‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du Congo (volume 2)Chapitre 21 sur 47 · LS · texte numérisé non relu

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EL MEN FAO FRE Es 111,000.

Le Sénégal aurait importé en France :

En 1900 . . 127.,000,000 kilos 22,637,000 francs. 1901 . . 113,549,156 » :15,344,003

Mais comme on le remarquera, certains de ces chiffres sont supérieurs à ceux donnés d'autre part, aussi trouvons-nous pour 1901 et ‘1902 la répartition de celte marchandise relatée comme suit dans des sources oflicielles :

1901 1902 Pays de destination. Kilos. Kilos, Franes.

France . . 90,549,156 83,649,032 15,651.M41L Hollande . . 16,961,641 13,381,213 2.343,43

Autres pays . 15,952,835 13,194,490 2,529,385 123,483,632 110,224,735 20,527,156

Le développement considérable pris par cette culture devait naturellement pousser à éssayer l’extraction de l'huile sur place, soit pour la consommation directe, soit pour l'exportation qui aurait peut-être pu se faire dans de meilleures conditions, mais cette industrie n'a pas réussi et les huileries qui ont été installées à Saint- Louis n’ont pas prospéré et actuellement toutes sont abandonnées; l'exportation de l'huile n’a d’ailleurs jamais été très considérable; les plus forts chiffres que l’on cite sont :

Hnierl -Petite-Côle. - .£ . 2,584 kilos.

1897 : Casamance. . . . 3,318 »

Mais les tourteaux ont été exportés de Saint-Louis en proportion assez notable ; en 1895, on cite une exportation extraordinaire, il est vrai, de 154,000 kilos, mais depuis ce commerce est bien tombé.

La plupart des autres pays de l’Afrique occidentale francaise, et entre autres la Guinée francaise, n’ont pas vu la valeur de l'exportation de cette graine augmenter

dans la même proportion que le Sénégal, et la Guinée portugaise n'a pas non plus suivi pour ce produit une marche aussi rapide. ‘

Le tableau ci-dessous, qui donne les exportations de 1890 à 1898, indique des chiffres approximatifs de leur valeur (en francs), qui pourront être comparés à ceux du tableau précédent :

Guinée française. Gambie. Guinée portugaise.

BOULES 253,882 4,000,000 175,000 TOO ITA 200,000 3,921,800 72,000 189927 Lt 103,065 4,079,450 = SL ROTION 198,085 4,917,250 — 18924254". 196,892 3,282.650 - DOUTE 46,199 1,593,575 100,000 1896779. 21,940 3,081 ,350 100,000

189 are. 23,885 3,190,950 50,000 10907 65,699 9,171,835 45,000

En 1901, la Guinée a exporté pour 106,257 francs d’arachides.

Le Dahomey ne fournit pas d’arachides pour l’exportation, cependant cette culture y est assez répandue, et les indigènes ont même pris l'habitude de cultiver cette plante avec soin, car dans certaines régions du centre on trouve aux environs des villages des plantations dont les sillons sont bien alignés.

Comme le montrent toutes ces statistiques, il y a eu des fluctuations assez importantes dans les exportations d'arachides du Sénégal et des autres pays vers l’Europe.

Ces différences sont dues en partie à des renseignements peu complets, en partie aux importations d’arachides des Indes qui commencèrent, vers 1877-78,

à arriver en quantités notables sur les marchés européens Ces chiffres montrent également la baisse constante de la valeur du produit; tandis qu’en 1887 les arachides valaient encore 350 francs la tonne, elles ne valent plus actuellement qu'environ 240 francs et tendent à diminuer encore de valeur. Malgré cette forte baisse de plus de 30 p. c. en une quinzaine d'années, la production est devenue de plus en plus considérable et a au moins quintuplé depuis dix ans.

On doit l’augmentation de ce commerce indiscutablement au développement des moyens de communication et de transport qui ont permis de faire la culture de ce produit dans des régions où l’on n'aurait pu, avant l'installation de chemins de fer, établir une exportation rémunératrice.

En France, il y a actuellement plus de cinquante fabriques d'huile d’arachides dont une quarantaine sont établies à Marseille. Sur ces cinquante fabriques une quinzaine possèdent environ six cent cinquante pressoirs utilisés uniquement pour cette graine oléagineuse.

Après Marseille, Bordeaux occupe la première place dans le commerce et la préparation des arachides; la quantité de matières premières traitées dans ces deux villes est de beaucoup supérieure à celle utilisée à Rotterdam et à Mannheim qui suivent immédiatement Marseille et Bordeaux au point de vue de la consommation des arachides.

L'industrie du savon consomme à Marseille à elle seule de 3,000 à 3,500 tonnes d’arachides et autres

petites graines huileuses et environ la même quantité de coprah et d'huile de palme. Les arachides constituent environ le tiers de la totalité des graines importées à Marseille.

Cette importation a été croissante dans ces dernières années.

Pour donner une idée de l'importance de ce commerce en France, nous donnerons ci-dessous le tableau des importations d’arachides en France pendant l’année 1902, tableau que nous emprunterons à la notice de M. H. Lecomte :

Provenances. | Quantilés. Valeurs Kilos. Francs, Arachides en cosses :

Espagne Gin OC METRE 800,974 Côte occidentale d'Afrique . . . 123,280 Possessions anglaises (Afrique occ.). | 24,932,561 Autres pays d'Afrique. . . . . 109,979 Lnties anglaises. « ©, 4 4202 626,748 Indés hollandaises "2, Eur 231,858 République argentine . . . . . 114,000 Aulres pays élrangers. . . . . 100,513

SEUL. MN EMEA CE VEEENEARTSERE Elablissements français de la Côte

occidentale d'Afrique . . . . | 1,009,444 Inde française . . . sh re LM 1,759,699 | Indo-Chine . . . . . . . . | 3,618,000

Provenances | Quantité | Valeurs. Kilos. Francs.

Arachides décortiquées :

Possessions anglaises (Afrique or.). 64,922 Autres pays d'Afrique. . . . . 3,830,312 fndes anglaises 0. 0,200 .21245; 938,020 CNT ER er RS TERRES EE 234,650 RARE OUT cod UE 29716482 République argentine , . . . . 419,000 Autres pays élrangers. . . . . 6,708

50,771,184 | 16,754,491 le dr AnCAISe Re RE PSE 68,680,325 | 22,664,507

Total . . . 119,451,509 | 39,418,998

En 1900 il n’y avait guère que 22 p. c. environ de la totalité des arachides importées qui arrivaient décortiquées sur le marché, en 1901, 54 p. c. environ de l’importation représentait des noix décortiquées. La raison de cette augmentation dans le pourcentage de oraines décortiquées réside dans le fait que le pressage du fruit entier mélange à l’huile un sue qui lui communique un goût amer et une odeur spéciale, qui la rendent impropre aux usages culinaires. Si les graines sont fraiches, il est difficile d'en séparer l'écorce à la machine ; si elles sont sèches, on peut facilement obtenir cette séparation par pillonnage. Le prix de la maind'œuvre indigène permet de décortiquer les graines sur place à bon compte, et de la côte du Mozambique, de Madras on envoie presque uniquement des graines

décortiquées. C'est de Madras que Marseille recoit le produit le meilleur marché; c'est de là aussi que vient la plus forte quantité de graines. Celles-ci donnent de 39 à 40 p. c. d'huile pure, et le tourteau qui reste, après expression, renferme encore de 7 à 9 p.c. d'huile.

L'huile d’arachides de Madras revient en France à environ 58 francs les 100 kilos. L'huile fine, pour les usages culinaires, est obtenue des arachides de la côte occidentale d'Afrique, en particulier. de Rufisque; ces graines arrivent à Marseille non décortiquées, et sont travaillées sur place; l'huile extraite vaut de 75 à 80 francs les 100 kilos. L'huile extraite des arachides du Mozambique, décortiquées à la main, atteint à peu près la valeur de celle de l'huile de Rufisque, c’est à-dire en moyenne 74 francs. Ces prix s'entendent pour huiles de première expression; l'huile de seconde expression, employée surtout pour l'éclairage, atteint encore de 68 à 70 francs les 100 kilos.

En Gambie anglaise, la culture de l’arachide est en grand progrès, elle est faite uniquement par les indigènes, l'intervention du blanc se fait sentir seulement quand la graine est récoltée. Ce produit constitue à peu près la seule marchandise d'exportation de la Gambie et représente les sept huitièmes de la valeur des exportations de la colonie. Les exportations d’arachides se font en général à destination de Marseille et de Bor-deaux, 300 tonnes vont en moyenne en Angleterre. Le commerce de ce produit est entre les mains de cinq firmes importantes : Bathurst Trading Company, Com-

pagnie francaise, MM. Maurel et H. Prom, MM. Maurel frères et MM. Wealter et Ci. La première et la dernière firmes sont anglaises, les trois autres françaises. La « Bathurst Trading Company » exporte à elle seule environ le tiers de la production totale; celle-ci se chiffre pour la Gambie anglaise, par périodes décennales, de 1840 à 1890 et par année de 1895 à 1908 :

Bed LA 1,212 tonnes 15,209 livres sterl.

50 27kx7. 6,009 » 12 2e ” 20 DR 9,952 » 96,112 »

TON Er 15,481 2 > 121,329 »

ROSUN Le ar 13,824 >= 110,595 c) SO RUE 18,263 » 129,828 7 18954; %: 9,905 » 55,827 ” ONG Fe 12007: 7% ;= 69,694 »

MST x: A4 PET CRE 126,605 »

POBM cut SUIS)» 200,309 ” 1:10 RÉRMEER 94,999 17 210,005 »

DOUDISP RE. 39,805 » 221,841 »

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