Gazette, 1109, p
4. Louis-Antoine-Erard de Dainas, comte d'Aulezy, maréchal de camp du 20 mars 1709.
Le 22, le maréchal d'Harcourt eut avis que les Suisses du canton de Bâle! avaient donné passage à 2 régiments de cuirassiers impériaux, de 1,000 hommes chacun, et à 1 réuiment de hussards, commandés par le comte de Mercy, lequel entra le 21 en Alsace et s'avança vis-à-vis de l'ile de Neubourg? pour favoriser la construction d'un pout sur le Rhin, qui fut achevé le 23,
Le 22, le maréchal d'Harcourt détacha ie comte d'Anlezy, maréchal de camp, avec # bataillons et 8 escadrons, pour aller joindre le comte du Bourg, lieutenant général. Il était parti le 20, avec 3 escadrons seulement, espérant disputer le passage du Rhin aux ennemis avec 8 autres escadrons et 2 bataillons commandés par le sieur des Roscaux, brigadier. Mais il trouva qu'il s'était retiré à Biessen, près du Neuf- Brisach, à cause du passage imprévu du comte de Mercy.
Le comte d'Anlezy, ayant fait une diligence extraordinaire, arriva au camp, le 24, avec la cavalerie; mais l'infanterie ne put arriver que le 25 après midi, quoiqu'on lui eût fait fournir à Strasbourg des charriots pour la soulager, Le 26, à cinq heures du matin, le comte du Bourg fit marcher sur trois colonnes l'armée, qui était composée de 12 escadrons de cavalerie, de 6 bataillons et d'un septième formé de 400 grenadiers, à la tèle desquels il mit le sieur Liotaud, colonel. Il mit à la tèle de l'infanterie la compagnie de dragons du comte de Reignac, commandant de Brisach, et à la tête de chaque colonne de cavalerie un détachement de 50 maitres.
On n'avait pas encore fait deux lieues que les hussards des ennemis parurent; mais le comte du Bourg avait ordonné le soir précédent de ne pas interrompre la marche pour escarmoucher avec eux, afin de ne pas donner le temps au comte de Mercy de faire venir l'infanterie restée