‹ Notices biographiques [microforme]Chapitre 20 sur 33 · ARTICLE DEUXIÈME PROFESSORAT · texte numérisé non relu

ARTICLE DEUXIÈME PROFESSORAT

En 1827, on le nomma professeur au séminaire de Québec, charge qu'il occupa pen ‘ant vingt et un ans ; sa classe portait divers noms suivant le caprice des écoliers ; on la nommait la Septième, ou les Elements, et assez souvent la Trente-sixième ; les élèves en étaient très nombreux ; il y en avait près de cent cinquante quand j'y fis mon entrée en 1836 ; ou nous enseignait la syntaxe de la langue francaise, les éléments de la grammaire iatine et les diverses règles de l’arithmétique,

Comme les écoliers, chaque année, étaient ordinairement très nombreux, il avait un ecclésiastique ou plus pour l’assister ; de mon temps, nous avions les révérends Joseph Bonenfant et Joseph Tardif,

À 74 heures du matin, tous étaient obligés d'assister, en corps, à la messe dans la chapelle du séminaire,

Les heures de classe étaient de 8 à 10 le matin et de 2 à 4 l'après-midi.

Les heures libres étaient consacrées à la récréation et à l'étude,

Les écoliers de toutes les classes, étaient obligés de porter un costume en drap bleu, avec nervures blanches, un ceinturon de laine verte autour de l’habit, et un casque de drap bleu avec bande de velours vert en été, et une bande de pelleterie en hiver,

Le professeur Baillairgé était universellement aimé par tous les élèves qui le regardaient comme un père ; il était leur médeein, leur garde-malade et leur conseiller : il ne se contentait pas de leur donner des soins corporels, il les préparait aussi à la mort et leur inspirait la résignation et la patience,

Le jeudi, jour de congé, chaque semaine, il allait ordinairement rendre visite à sa mère et de temps à autre à divers membres de la famille ou à quelque confrère de la compagne.

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