‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 17 sur 143 · COURCELLES, Diclionnaire dos généraux français, NA · texte numérisé non relu

COURCELLES, Diclionnaire dos généraux français, NA

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de mestre de camp général des dragons, qui ful acheee par le due de Chevreuse!,

Apres la mort de l'empereur d'Allemagne Charles VI (1740), ilse forma une coalition entre les électeurs de Bavière el de Saxe, les rois de Prusse, de Sardaigne el d'Espagne, pour démembrer FAutriche el empécher que Francois de Lorraine, grand-duc de Toscane, époux de Marie-Thérèse, fille et héritière de Charles VE ne devint empereur d'Allemagne.

La France devait-elle prendre part à la guerre qui commencal? L'électeur de Bavière, Charles-Albert, réelaimait la succession de Charles VEet la couronne impériale: il demandait Fappuide la France, et ses par- Uisans élaient nombreux à Versailles, Les frères de iclle-fsle, le comte et le chevalier? étaient les plus ardents à recommander lélecteur de Bavière, On donnerait, disaientals, la couronne impériale à un prince allié de la Frances on délruirail celle maison d'Autriche, notre ennemie héréditaire; la France et FEspagne s'agrandiraient, ainsi que la Prusse, dont le roi était l'ami de nos philosophes et qui ne pouvait manquer d'être notre allié fidèle et dévoué. N'avaitl pas

publié PAnti-Machiavel? L'opinion S'exalta peu à peu,

1. Le duc de Chevreuse était le fils du duc de Luynes, l'auteur des Méoires. À propos de cet achat le due de Luynes donne (1, 89) le prix de quelques-unes des grandes charges militaires. Le prix ordinaire de la charge de mestre de camp général de: dragons est de 300,000 livres (900,000 fr.) ; celle de colonel général des dragons est de 500,000 livres (4,500,000 fr.) ; celle de cominissaire, 265,000 livres (750,000 fr.) |

2, Déjà maréchal de camp.

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demanda elfinit par oblenir la guerre, malgré le vieux cardinal de Fleury, qui, avec raison, voulait Fa paix el soutenait qu'il fallait respecter la signature que la France avait donnée en garantissant la Pragmatique!, à laquelle nous devions l'acquisition de la Lorraine, Mais Fleury fut entrainé à son tour,

Le roi de Prusse était lun des principaux instiga- Leurs de la coalilion, Le comte de Belle-sle signa à Berlin le traité d'alliance entre fa France el Ta Prusse (fin décembre), À peine venaill d'être signé, que Belle: Isle recul, à Francfort, un envoyé de Marie-Thérèse, M. Koch, son secrélaire intime, pour proposer à Louis XV les Pays-Bas elle Milanais, Sil consentait à rester neutre?, C'était la vraie politique à suivre; mais il était trop lard.

Le comte de Belle-{sle fut nommé ambassadeur près la Diète de Francfort, où devaient se réunir les électeurs (11 décembre 1740), Le Roï lui donna un million (3 millions de fr.), « voulant que tout fül au plus magnifique”»; les amis de M. de Belle-Isle lui prétérent leur vaisselle d'argent, pour le dispenser d'en acheter; le Roi fournit des tapisseries,

Le 41 février 1741, Belle-lsle était nommé maréchal de France, et, le 17, il prêla le serment de maréchal, dans le cabinet du Roi, « Pour ces serments, dit le duc

de Luynes”, le Roï est dans son fauteuil, un carreau à

{. Au traité de Vienne (1735-38 2, LUYNES, Mémoires, XV, 431, 3. 1bidem, HI, 308, 519

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