‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 109 sur 143 · UE · texte numérisé non relu

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établissements asglais de la Gambie, Le 14 février, M. de Pontevès élait devant le fort James, qui ne fil aucune résistance et se rendit à discrétion. Il s'empara de 17 bâtiments qui étaient dans le portet étaient chargés de nègres et d'ivoire. La goëlette remonta la Gambie jusqu'à 120 kilomètres et S'empara des comptoirs et magasins anglais situés sur la rivière. Au mois de mars, M. de Pontevès alla aux iles ue Loss et y détruisit les forts et Les comptoirs anglais établis dans ces îles et sur

1. Voir les Mémres du duc de Lauzun, édition Lucour, 18584. p. 259. Lauzun se donne dans toute cette affaire une importance exagérée. :

la côte de Sierra-Leone, prit plusieurs navires et en-

voya dans nos Antilles 600 nègres, el, en France, 800 dents d'éléphants. Cinq corsaires anglais furent te battus, pris ou coulés.

Cette expédition ne se termina qu'en juillet; elle fut très habilement conduite par M. de Pontevès et compléla le succès de M, dé Vaudreuil au Sénégal! F

Après quelques mois de croisière dans ces parages, pendant lesquels 11 coula bas ou brüla bon nombre de bâtiments anglais, M. de Vaudreuil alla à la Martinique, où il se rangea sous le pavillon du comte d'Estaing, commandant en chef des forces navales de la France ! aux Antilles. A la prise de la Grenade et à la bataille du e 6 juillet 4779 livrée à l'amiral Byron, M. de Vaudreuil joua un rôle important. fut alorsenvoyé dans la baie de la Chesapeake, pour seconder les opérations des troupes américaines, et il ne quitta la Chesapeake que lorsque l'hiveret les glaces le forcèrent à revenir à la Martinique.

M. de Vaudreuil allait arriver à la baie du Fort-

Royal, lorsqu'il rencontra une escadre anglaise qui croisait à l'entrée de la baie ; il cousit de voiles /e l'endant, qu'il montait encore, et, profitant du veut, 1l passa au milieu des vaisseaux ennemis, essuya leur feu sans y répondre el entra au Fort-Roval à la vue des Anglais stupéfaits de son audace.

En 1780, le Fendant se réunit à la flotte de M. de Guichen et prit une part brillante aux {rois combats Pr livrés par ‘et amiral à sir Rodney.

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