‹ Notices historiquesChapitre 15 sur 78 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Relâdiemenl «le Franklin dans ses croyances et dans sa conduite. — Ses fautes, qu'il appelle ses errata.

La conduite de Franklin se ressentit du changement de ses principes : elle se relâcha. C'est alors qu'il commit les trois ou quatre fautes qu'il nomme les errata de sa vie, et qu'il corrigea ensuite avec grand soin, tant il est vrai que les meilleurs instincts ont besoin d'être soutenus par de fermes doctrines.

La première faute de Franklin fut un manque de bonne foi à l'égard de son frère. Il n'avait pas à se louer de lui. Son frère «lait exigeant, jaloux, impérieux, le maltraitait quelquefois, et il exerçait sans ménagement et sans affection l'autorité que la règle et l'usage donnaient au maître sur son apprenti. Il trouvait le jeune Franklin trop vain de son esprit et du sun savoir, bien qu'il eût tiré de l'un et de l'autre un très-bon parti pour

Page 1