chasser, Peuple, cette canaille
Que le gouverneur veut payer, A même notre taille ? ete.
Nous sommes sincèrement fâchés que des expressioas semblables soient sorties de quelque endroit que ce soit.” Huit jours après, le Canadien était supprimé. La chanson n’en tait pas seule la cause Veuillez me croire, Votre tout dévoué,