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II. - ASPECT DU SOL

A. — Région située au Sud de la Lukula

1. — Ligrne de faîte entre les bassins du Congo et du Shiloango. — De Vuangu vers le N.-E., le pays esl accidente, c'est une succession de vallons E.-O. séparés par des crêtes souvent arrondies. Les dépressions ont l'air de s'enchevêtrer à la façon de deux peignes engagés l'un dans l'autre; il est difficile de se rendre compte de la pente générale de la région. « Nous devons nous trouver, dit le capitaine Cabra, dans la zone de séparation des eaux du Congo et du bassin du Shiloango. A un moment donné, nous sommes certainement sur une crête de séparation, car, au N.-O. comme au S.-E., les vallées partent de la route et descendent dans deux directions opposées. C'est aussi à ce moment que nous voyons, pour la première fois depuis le Monolithe, affleurer la pierre... Cette roche est d'apparence schistoïde; il s'agit probablement d'un micaschiste, car la texture lamelleuse est due à une grande proportion de mica, y

La Vumu ou Vuma, que l'on ne tarde pas à rencontrer en continuant de marcher dans la direction N.-E., coule vers l'Est, c'est-àdire vers la Lukunga et le Congo. (Cabra.)

"l — Région entre Tshoa et Boma-Sundi. — Au Nord-Est de Tshoa, la région est constituée par de grands plateaux en brousse, alternant avec des fonds boisés, d'une chute rapide. Les parties humides sont occupées par des bananiers compacts. Les coteaux élevés sont couverts de palmiers élaïs et d'arbres d'essences fort diverses, mais, les bois tendres |)araissent très nombreux. Cependant, dans la vallée de la Vumu, on remarque des arbres dont le tronc, d'un diamètre

de 15 à 25 centim. s'élève comme un mât, droit et lisse, jusqu'à 10, 15 et 25 mètres de liauteur,où commencent seulement les feuilles. On y rencontre aussi la liane landolphia, mais en faible quantité.

Vers Boma-Suiidi, la région est occupée par des forêts offrant les essences les plus variées et envahies par les lianes. Le sol est coupé, tourmenté et présente de profondes ravines.

Pour aller de Boma-Sundi à Tslioa, on suit la vallée de la Puzunka, affluent de la Lukula, et on remonte ensuite, en pente douce, le plateau de Tshoa. La première partie de la route de Boma-Sundi à Kinemolo, est très belle; elle traverse un pays riche en palmiers, mais, quand on approche de Tshoa, on retrouve une plaine sablonneuse, recouverte d'une petile herbe courte et maigre. {Cabra, De Bergh, Rolin.)

3. — Région Sud-Est de Tshoa. — Vers Zenga, au Sud, il y a assez de palmiers, mais les villages sont rares. (/?o^m.)

Vers l'Est, la vallée du Kwilu, qui prend naissance au plateau de Tshoa, est une contrée très riche. (Voir notice de la feuille 1.) {von Schioerin.)

4. — Région entre Tshoa et la Lemba. — De Tshoa à la Lemba, la route traverse de grandes plaines recouvertes d'une herbe courte et maigre ; le groupe des villages de Manyezi et de Pwatshi forme seul une oasis dans cette aridité. On rencontre très peu de villages. Mais, toute la vallée de la Lemba est assez riche : les palmiers y sont nombreux et la population dense. {Rolin, 1893.)

5. — Région entre Pwatshi, Zila-Zambi et Lemba — Pwatshi est situé sur une hauteur précédée de marais. De Pwatshi, on descend pendant une heure pour arriver à Kimpese, village qui se trouve dans les hautes herbes. A trois quarts d'heure de Kimpese, on roncontre la Sende, dans le lit de laquelle on marche pendant quinze minutes. A 2 h. 1/4 de Kimpese, on traverse la Lukunga. Avant d'y arriver, on rencontre une succession de marais. En quittant la Lukunga, on escalade un versant très raide et fortement boisé pendant trois quarts d'heure, puis, on marche 2 heures :^0 dans les herbes pour atteindre Zila-Zambi, qui se trouve presque entièrement dans les herbes, à environ 1500 mètres de la Lukula. Le chemin qui mène à la rivière est au Nord-Ouest du village. La

Lukula atteint à cet endroit une largeur d'environ 35 mètres.

Lemba se trouve à une heure de Zila-Zambi. On y arrive en traversant un ravin profond et boisé, au fond duquel coule la Matumbo. Lemba est situé sur un plateau assez élevé, au continent de la Lemba et de la Lukula, qui coulent dans de profondes vallées boisées et marécageuses.

Bemba se trouve à 55 minutes au Sud de Zila-Zambi, au bord d'une mare, qui donne naissance à une rivière, affluent du Fubo. Le chemin traverse les hautes herbes.

Bemba est entouré de marais et de mares à papyrus, vers le N.-E. ; d'herbes vers le N. et de forêts au S. et à l'O.

Le village de Tshiavo est situé dans la forêt, à 30 minutes au Nord- Ouest de iiemba. A quelques minutes de Tshiavo, vers le Sud, se trouve la Neaba, petite rivière, affluent du Fubo. Le pays est boisé et marécageux.

Au Sud de Bemba, s'étend la brousse. A 2 h. 15 au Sud-Est, se trouve le village de Mianga, dans une grande plaine couverte d'herbe, ondulée, dont les bas-fonds sont marécageux. Mianga est complètement entouré d'eau.

Au Sud de Mianga, se trouve le village de Tali, sur un mamelon, au pied duquel coule un ruisseau, affluent de la Lumanya.

La vallée qui joint, au Sud de Tali, la Lukuuga à la Fubo, est fortement mamelonnée, marécageuse dans les parties basses et couverte de hautes herbes. Son versant méridional est bordé d'un bois épais, qui la sépare de la brousse. Cette vallée a environ 3 kilomètres de largeur.

De Lemba à Pwatshi,on marche, dans la direction S.-E., 4 heures dans la brousse, puis 2 h. 30 dans les forêts marécageuses.

De Pwatshi à Tshoa, direction S.-E., il y a 5 h. 20 m. de marche dans la brousse, sauf le long des rives de la Lemba qui sont boisées. On traverse trois fois cette rivière. Tshoa est sur une éminence boisée.

De Tshoa à Zambl (Congo), il y a 8 heures de marche, dans la brousse. On rencontre de nombreux marais. {Mahieu.)

^. — Région située au nord de la Lukula

1. —Région s'étendant entre Lemba (Lukulaj et la Lubuzi, par Yenga. — Entre Lemba et Kaika-Ponzo, tout le long de la Lukula, se trouve une forêt en défrichement qui contient de très beaux arbres. Le terrain en est très bon. Au Nord-Ouest de Kaika-Ponzo, s'étend un plateau sablonneux, aride, jusqu'à hauteur deZenze,où commence une forêt couvrant un terrain accidenté et très riche. A une lieue de la Lubuzi, la forêt est interrompue par une petite plaine, au delà de laquelle elle continue en un plateau, dont le sol est également très riche.

Quand on se trouve dans les parties déboisées de la route de Kaika-Ponzo à la Lubuzi, on découvre la vallée de la Lukula qui est très boisée.

La route est coupée par quelques petits ruisseaux sans importance, roulant une eau limpide.

L'arbre qui domine dans la forêt est le palmier. Il s'y rencontre en très grande quantité. Los autres essences croissant dans cette région sont des plus variées. Plusieurs d'entre elles pourraient servir à l'exportation. D'une manière générale, les arbres de la vallée de la Lubuzi ont une valeur plus grande que ceux des rives de la Lukula : ils sont plus durs et sont très peu attaqués par les insectes. (Simon.)

2. — Région s'étendant au Nord-Est de Ponzo jusqu'à la Lubuzi, par Moganda. — Au Nord-Est de Ponzo, entre la Lukula et la Lubuzi, le terrain est ondulé et présente quatre crêtes E.-O., à peu près parallèles et dont la plus importante, marquant la séparation des eaux de la Lukula et de la Lubuzi, atteint environ 180 mètres d'altitude à Malelc-Kwangila. Les pentes sont couvertes en j artie de savanes et en partie de forêts. Le palmier élaïs y constitue l'arbre de rapport. Aux abords des villages, on rencontre aussi le j-afo. La liane à caoutchouc croît également dans la forêt et en quantité de plus en plus grande, au fur et à mesure que l'on approche de la Lubuzi.

La surface du terrain de toute cette région est sablonneuse, les pentes sont argileuses et on y trouve des cailloux roulés.

A partir de Malele-Kwangila, l'altitude va en s'abaissant jusqu'à

la Lubuzi. On relève 80 mètres à Moganda, 78 à Vunda, 30 à ïshobikombo. (Cabra.)

3. — De Zenze, sur la Lukula, à Borna- Vonde, par la rive gauche de la Lubuzi. — Sur la rive droite de la Lukula, en aval de Zenze, le pays est boisé et accidenté. Au-dessus de la colline formant le versant droit de la vallée, s'étend un plateau fertile et boisé. Un peu avant d'arriver au village de Sundi, ce plateau se déboise et continue en une plaine aride. A partir de Sundi, le terrain devient accidenté et la forêt reparaît, f^a marche y est difficile sur les pentes argileuses et glissantes, recouvertes de quartz concassé.

A quelques lieues de Boma- Vonde, le caractère montagneux de la région s'accentue et la grande forêt reparaît, avec des arbres de belle venue, des palmiers en quantité considérable, des lianes à caoutchouc. Le sol est très riche.

Le village de Boma- Vonde est situé sur une élévation de terrain de 50 à 60. mètres au-dessus du niveau des eaux de la Lubuzi. Boma-Vonde, comme il a été dit plus haut, est le point au delà duquel la navigation par pirogue n'est plus possible. A quelques centaines de mètres en amont, en effet, se trouvent les chutes. (Voir pp. 33 et 47}. {Cabra et Simoyi.)

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