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ARTICLE DOUZIÈME

DÉCES, LEGS PIEUX à

L'HOPITAL-GÉNÉRAIL, et à LA SOCIÉTÉ D'ÉDUCATION.

Dès 1848, il fit son testament ; il se hâta ensuite d'exécuter les divers ouvrages qu’il avait entrepris, refusa d’en accepter

(1) Ce portrait est aujourd’hui en la possession de Joseph Girouard, notaire à St.-Benoit, fils aîné de Jean-Joseph. Le dessin en est très bien réussi; j'en ai fait photographier quelques copies, en 1890,

d’autres, et ferma son atelier quelques années plus tard.

Il mourut célibataire, le 9 février 1859, après avoir recu toutes les consolations de la religion de ses ancêtres, religion qu’il avait toujours pratiquée avec une exemplaire exactitude,

Par son testament, il partagea ses propriétés entre ses plus proches parents, et les institutions de bienfaisance. L’ H6pitul- Général de Québec et la Société d'Education du district de Québec furent privilégiés.

Relativement à l'Hôpital, nous recevions la lettre suivante :

‘“ Hôpital de Marine Chicoutimi, 14 décembre 1857.

“G F. BAILLAIRGÉ Député-Ministre des Travaux Publics.

Ottawa.

MoNSIEUR.

Je m’empresse de vous envoyer la copie de la clause du testament de feu Thomas Baillairgé, que je viens de recevoir de l’Hôpital-Général de Québec. J’espère, monsieur, que vous y trouverez tous les renseignements que vous désirez.

Puisse l'exemple de ce chrétien charitable, être suivi par un grand nombre de cœurs généreux favorisés des biens de la fortune! Que de pauvres et d’infirmes seraient soulagés par leur moyen. Nous attendons pour notre petit Hôtel-Dieu, (1) un d2 ces secours, providentiels; il y en a tant besoin et tant de bien à faire dans ce pauvre Saguenay !

Je vous remercie de la bonne nouvelle apportée par votre télégramme d'hier ; Dieu en soit loué et qu’il daigne verser ses bénédiction sur ceux qui nous favorisent ainsi..

Veuillez agréer, Monsieur, L'hommage de mon profond respect et Me croire Votre très humble servante,

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