‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 36 sur 143 · FISCHER · texte numérisé non relu

FISCHER

légere, et Fischer en fut le créateur, Ces troupes nou velles portérent d'abord divers noms : compagnies franches, légions mixtes, volontaires Bretons et Fla mands, dragons mixtes, et furent composées, à lorigins de fantassins el de cavaliers, Elles furent sans cesse réorganisées, dhninuées, augmentées; enfin, en 1789, elles portèrent définiivement le nom de ehasseurs à cheval el de chasseurs à pied; il v avait alors 42 régi ments des premiers et 20 bataillons des seconds. On ait quelles admirables lroupes furent, pendant Îles wucrres de l'empire, les chasseurs de Montbrun, d'Au quste Colbert et de Lasalle, et quels brillants soldats ont uos chasseurs à pied.

Jean-Chrélien Fischer, d'origine allemande, vint en lrance, après la campagne de Bohème, à la suite du iaréchal d'Armentières, comme soldat. Célait un cavalier léger excellent, intelligent, aclif, qui s'éleva peu à peu. En 1743, 11 fut chargé par le maréchal de belle-lsle de lever un corps franc, de 500 chasseurs à cheval, Les chasseurs de Fischer avaient une veste verte, une pelisse écarlate; la housse du cheval était en drap rouge; ils élaient armés d'une carabine, de pistolets el d'un sabre.

En 4744, Fischer sert en Flandre el en Alsace: en 14, 1 est à l'avant-garde de l'armée dans le Palatinat : cn 1747, on signale sa belle conduite au siège de Berg-

vp-/00m, el il est fait Hieutenant-colonel. En 1748, sa

Cest la premiére fois que ce

nou apparail dans l'histoire iotre cavalerie,

à 1 | —— = fe "a 74 FISCHER. | AL ‘ réputation est faite, et le due de Luynes l'appelle « un és Te de nos fameux partisans! ». été f En 14755, les chasseurs de Fischer sont envoyés 7 4 contre les bandes insaisissables de Mandrin. mé 4 ÿ! Mandrin, d'abord soldat, puis déserteur, assassin, FT Hé fabricant de fausse-monnaie, maquignon, devintentin en | 1% 4754 le chef d'une troupe de contrebandiers et de UN ALU voleurs, qui s'augmenta peu à peu el finit par devenir dre jo une bande nombreuse, Pendant plus de deux ans, cette ata ÿ bande insaisissable commit toutes sortes de pitlages, de | con ‘1 brigandages el de meurtres; elle battait et Luait sans dé Du pitié les douaniers, trop faibles pour lui résister, Elle | Cett L}' ES sempara de dix-neuf villes, qu'elle ranconna, dans le rate QE Dauphiné, le Rouergue, le Vivarais, le Gévaudan, la il y 1; i Franche-Comté. la Bresse, l'Auvergne, Le Velay, Île Fe SR Forez et la Bourgogne, où les chasseurs de Fischer | Aller | te rencontrèérent Mandrin, à Brion, dans les environs | veill E:.0F3 d'Autun. Mandrin les atlaqua, el ce ne fut qu'après un E cipli ji ie combat acharné que Fischer vint à bout de ces bandits? | tous as | à Le duc de Luynes* écrit dans ses Mémoires, à la date | hom | 11 du 26 août 4756 : « M. Fischer, dont le nom est bien | lets, ï d connu, à été chargé de lever 4,000 hommes, Cette levée dire ni a été faite en six semaines de temps. Ia établi 200 offi- au-d " ciers, et il à méme 300 surnuméraires, Dans ces ni da nu 4,300 hommes, il ny à pas un Francais, ni sujet du Pe FU Roi; mais ce qui mérite infiniment d'être remarqué vigoi SN : 1. Mémoires, IX, 4: XIIE, 417. LT A \TIER 2. Ils furent dispersés et Mandrin se sauva en Savoie, Il y fut curiet Lo pris, amené en France, jugé et roué (1755). 2 V EL: 3. Mémoires, XV, 207. | 3 B a ||

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