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La première j^lace appartient donc à la capitale du pays, Helsingfors, avec ses 67'2 ateliers, ses 12,055 ouvriers et ses 46,389,487 marks de production annuelle. La part des artisans dans ces chiffres est de 500 ateliers, 2,800 ouvriers et 7 millions de production: le reste est la part des fabriques. Tammerfors avec ses 288 ateliers, ses 8,269 ouvriers et sa production de 26,292,689 marks, occupe la seconde place; les artisans y sont représentés par 240 ateliers, 1,200 ouvriers et une production de 2,400,000 marks. Ainsi, pour le chiffre absolu des fabriques, Helsingfors occupe la première place; mais si l'on considère la population totale, le fait que les ouvriers forment à Tammerfors 28,1 " ^, de cette population, tandis qu'à Helsingfors ils n'en représentent que 14,D " ,,, enfin l'importance des fabriques de Tammerfors et leur groupement en un seul endroit, des deux côtés des rapides, il est certain que cette ville doit être considérée comme le centre industriel le plus important du pays. Pour des raisons du même genre, les petites villes de Bjorneborg et de Kotka, possédant toutes deux de vastes scieries, doivent être placées, au point de vue industriel, immédiatement après Tammerfors. Dans certaines autres petites villes, le chiffre relatif de la population ouvrière égale et dépasse même celui des villes ci-dessus; mais, vu la faible population de ces villes, la présence d'une seule grande fabri(pie suffit souvent à hausser le chiffre relatif de la population ouvrière: aussi ne i)eut-()n les faire entrer en Hgne d(^ compte.
Le tableau suivant donne quelques indications concernant l'âge, le sexe etc. des ouvriers.
Ouvriers ;i.u:és de moins de 15 ans
Ouvriers do 15 à IS ans
Ouvriers âgés de plus de 18 ans
Total
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Il ressort de ce tableau que la proportion des femmes employées par l'industrie finlandaise s'est maintenue à peu près constante et constitue environ nn cinquième du nombre total des ouvriers; on remarque toutefois ces dernières années une légère augmentation. Mais la proportion entre hommes et femmes varie considérablement avec les différentes espèces d'industrie: c'est ainsi que l'industrie textile occupait en 1898 6,221 femmes et seulement 3,202 hommes, c'est à dire que le nombre des premières atteignait 66 ^:^ du nombre total; il est vrai que l'industrie textile est, entre toutes, celle qui occupe
le plus grand nombre de femmes. Un nombre considérable de femmes sont aussi occupées par la fabrication des allumettes {66 '^ ,,) et l'industrie des tabacs (79 ^\'ç^). Toutefois leur chiffre absolu dans ces deux industries n'est pas aussi grand que dans lindustrie textile, qui à elle seule occupe le tiers environ de toutes les ouvrières du pays. On trouve aussi une proportion assez élevée de femmes dans les industries suivantes: confection de vêtements (36 '* Y, du total des ouvriers), fabrication du papier (35 "* „), fabrication des caramels et du chocolat (50 '* ,,: cette industrie est très peu développée, et le nombre des ouvriers qu'elle occupe insignifiant), boulangerie (33 *',>), fabrication de la faïence (30 " ,,), fabrication des bobines (30 ^* ,j), brasserie (25 ** ,,), imprimerie et lithographie (26 '* ,,), tuilerie (19 *' ^,), bâtiment (13" ,,) et scierie (9 '■ ,,). Les autres industries n'occupent qu'un nombre fort restreint de femmes. Nous voyons aussi que le nombre des ouvriers âgés de moins de 18 ans, mais de plus de 15, qui avait quelque peu diminué après 1890, manifeste durant ces dernières années une tendance à remonter. En général, le nombre des ouvriers du sexe masculin au dessous de 18 ans est à peu près double de celui des ouvrières. Les industries qui emploient le plus grand nombre d'ouvriers au dessous de 18 ans sont l'industrie des allumettes (25 " ,, du nombre total d'ouvriers dans cette industrie), la verrerie (21,4*'„), l'industrie graphique (24 " ,^), l'industrie des tabacs (15 '* „), la boulangerie (14 -V^^), les industries textiles (11'*,,), la fabrication des bobines (10 '*,,), le bâtiment et la tuilerie (7",,),
la papeterie (5 " ,,) et la scierie (4 " ,,). La loi finlandaise défend d'employer les ouvriers au dessous de 18 ans à des travaux de nuit, à moins d'une autorisation spéciale.
Le tableau indique aussi à partir de 1891 une diminution considérable du nombre des enfants entre 12 et 15 ans employés, par l'industrie finlandaise. Il est vrai qu'on observe, ces toutes dernières années, une lente augmentation de ce chiffre, qui n'en est pas moins notablement inférieur à celui de 1891. Cette diminution subite est l'effet d'une loi protectrice des ouvriers, entrée en vigueur en 1890, qui réduit considérablement le nombre des heures de travail des enfants et qui, par rapport à l'instruction obligatoire, contient des dispositions beaucoup plus sévères que l'ancienne loi. La stricte observation de la loi actuelle est surveillée par des inspecteurs du travail. Mais l'effet de cette loi ne fut que passager, et les patrons ont peu à peu recommencé à employer un grand nombre d'enfants, spécialement dans l'industrie textile et la verrerie, oii l'on voit que le nombre des enfants, garçons et filles, s'élevait en 1897 à 7,4 et 5 " ,, du nombre total des ouvriers employés dans chacune de ces industries. La verrerie n'occupe en général que des gargons, tandis que l'industrie textile occupe aussi un grand nombre de petites filles. Parmi les autres industries occupant les enfants en nombre considérable, il faut citer l'industrie graphique et la tuilerie (4 " ,,) et l'industrie du bois (1 " ,,).
p]nfin, quant aux ouvriers de nationalité
étrangère, il ne formaient (jue 2 " ,, du nombre total. C'est surtout dans la verrerie (ju'on les rencontre en qualité de souffleurs.
Un des éléments les plus concluants pour apprécier l'activité industrielle d'un pays est l'importance de la force motrice employée dans l'industrie. Jusqu'au milieu du XIX® siècle, on n'employa que la force hydraulique; c'est seulement à partir de cette époque qu'on passa peu à peu à la vapeur. Une statistique de l'année 1875 indique que la force totale des machines à vapeur du pays ne s'élevait qu'à 5,000 chevaux, tandis que la force hydraulique mise à contribution par l'industrie finlandaise s'élevait à 24,000 chevaux: de ce total, environ 45 " ,, étaient employés par les nombreux moulins, 15 '* ^, par l'industrie du papier, autant par la métallurgie et l'industrie du bois et 7,5 '* ,, par l'industrie textile. Une évaluation, faite en 1890, indique une force h^^draulique totale de 40,000 chevaux, dont 30",, pour l'industrie du papier; les chiffres correspondants pour la métallurgie et les scieries étaient à peu près les mêmes qu'en 1875. A l'heure présente, l'industrie finlandaise utilise une force motrice hydraulique d'au moins 50,000 chevaux, dont la moitié à peu près est employée par l'industrie du papier, surtout par les usines de pâte de bois.
Les données sur la force totale des machines à vapeui' en service dans l'industrie finlandaise sont plus complètes que celles sur la force hydraulique. Toutefois les divergences qui existent au sujet de la valeur de l'unité de calcul, le choval-
vapeur, rend très difficile une évaluation exacte des forces employées. Les chiffres suivants n'ont par suite qu'une valeur relative.
Année.
Machines à vapeur
Force
moyenne par
machine.
Nombre moyen d'ouvriers par chevalvajieur. '
xr 1 Force en Noml^re. ^^^^,^^^^^
Ce tableau indique que le nombre des machines à vapeur a augmenté progressivement, et que de 1887 à 1898 il a doublé; seuls les chiffres des années 1890 et 1893 indiquent une légère diminution. L'augmentation de la force totale des machines a été encore plus rapide; les chiffres de la S"'"" colonne indiquent en effet que, tandis que la force moyenne par machine était de 21,3 chevaux seulement en 1887, elle atteignait 30,7 chevaux en 1898, c. à d. une augmentation de 44 ^/^ en 12 ans. Enfin la 4"''' colonne montre une diminution notable du nombre moyen d'ouvriers par chevalvapeur, ce qui indique que le travail des machines
tend à supplanter de pins en pins le travail manuel. La baisse des chiffres ponr les années 1892, 1893 et 1894 est due à la diminution du nombre des ouvriers qui se produisit à cette époque, et dont les causes ont été citées plus haut. Bien que n'ayant pas une exactitude absolue, les chiffres du tableau démontrent toutefois que l'industrie finlandaise se développe constamment et régulièrement, et qu'elle tend à prendre les allures d'une industrie en gros.
Le tableau ci-dessous montre la répartition des machines à vapeur dans les différentes industries.
Iiuln s trie !^.
Machines à vapeur
Force en chevaux.
I ko
Industrie thi bois
Industrie textile
Industrie métalhirjjique et mécanique
Industrie du papier
MouHns
Brasserie et fabricatioJi dv. l'eaude-vie
Raffineries de sucre
Faïenceries et tuileries ......
Industrie du cuir
Industrie du tabac
Industrie <irai)hique
Fabrication des allumettes ....
Autres industries
Gl
Total i 950 ; 29,206
(\)niine on le voit, rindiistrie où remploi de la vapeur est le plus répandu est eelle du bois, chose du reste à prévoir, vu (pie les dé(*hets de cette industrie fournissent un combustible gratuit. Puis viennent l'industrie textile et Tindustrie métallurgique et mécanique, celle du papier n'arrivant (pi'au 4"^^ rang pour la nombre de chevaux-vapeur utilisés. Comme c'est cependant dans cette branche dïndustrie que le chiffre total de la force mécanique employée est le plus considérable, on a, pour faciliter la comparaison, fait entrer dans une 4""' colonne la quantité de force hydraulique consommée, autant que cette force est connue, c. à d. pour l'industrie du papier, celle du bois et l'industrie métallurgique. Ajoutons de plus que la création récente de quelques importantes usines de papier a porté la force hydraulique représentée par cette industrie Ti environ 25,(HH) chevaux. Les 248 scieries à eau de l'industrie du bois et les 1,370 moulins à eau représentent aussi une force hydraulique importante, bien qu'on ne puisse l'évaluer que d'une manière approximative.
Les autres branches d'industrie emploient exclusivement la vapeur; la force employée est indi(juée dans le tableau, mais ne constitue qu'un chiffre assez faible en comparaison de celle em]>loyée par les branches principales de l'industrie.
Le tableau suivant donnera une idée générale de l'industrie de la Finlande en 1898. Les fabriques et les ateliers du pays entier y sont répartis en groiipes d'après les principales branches d'industries, et ces groupes ordonnés d'après la valeur de la production.
Iii (1 11 s t )"i c.
iVoductioii
brute
\'aleiir en marks.
Jiidiistric (lu Itois .
Fal)ric'ati<>ii d'ali-
monts et d'objets
de (•onsoiiuiialion
in.nîH)
.')4,ol(;,l)41
1ÎI,0
Industrie iijétalliir-
j;Ciquf'f't mécanique
Indiistrio textile . .
Industrie du pajiier
Industrie du euir .
Hm
Industrie de la pierre
et vei-i"e)ie ....
Habillement
î),4(J4.ol2
Bâtiment
Industrie e]nmi(pie.
Tndust)-ie or;i]>]n(jue
IS
Total