DANGEAU
DU BOURG. h]
En 1704, à la seconde bataille de Hochstett, perdue par les maréchaux de Marsin el de Tallard, il était dans l'armée de Marsin et commandait laile gauche de la cavalerie, forte de 54 escadrons. Il se signala dans cette journée si funeste en rompant, au début de la bataille, 82 escadrons commandés par le prince Eugène et en prenant de flane l'infanterie impériale, Mais Marsin arréla ce mouvement, qui pouvait lui donner la victoire S'il avait su le comprendre et en Lirer parti, Après la défaite des deux incapables qui étaient à la tête de nos lroupes, du Bourg se mit à l'arrière-garde avec toute la cavalerie, et couvrit la retraite des débris de l'armée,
En 1705, il fit, sous le maréchal de Villars, la belle campagne de la Moselle, dans laquelle le maréchal, posté dans son camp de Sierck, arrêta l'invasion de Marlborough et sauva Metz. En 1706, le 4 mars, il arriva à M. du Bourg, à Versailles, une aventure assez extraordinaire, En se retirant chez lui le soir, après le souper du Roi, il fut attaqué par un capilaine du régiment de Bourgogne-cavalerie, qu'il avait fait casser ; il fut blessé de deux ou trois coups, dont heureusement il ny en eut point de dangereux. M. de Saint-Sernin, qui se retirail chez lui, les sépara. Ce capitaine, qui se uommait Boile, laissa son épée, sa perruque et son chapeau, et se sauva. Le Roi donna des ordres pour qu'on fit toutes les diligences possibles afin de le rattraper, voulant faire punir sévèrement une action d'aussi dangereuse conséquence !. Quelques jours après, le