‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 74 sur 143 · Soixante on soixante-dix kilometres · texte numérisé non relu

Soixante on soixante-dix kilometres

Pa "2 LI MARQUIS DE MONTCALM. 175 x ir soutenus par le feu des frégates qui les protégeaient' » ÿ ant Malgré laclivité et le zèle de Bougainville, Wolf surpar prit le poste qui élait chargé de la défense de l'anse du et let, Foulon, et il y débarqua à l'improviste 6,000 hommes. Re) Fi on, [avait trompé les sentinelles à laide des mots d'ordre i ttu que lui avaient communiqués de misérables déserteurs, | $ u6s, L'officier, qui commandait à ce poste, était un ami de ai à gs tens lintendant Bigot et plus que mal noté: il ne se gardait le ds rlais pas et fut pris dans son Hit, Wolf avait donc pu gravir ce | it la hibrement la falaise, du haut de laquelle 1 eût été si RS LE facile de le repousser, ; aint- L Montcalm accourut avec 4.500 hommes et crut devoir | ‘ : bâti. ttaquer Wolf avant qu'il eût plus de monde avec lui. À L à leuve D'ailleurs on était habitué à battre les Anglais avec des ok | des forces inférieures aux leurs, Bougainville étant à une do Bt A: lieu quinzaine de kilomètres, Montcalm aurait dû. semble- : it de &1l, attendre son arrivée avant de livrer bataille à enfin l'ennemi qui eùt été pris entre deux feux, M. de Mont- a us de calm en jugea autrement, et, sil commit une faute, illa Ne d: N . paya de sa vie. A SÈ4" anl C une Le matin du 13 septembre, Wolf arriva sur le plateau D hts de d'Abraham, à l'extrémité duquel est situé Québec, et la #0 lébar- bataille s'engagea*. Elle fut meurtrière; Montcalm et ERP ; ; Bou- Wolf furent blessés mortellement, mais la victoire resta AM M uvrir aux Anglais. , au à nonde « Quoique blessé, Montcalm eut le courage de rester 5 FR # ge de | à cheval, et fit lui-même la retraite de l'armée sous les % fi à re, el Fa é 1. Mercure de France, janvier 1760, p. 213. A re 2. Elle porte le nom de bataille d'Abraham ou de première (54 80 ter à bataille de Québec. ba À LUN ‘à

LM N sascamasmsaiimsn = d t À 174 LE MARQUIS DE MONTCALM, te Yi + | : | Pr mr murailles de Québec, où plutôt sur les débris de ces À ‘APRIL IE? murailles que Fartillerie anglaise battait sans relâche 4 TN e F | si:

} MOPRMRE depuis deux mois. Il entra dans cette ville ruinée, N | donna ses ordres à tout, se fit panser, interrogea le Se chirurgien, el, sur sa réponse, dit au lieutenant de Roi : |'ARRRE de Québec et au cominandant de Royal-Roussillon ON 'RRT « Messieurs, je vous recommande de ménager l'honneur ji de Ta France et de tâcher que ma pelite armée puisse u se retirer cette nuit au delà de la rivière du Cap-Rouge! our joindre le corps aux ordres de M, de Bougainville ; | } (a) ni pour moi je vais la passer avec Dicu et me préparer à | la mort, Qu'on ne me parle plus d'autres choses? ». CARE Montealm mourut le lendemain, 14 septembre, à cinq NRA heures du matin, et ses soldats l'enterrérent simple- A4 wt. ment dans un trou de bombe, « fosse digne de l'honneur | LE RE d 5 = .

MU ‘ni de nos armes », dif Chateaubriand, l LR at | PACE du |.” le OPA 1. Environ 10 kilomètres au-dessus de Québec. “ EM TT 2, Mercure de France, janvier 1760, p. 214-215. | .. {, , R à dl le a 7 P à k Le 5(

Bataille d'Hastenbeck (1757)

Louis-César le Tellier de Courtenvaux, comte d'Estrées, petits de Louvois, naquit le 2 juillet 1695, 1 fut d'abord chevalier de Malle et appelé Le chevalier de Louvois; en 4722, il prit le nom de marquis de Courlenvaux et, en 1739, celui de comte d'Estrées

I'entra au service en 1746 en qualité de cadel dans le régiment d'Anjou-cavalerie, y devint capitaine en 1717, 6e fut nommé mestre de camp du régiment Royal-Roussillon en 1718. L'année suivante, pendant la guerre que le duc d'Orléans, régent de France, fit à Philippe V, roi d'Espagne, le chevalier de Louvois servit sous le maréchal de Berwiek et prit part aux sièges de Fontarabie, de Saint-Sébastien, d'Urgel et de Roses, Lorsque Stanislas Leczinski, roi de Pologne détrôné, vint se réfugier à Wissembourg (1720), le Régent, pour lui faire honneur, y envoya le régiment du chevalier de Louvois, [sut plaire à la fille de Stanislas, qui lui aurait accordé la main de Marie Leczinska, sa fille, si le Régent avait consenti à donner à l'aimable

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colonel le titre de duc. Après la mort du Régent, une intrigue de Cour fit épouser Marie Leczinska par le roi de France, Louis XV (1725).

En 1722, le chevalier de Louvois fut pourvu, pendant la minorité de son neveu’, de la charge de capilaine-colonel des Cent-Suisses de Ta garde du Roi, et prit alors le nom de marquis de Courtenvaux*.

Pendant la guerre de la Succession de Pologne, il servit au siège de Kehl (1733), fut nommé brigadier de cavalerie en 1734, combattit à Et{lingen et prit part aux sièges de Philipsbourg et de Worms.

A la paix, le marquis de Courtenvaux devint l'un des familiers de Louis XV: courlisan assidu el très goûté du Roi, ilétait du jeu et des chasses de S, M.°, Pendant la campagne de Fontenoy, à laquelle Louis XV assista. il joua avec le Roi et perdit 5,000 louis', Le Roi pendant la campagne gagna 17,000 louis". « C'est le Roi lui-même, dit le duc de Luynes”", qui serre cet argent, ainsi que tout ce qu'il gagne. On prétend qu'il doit en avoir beaucoup dans ses armoires ». Plus lard, en 1752, nous retrouvons M. d'Estrées au jeu du Roï à Marly, où 1 gagna”, et à Compiègne.

4. Francois-Michel-César le Tellier de Courtenvaux, fils de Francois-Michel le Tellier, marquis de Courtenvaux, mort en 1719.

2. Il exercça cette charge jusqu'en 1733 et la remit alors à sou neveu.

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