NAISSANCE, MARIAGE, PROFESSION
Pierre-Théophile-Ferdinand naquit à Québec, le 12 mars 1801 ; il reçut une éducation commerciale anglaise et française dans une des meilleures institutions de la ville, Il épousa Charlotte-Janvrin, fille d’un lieutenant de la marine royale d'Angleterre, en 1823,
Les premières années, après son cours d’études, il fut employé dans l'imprimerie et la librairie de la Gazette de Québec, publiée dans une maison au pied de la côte La Montagne, conduisant à la basse-ville ; ce journal appartenait à l'honorable John Neilson, (1)
Ami d’une vie active, la librairie ne lui souriait guère ; aussi accepta.t-il avec plaisir, en 1828, la charge d’ingénieur-adjoint des travaux de la cité de Québec.(2\. A cette charge, on ajouta, l’année suivante, celle de l'inspection des grèves de la cité, qui servaient au commerce des cabotiers et de la batellerie au Palais, à la basse-ville, au cul-de-sac, au quartier Champlain, et ailleurs.
La ville était alors administrée par des magistrats.
En 1833, la ville, ayant été incorporée, fut divisée en quatre districts, dont l’un resta sous son contrôle particulier, après la disparition du choléra de l’année précédente.
(1) La Gazette de Québec fut publiée, pour la première fois, par W. Brown, le 27 juin 1764 ; on la publia dans les deux langues, en anglais et en français, jusqu’au 29 octobre 1842 ; puis en anglais, seulement, jusqu'à 1874, l’année qui vit la disparition de ce journal.
L'honorable John Neïlson, né en Ecosse, en 1776, succéda à son oncle W. Brown dans la direction de la Gazette de Québec, en 1796 ; zélé défenseur des droits politiques des Canadiens-Français, on lui confia la mission d'aller à Londres, en 1822, avec L. J. Papineau, et en 1828, avec D. B. Viger, pour soumettre les griefs du Bas-Canada, à la considération du parlement impérial ; il devint membre du conseil spécial, en 1838, et s’opposa fortement alors, à l'Union du Haut et du Bas-Canada. Il fut nommé conseiller législatif, en 1844, trois années après l'Union, (10 fév. r84r), et mourut en 1848.
Le premier journal publié en Canada, fut la Gazette d'Halifax, le 23 Mars 1752.
(2) Voir la note, sur la Municipalité de Québec, à la suite du chapitre du CzAarles-Philippe Baillairgé fils de Théophile,
uatre rès la
s, par es, en aglais, urnal.
à son cc, en nçais, Papifs du devint Ors, à légisourut
ax, le
te du
En 1836, l'acte d’incorporation, étant expiré, la ville se trou: va de nouveau sous le régime des magistrats, Il fut alors nommé d’une manière permanente à la charge d’ingénieur-adjoint de la cité, poste qu'il occupa jusqu’à la fin de sa vie.
Pendant les trente-sept années, de 1828 à 1865, qu’il en remplit les fonctions, son activité fut infatigable ; il était constamment sur pied, dès six heures du matin jusqu’à sept heures du soir, en été, et jusqu’à six heures du soir, en hiver ; chaque jour, à part des dimanches et des fêtes d'obligation, il parcourait la ville, pour s’assurer si ses hommes étaient rendus, chacun au poste qu’il lui avait assigné, et pour diriger ou ordonner les travaux nécessaires.
Durant le temps de son administration, il fit de grandes améliorations tant pour l'assainissement que pour l’embellissement de la ville, Autour du port, il fit exécuter divers travaux, suivant les plans qu’il en avait dressés et que l’on avait approuvés, pour faciliter, aux bateaux à vapeur et aux cabotiers, l'accès des marchés de la ville en été, et pour améliorer, la communication entre la côte Beaupré, l’tle d'Orléans et la Pointe- Lévis, en hiver, par canots de bois, à travers les glaces flottantes, ou par le pont de glace, lorsque le vent et la circulation des bateliers n’empêchaient pas la glace d’être stationnaire,
Il fit aussi construire, suivant les dessins qu’il en avait préparés, de nouvelles halles pour la vente des viandes, légumes, fruits, ete. sur le marché Champlain, près du principal débarcadère à la basse-ville, sur le marché de la haute-ville, près de l’ancien collège des jésuites servant alors de casernes, et sur les marchés au Palais, vis-à-vis le site de l’ancien palais des Intendants, et sur la place Jacques-Cartier, dans le faubourg Saint- Roch.
Les anciennes halles du Palais et de la place Jacques-Cartier, subsistent probablement encore ; les autres ont été démolies, et l’une d'elles, celle du quartier Champlain, au cul-de-sac de la basse-ville, a été remplacée par une nouvelle halle construite sur un autre site,avec la pierre de taille du premier palais législatif qui fut détruit par un incendie sur le terrain de l’ancien évêché, le ler i vrier 1854 ; les ruines du palais législatif furent vendues par le gouvernement, à la corporation de Québec, pour la somme nominale de cent piastres, avec l'obligation de démolir les murs qui étaient restés debout, et d'enlever du terrain tous les décombres provenant de l'incendie,
La place du marché au Palais, est maintenant, en partie occupée, par la gare du chemin de fer du Pacifique Canadien, ( Section de l'Est ) entre Montréal et Québec, et du chemin de fer entre Québec et le lac Saint-Jean, dans la région du Saguenay.
A Jacques-Cartier, la place du marché a été agrandie et améliorée depuis ; c’est le marché le mieux pourvu et le plus fréquenté du faubourg Saint-Roch. É
E cier le te
Pa alors le vi
prodi lissai lorsq les fa
A mont ment.