‹ Notices biographiques [microforme] (volume 3)Chapitre 33 sur 78 · SUCCESSION DE JANE INNES · texte numérisé non relu

SUCCESSION DE JANE INNES

(Fille de Gilbert Innes I, et de Jane Fraser (Frazier); décédée en 1839, à l'âge de 91 ans, en Ecosse.)

En 1889, “l’Evening Journal” d'Ottawa, publiait la dépêche télégraphique qui suit :

“St-Jean, N.-B., 29 mai 1889.

Harvey Atkinson, avocat de Moncton, Nouveau-Brunswick, a été employé par les héritiers dans la Nouvelle-Ecosse, relativement à leurs réclamations contre la succession de mademoiselle Innes qui mourut près d'Edimbourg, en Ecosse, en 1839, laissant deux millions en biens-meubles, et quatre-millions en biens-fonds,

Les héritiers, dans le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-

peste mener amenant =

Ecosse, descendent de Robert Innes qui s’est établi à Pictou, Nouvelle-Ecosse, où il est venu entre 1782 et 1786, quelques années après son mariage (16 déc. 1777), par le voilier Hector; ce vaisseau est le premier qui ait jamais abordé à ce port, avec des immigrés de l’Ecosse,

Les réclamants sont au nombre de soixante-dix, dans les provinces maritimes.”

Le lendemain, je transmis à M. Atkinson, copie d’un mémoire indiquant la lignée maternelle de ma mère, du côté des Innes dont Catharine, sœur d’un Robert Innes, était la grand’mère,

Le 6 juin suivant, M. Atkinson me répondit, qu'après avoir examiné le mémoire que je lui avais envoyé, il pensait que notre branche de la famille Innes, était bien différente de celle dont les réclamations lui avaient déjà été soumises ; il ajouta que s’il trouvait, en faisant ses recherches, que nous sommes plus proches parents, que les autres intéressés, alors nous en bénéficierons ; il avait, dit-il, des avocats qui s’occupaient de la suocession Innes, en Ecosse. IL promit, ‘1 terminant sa lettre, qu’il m’écrirait par la suite, à ce sujet,

Le 3 juin, avant d’avoir recu de M. Atkinson, sa réponse à ma lettre du 30 mai, j'écrivis à Sir Thomas Clark, baronnet, ci-devant Lord Prevost d’Edimbourg, lui demandant à qui je devais n'adresser, relativement à la succession de Jane Innes.

Le 28 juin, il me fit répondre par W. Skinner, greffier de la cité, qne messieurs Tods, Murray et Jamieson, avocats. (Writers to the Signet), No. 66, Queen St. Edimbourg, étaient les agents de la famille Innes, et qu’ils me donneraient, sans doute, tous les renseignements en leur pouvoir, si je leur en demandais,

Comme il m'était inutile de leur écrire, avant de pouvoir leur indiquer le degré de parenté entre le Dr, John Innes et Jane Innes, je m’occupai de faire des recherches à ce sujet, comme on le verra parce qui suit :

Dans le mois de septembre 1889, ma sœur Isabelle (épouse

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de $, W, Townsend officier de douane à Hamilton, Ontario), à qui j'avais écrit, m’envoya copie d’une lettre de A. Taylor Innes, avocat d'Edimbourg, le 26 août 1889, à Madame Birnie sa cousine, à Hamilton, La traduction de cette lettre est ci-jointe.

Le 28 octobre suivant, j'adressai une lettre à A. Taylor Innes lui demandant, s’il pouvait me dire à quelle branche de la famille Innes appartenait le Dr John Innes, le hisaïeul de ma mère.

Il me répondit, dans une lettre datée 29 nov., 1889, No, 17 rue Aloany, d'Edimbourg :—

sas “Je n'ai pu trouver la lignée du Dr, John Innes qui est parti d’Ecosse, vers 1726.....Il est tout probable qu’il a gradué comme médecin à Aberdeen, parceque le pays des Innes était situé entre les rivières Lossie et Spey ;...ce pays dont Elgin est le centre, avait pour capitale, la cité et l’université d’Aber-

deen...…. Il est possible néanmoins que le Dr John Innes ait gradué à Edimbourg...

Re Il est possible aussi que le docteur soit parent des

Innes- Mitchell. Ceux-ci et Jane Innes descendaient tous d'un nommé Gilbert Innes qui vécut jusqu’à 1755 : il avait inq fils, dont quelques uns des descendants, auraient hérité, si on avait pu les trouver, au lieu des Innes-Mitchell ; parmi les cinq fils, je n’en ai trouvé aucun qui se nommait “John”. Le Dr. John pouvait être leur cousin ; il était certainement leur contemporain, Car l'aîné est néen 1703 et le plus jeune en

1717, ils sont tous nés, je suppose, sur la terre de leur père à

Rora, Aberdeenshire.

Sevres Jane Innes qui a laissé les trois millions aux Innes- Mitchel et à d’autres “vers heureux” (fortunate mites), à vécu jusqu’à l’âge de quatre-vingt-onze (91) ans ; elle résidait à quelques cent verges de ma demeure actuelle ; j'ai vu hier, dans le cimetière (Greyfriars Churchyard), le tombeau de son père, Ses ancêtres n'avaient jamais laissé Moray ou Aberdeen...... Un de nos ancêtres Innes,— fut cardinal

Le 5 mars 1890, il m'écrivit de nouveau, en réponse à une

autre lettre, me donnant un résumé de ce qui était contenu dans sa lettre précédente, et me donna d’autres détails.

On trouvera une traduction de ces deux lettres, après celle de la lettre du 26 août 1889,

À part des lettres aux personnes nommées précédemment, j'en écrivis d’autres en 1889 et 1890 à : —

1. — George C. Innes, rue Portland, Dartmouth, vis à vis Halifax, N.-E. — Il répondit en m’envoyant le registre de la famille de son grand-père Robert Innes,

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