‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 15 sur 143 · DANGEAU, XV · texte numérisé non relu

DANGEAU, XV

2, 1 fut maintenu dans ces deux emplois, en 1718. (DANGEAT, XVI, 229, 380.) — Il remplacait aux fortifications Le Pelletier de Sourv, conseiller d'Etat et intendant des finances.

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D'ASFELD. il

fit à Philippe V. I refusa, et, montrant au due d'Orléans Ja Toison-d'Or, ille pria de le dispenser de servir contre lun de ses bienfaiteurs.

Lorsque la guerre dela Succession de Pologne éclata, il fut employé, sous les ordres de Villars, à l'armée dtalie (1733) et S'empara de plusieurs petites places: mais, en 1734, il servit à l'armée du Rhin com mandée par le maréchal de Berwick, qui était opposé au prince Eugène et à l'armée impériale, I passa le Rhin près de Manheim, avec 32 bataillons et 40 escadrons, obligea l'ennemi de se partager, et favorisa, par ve moyen, l'attaque des lignes d'Ettlingen, qui furent emportées, le # mai, par Berwiek. Le 23 mai 1734, le marquis d'Asfeld investit Philipshourg avec 32 balaillons et 2 régiments de dragons, I établit deux ponts sur le Rhin et fit travailler activement aux lignes de crconvallalion, Le 3 juin, on ouvrit la tranchée sous la direction du marquis d'Asfeld. Le 12 juin, Berwick éuittué d'un coup de canon dans la tranchée où il visitait les troupes.

Louis XV remplaca M, de Berwick au commandement de l'armée par M. d'Asfeld, qui fut fait maréchal de France, es cinquante et un ans de brillants services,

Le siège de Philipshbourg fut trés difficile et enc

trier, et il fallut l'admirabhle bravoure da nos grenadiers, surtout des grenadiers du régiment des

plus meur

Gardes, pour réduire la place, On lit dans les Mémoire: du due de Luvnes :

I y a quelque temps qu'en parlaut de la valeur uatu-

et YPAy

relle aux Français, Gh me contait ce qui élait arrivé à un grenadier à Philipshbourg, Ce grenadier était de tranchée, Quelques officiers le trouvèrent quittant son poste el s'en allant, Ils lui demandérent avec étonnement où il allait,

Et où peut aller un grenadier qui quitte son poste ! Je vais mourir », I était en effet blessé à mort,

Les ouvrages de Ta ville furent enlevés Tes uns après les autres, elle prince Eugène, qui était fort près de nos lignes, n'osait les attaquer, Une violente crue du Rhin survint le 10 juillet: elle inonda nos travaux; les

vs régiments de service dans les tranchées étaient dans

l'eau jusqu'à mi-corps, Malgré tout, le 46 juillet on

donna l'assaut à un ouvrage important, qui fat enlevé el conservé par nos grenadiers, Le 17, le gouverneur de Philipshourg, M. de Wulgenaw, fit demander au maréchal d'Asfeld de lui permettre d'envoyer consulter le prince Eugène sur le parti qu'il devait prendre, Le maréchal refusa eU lui fitdire que, S'ilne se rendait pas, ne serait point recu à capitulation, mais qu'il serait exposé «au courage » des grenadiers de l'armée, qui désiraientavee ardeur qu'on n'accordàl point de capitulation*. Le baron de Wutgenaw se rendit le 18. La garnison sortit avec les honneurs accoutumés et fut conduite à Mayence. Au début du siège elle était de 4,600 hommes: il en sortit 2,700, Nos pertes furent de 2,094 hommes tués et blessés, dont 13% officiers,

Le maréchal d'Asfeld mourutle 17 mars 17/3.

|. L'ouvrage à couronne, 2, Gaïetle, 1754, p.368. — Voir, pages 969-392, la Relation du sège de Philipshourg.

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ü Un hée, . KA sen “ , F} vais 14 LI À fe pres LE MARECHAL DE BELLE-ISLE. & de j:

du ke Retraite de Prague (1742) 5 les & ans F on \ , + Q ! 4 ea Charles-Loui--Auguste Foucquet, comte puis due de “ evé NE ne p 3elle-sle, naquit à Villefranche, dans le Rouergue, le ù eur es M: Les 4 22 seplembre 1684. Il élait petit-fils du surintendant ‘ au $ 1 Foucquet, si justement frappé par Louis XIV. I s'appela k el é | Ë LE d'abord le comte de Belle-Isle jusqu'en 1742, date à 4: al! ‘ ser 51 n ; 4 laquelle Louis XV érigea sa Lerre de Gisors en duché, Ar , | . . “4 : En 1701, il entra au service dans les mousquetaires, $ 'aÏ : …. RER # , malgré une certaine opposition de Louis XIV, « M, de %; «le ? on ! Charost!, dit le duc de Luynes?, me parlait de la peine Tu- * : D: ue | . il quil avail eue à faire entrer dans le service M, de Ÿ ar- | ; : | .

ul Belle-fsle, à cause de la prévention que Fon avait sur 4 ul . . , , , rt le nom de Foucquet. Il m'a ajouté que cependant le feu # ae , : 4 Roi, un an ou deux avant sa mort, avait remarqué avec a qe rs , | ae plaisir la grande volonté de M. de Belle-Isle », Sa con- % duite et sa bravoure avaient été telles, en effet, qu'elles ie expliquent le changement d'opinion de Louis XIV, a du Uinita: # l. Capitaine des gardes du corps. F4

2, Mémoires, I, 288, — Décembre 1740,

En 1702, M, de Belle-Isle était capitaine dans le régiment Roval-cavalerie; 1 fit partie de l'armée d'Allemagne commandée par Villars et fut blessé à Friedlingen (1702) et à l'assaut du fort de Kehl (1703). Nous le trouvons ensuile aux deux batailles d'Hochstett (1703-4); il fut encore blessé à ce dernier combal. Devenu mestre de camp d'un régiment de dragons, il alla servir en Halie sous le due de Vendôme else trouva au siège de Verrue, à la bataille de Cassano, à la baaille de Calcinalo où il recul une nouvelle blessure 1706) et au siège de Turin (1707). En 1707, il servit à l'armée du Rhin sous Villars, En 4708, il était au nombre des défenseurs de Lille: blessé grièvement ! pendant le siège de la ville, il S'enferma avee M. de Boufflers dans la citadelle, À peine guéri de sa blessure, il reprenait son service au bout de treize jours. Le sang versé avail lavé la lache originelle, et, pendant le siège de la citadelle?, le Roi le nomma brigadier de dragons, le 12 novembre, En 1709, il obtient la charge de mestre de camp général des dragons, En 1709, 4710, 1714 et 1712, il sert à l'armée du Rhinet s'y dislingue en plusieurs actions, En décembre 1719, «il pressa fort le Roi de lui permettre d'aller en Roussillon, servir sous M, de Berwick: il v a, dit Dangeau*, plu-

sieurs régiments de dragons dans celte armée, Le Roi

1. Voir dans les Mémoires du duc de Luynes (XIV, 466-168 plusieurs anecdotes sur les blessures de M. de Belle-fsle,

2, Qui fut prise le 7 décembre.

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