‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 68 sur 143 · Mercure de France · texte numérisé non relu

Mercure de France

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parérent. « Ges actes de brigandages », suivant l'expression de Louis XV, décidérent enfin le roi de France à déclarer la guerre, qui débuta, en Amérique, par la victoire de la Belle-Rivière®, dans laquelle les généraux qui commandaient les deux armées, M. de Beaujeu et Braddock, furent tués (1755), Le général en chef de nos troupes, le baron Dieskau, ayant éle blessé el pris par les Anglais, dans un combat livré sur le lac Saint-Sacrement, le gouvernement le remplaca par le marquis de Montcalm (1756).

La Nouvelle-France où Canada avait alors pour souverneur M, de Vaudreuil, homme faible, dominé par lintendant du Canada, Bigot, voleur émérite, condamné en 1763, par le Châtelet, pour ses déprédations, qui causérent en partie la perte du Canada.

Après la défaite du baron Dieskau, M. de Vaudreuil avait demandé à la France des renforts, et le gouvernement, qui n'élail pas encore engagé dans l'alliance de l'Autriche contre la Prusse, envoya des vivres, des munitions, 1,300,000 livres et un millier d'hommes, ce qui porta notre armée régulière à 8 bataillons comptant environ 3,800 hommes, À ces troupes pouvaient se

Joindre quelques milliers de milices canadiennes et de

Sauvages alliés de la France,

Montcalm, quoique maréchal de camp, avait les pouvoirs et remplissait les fonctions de lieutenant général. Sa solde était de 36,840 livres avec 14,160 livres pour ses aides-de-camp. Avec lui étaient arrivés en Canada

{. Nom francais de l'Ohio.

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LE MARQUIS DE MONTCALM. 159 ; if je AU 7:

LL ECO NS, au le chevalier de Lévis", brigadier, M. de Bougainville, .E LR LE alors capitaine de dragons el aide-de-camp de Mont- SIA rf - RNA: ‘ calin, M. de Bourlamaque, colonel d'infanterie el A ES S é Se (A & | ingénieur, DCE + | Me + e Montealm ne larda pas à se brouiller avec le gouver- NOT: | neur, M, de Vaudreuil: il était indigné des malversa- et da ‘à é lions de Bigot et de ses complices?, et de la faiblesse LEE ur | de M. de Vaudreuil, qui tolérait ces scandales au Heu AO RL NE La du Le " de les réprimer vertement. Une lettre de laide-major HUB genéral de l'armée, le chevalier de Montreuil, signala 4 ar ces abus : «IE est incroyable, dit-11, combien le Roi en ET. né est volé par la mauvaise administration des affaires ». AE EN AR n- M. Doreil, commissaire des guerres el fort honnéle NE IE à a- | homme, écrivait la méme chose. A EE ; L LL] , . . nn ‘ rt, TER Montcalm faisait remarquer au ministre la difficulté AE ETAT cn uil de faire la guerre dans un pays immense, sans routes, % e- partout couvert de bois, el avec si peu de forces, Les NE. de seules voies de communication, en effet, étaient les HS. :: M les rivières, encombrées de «saulls » ou rapides, et les lacs, Se ELA 4 ce que la violence des vagues rendait souvent imprali- DEN ES PU bnl cables aux bateaux. die 28 se Malgré des difficultés de toutes sortes, dont il vint à RURe : de bout, Montcalm, dès la première année de son com- 0 + mandement (1756), ballit les Anglais à Chouegen, fort AE AS AA) : ®, Ÿ hirt /*;4 ' )U- situé sur le lac Ontario, d'où sort le fleuve Saint- Nid 4e EU al. Laurent, Jul Une EU da | de ; : é :

{. Depuis due de Lévis el maréchal de France en et Qt 2. fs étaient plus de soixante, ; d «à ue ; se A RAD ON ME. Vu 3. Le 12 juin 1756. T4 rt

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Les Anglo-Américains, pour faire la conquête du Canada, s'étaient partagés en quatre corps placés sous le commandement snérieur du général Loudon, Le premier corps, C J) hommes, s'avancait sur Montréal par le lac Cnamplain et la rivière Richelieu, H élait tenu en échec par M, de Lévis, posté avec 3,000 hommes, au fort Carillon', situé à la téte du lac, Le second corps dut se porter sur le fort Niagara, entre les lacs Érié et Ontario; sa mission était, en prenant Niagara, de couper les communications entre le Canada (vallée du Saint-Laurent et la vallée de l'Ohio, Le troisième corps devait s'emparer du fort Duquesne?, situé sur FOhio dont il commandait la vallée; les colons de la Virginie voulaient absolument devenir les maitres de cette vallée, Le quatrième se portait de la Nouvelle- Angleterre sur Québec par la rivière Chaudière,

Montcalm, partidu fort Frontenac*avec3,000 hommes, alla assiéger le fort Chouegen, défendu par 4,800 Anglais aux ordres du colonel Mercer, Exactement, Chouegen, dont l'ennerat avait fait lune de ses principales bases d'opérations, se composait de trois grands ouvrages, les forts Chouegen, Oswego el Georges. C'élail une position redoutable; mais elle fut allaquée et enlevée en quelques jours avec une incomparable vigueur, Ajoutons que les Anglais la défendirent assez mal : on leur fil 1,640 prisonniers, on s'empara de 113 bouches à feu, d'inmenses

4. Aujourd'hui l'importante ville de Ticondéroga. Aujourd'hui la ville de Pittsbourg,

3, Le fort Frontenac est situé au point d'où le Saint-Laurent sort du lac Ontario.

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DA 62: 0 LE MARQUIS DK MONTCALM, 161 NEA La À 00R approvisionnements d'armes, de munitions et de vivres, Ur UE, x) 7 de 5 bätiments de guerre portant 52 canons, de 200 ba- 2; Hp: : à leaux, ele, de tout d'une valeur de 45 millions de pl deg à : , ‘UPS Mt bvres!, DIN PRO “ H L "4" | Montcalm revint à Montréal et retourna bientôt au lac Saint- NE ‘1 , Sacrement faire face au général Loudon, qui fit demi-tour 0 it L LU ‘ "3 114 7 et s’en alla à Albany, dans la Nouvelle-Angleterre, sans avoir ja nr , Cr Fr” , Le “4 / osé attaquer son adversaire, malgré la supériorité de ses AT" , . , .,. , 1,2 108 ie't d forces, Montcalm revint de cette expédition à la fin de no- } AE: ER \… à . . , ‘ ? av!

vembre, sur les glaces, souffrant depuis deux mois un froid AO HR , 0 ‘ x Ne : one he 1 UE4 ( excessif, el ayant parcouru, depuis le mois de juin, environ We. 14: 2 L , F4 ), 800 lieues (3,200 kilomètres) de pays déserts?, "a NS": ) ‘ v, di Ml "+ mas “2 . ” : Œ be QU LA | La campagne de 4756 étail marquée en Europe par ARR à Br 18 re | EAN AE NAN d'autres victoires remportées sur les Anglais : La Ga- Me: ps fie 20 lhssonnière battait leur flotte en vue de Minorque, Ri- pe de C- , : È ae , , tete 1 chelheu s'emparait de Port-Mahon et du fort Saint-Phi- #5. ‘4 lippe, le maréchal d'Estrées battait les Anglo-Hano- DATA" S IRE D 4 . « r . , ME: #0" F vriens à Hastenbeck, Notre marine, relevée par M. de ALT” 1= | : | Win SRE Machault, était en étal de lutter contre ta marine anglaise AATUR n, | cu Le FE M di et de la vaincre, On avait le droit d'espérer que les An- A PACE M glats se repentiraient de nous avoir attaqués, lorsque DA LR le souvernement de Louis XV S'allia avec l'Autriche DANECE V 1 e ne | Ù OR tif contre le roi de Prusse Frédéric, pour reprendre à celui- dite RS es . d À L ci la Silésie et la rendre à Marie-Thérèse, Dès lors la due. RAT cs PATES FA AL . fortune changea; toutes les ressources de la France HA AE 1 ri- d Le “ furent employées à la guerre continentale, à la guerre de Sept-Ans; la marine et les colonies furent abandonnées, sd 1. Au moins 50 millions de francs d'aujourd'hui.

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