‹ Notices sur le Bas-CongoChapitre 50 sur 57 · I. - LES COURS D'EAU · texte numérisé non relu

I. - LES COURS D'EAU

LE CONGO. - Seotioii entre le conflueat de la rivière Lulufu et celui de la Tombe Lutete . — A parlir du contluent du Lulufu jusqu'à celui do la Tombe, la rive gauche du Congo est constituée par une falaise à pic. Sur la rive droite s'élèvent d'abord de hautes collines,qui se transforment en falaises, en aval de la chute de Seto jusqu'aux rapides de Guru, où elles se terminent en une pointe abrupto.

En amont du confluent de l'Inkisi.se trouve le détroit de Sumpala, où le fleuve, dit Stanley, n'a que 365 mètres de largeur.

En aval de l'Inkisi, le fleuve forme les chutes Inkisi, qui ont, d'après M. le D'" Poschuel-Lœsche, une hauteur de deux mètres, des rapides d'une longueur de 1,000 mètres, soit une inclinaison de 1/500.

Les chutes de Seto ou de Zabi ont, d'après le même, une hauteur de 2 mètres et des rapides do 000 mètres.

Les chutes de Moiia,c[m se trouvent en aval du confluent de laGoma, sont de beaucoup plus importantes. - Escortés d'une foule bienveillante, dit Stanley, nous descendîmes un large ravin à pente rapide, et nous nous trouvâmes à l'embouchure d'un ruisseau de montagne, qui se jette dans un ? baie profonde, en-dessous des chutes inférieures de Moua. »

«< En débouchfînt de In içorge, nous vîmes la cataracte. Elle est formée par une b;mquette de roche volcanique — ponce et fer carbonate — s'éltvant à 20 pieds (6'"10 environ) au-dessus de Teau. Cette muraille, qui occupe les trois quarts de la largeur du llcuve, présente, en divers endroits, des fentes étroites, par lesquelles l'eau, divisée en autant de courants, se précipite dans la baie où nous arrivions. A gauche, entre l'extrémité de la banquette et les rochers de la falaise, colorié par l'oxyde de fer, le tleuve se contracte, se dresse en vagues puissantes, et se précipite, avec un bruit terrifiant, dans une cuve {le bassin de Moua) où il n'est plus que bouillonnements et tourbillons.»»

« De la bouche du ravin, par lequel nous arrivions sur la scène, aux falaises qui sont en face, il y a environ 1800 yards (1640'"). Li banquette des rochers de \(oua, qui est en amont, peut avo'" un développement de 800 yards (730'") et l'espace occupé au-delà par le tleuve est peut-être de 500 yards (456"'). Les courants qui tombent dans la baie (comme il est dit plus haut), à travers les brèches de la banquette, font un saut de 12 pieds (3"M)5). Le fleuve lui-môme n'a pas de chute à pic; il s'élance comme il a été dit et se rue, en pn^duisant la scène tumultueuse ordinaire... »»

»» Les rangées de grands arbres qui, à Zabi, donnaient tant de noblesse à la rive et couvraient les pentes du plateau, de la base au sommet, font place, de Moua à Pakabendi (feuille 10), à des murs rocheux de 3 à 6 pieds de hauteur, arc-boutés par une ligne étroite de blocs erratiques ou des éclats du roc formant d'énormes plaques. "(S^an^e?/.)

Les chutes de Masese. — En aval du bassin de Moua, dont la largeur atteint plus de 1,600 mètres, le fleuve coule dans une gorge assez étroite.

A partir de Masese, il foime des cliutes et des rapides violents, entre les projections rocheuses des falaises. (Stanley.)

D'après le D'^ Peschuel-Lœsehe. les chutes de Masese ont une hauteur de 6 mètres, une longueur de 500 mètres, soit une inclinaison générale de 1/83.

L'Étang dePocock. — L'étangde Pocock (1). ou Pocock-Pool, appelé aussi Bolobolo, est une expansion du fleuve, en aval des chutes de

(l) Du nom d'un adjoint de Stanley, qui y perdit la rie. Le nom indigène, • Bolobolo veut dire • tranquille > : les eaux du fleuve sont calmes, en cet endroit

Masepe. Stanley le compare à un ancien cratèie, entouré de hautes fn lai ses.

Au milieu du ba'^sin, sur la rive droite, débouche, d'une concavité de la f;ilaise, la rivière Edwin-Arnold ou Luvubi, qui vient du plateau et saute, d'un bond, d'une hauteur de 100 mètres environ. En amont de son embouchure, cette rivière a une larg. ur de 45 mètres et une profondeur de 1 mètre. (Voir p. 243.)

« La falaise est tellement verticale, dit Stanley, et la force du courant, précipité par des chutes antérieures, est si grande, que la rivière tombe, sur les rochers, à plus de 10 mètres de la muraille... >»

Stanley a relevé dans le Pocock-Pool une profondeur de 190 mètres. Près de l'endroit où tombe l'ii'dwin- Arnold, la profondeur n'est que d'une dizaine de mètres.

Les chutes de Zinga. — La chute principale de Zinga, appelée Bungu-Buijgu par les habitants de la rive gaucho, ferme l'étang de Pocock, en aval. Le canal de la chute est obstrué par des blocs erratiques. Les deux bords du lleuvo ont chacun leurs rocs détachés, et entre ceux-ci, se précipitent'des bandes étroites d'eau écumeuse, où les indigènes ont placé des pêcheries.

Plusieurs des blocs de la cataracte de Zinga sont revêtus d'une espèce de podostomacées. Tant qu'elles sont recouvertes par le fleuve, ces plantes restent vertes et fraîches ; elles ressemblent à des herbes marines, et fournissent aux indigènes une sorte d'épinard; quand l'eau se retire, elles se fanent et sont bientôt desséchées. (Stanley.)

Les chutes de Belo. — « C'est, dit Stanley, une répétition complète des rapides du Lady-Alice (voir notice de la feuille 15) ; même resserrement du fleuve, mêmes îlots rocheux, à notre gauche, mêmes escarpements boisés, nous réduisant, par la hauteur de leurs falaises colossales, aux proportions d'atomes. Le fleuve rugissait avec la même violence ; les vagues brunes, à crête blanche, étaient aussi menaçantes, les quartiers de roches, entassés aux bords des rives, aussi énormes, aussi revêtus d'écume. « {Stayiîey.)

L'Inkisi. — Aflluent de la rive gauche du Congo. Sa largeur moyennt' est de 100 mètres. Au point où il coupe la route des caravanes Maladi-Lukungu-Léopoldville, il a 2 mètres de profondeur, aux eaux basses.

L'Inkisi prend sa source dans les possessions portugaises d'Angola, franchit la frontière de l'État Indépeiidant, près de Tumba-Mani, passe à Kisantu, où il est traversé par le chemin de fer do Mata-.li au Pool, et se jette dans le Congo, par une gorge profonde, en amont des chutes Inkisi.

Son cours est rapide et coupé par de nombreuses chutes, dont la principale est celle qui se trouve un peu en amont de son continent avec le Congo. (Voir ci-dessous.)

La vallée est encaissée d'environ une centaine de mètres, à Selo ; jusqu'en amont de Kisantu, ses berges sont boisées. {Valcke.)

A Gongolo, les deux rives s'élèvent à peine au-dessus de la rivière, qui, aux e:iux basses, ne mesure pas plus de 50 mètres de largeur. {G. Vmilhier.)

A Selo, son courant est de 3 nœuds (un peu plus de 90 mètres à la minute). {Valcke.)

Au village de Buaki, sur la route de Maladi à Léopoldville par I/iviluku, il existe un passage très fréquenté, avec de grands canols bien construits. M. Hakansson estinxî que la largeur de la rivière, en cet endroit, est de 100 mètres. D'après M. le lieutenant Lemaire, elle a environ 150 mètres de largeur, à ce point de passage. « Un îlot, long et étroit, couvert de verdure, la coupe juste en son milieu : on dirait un immense navire enlisé à jamais au milieu du rteuve et envahi par une végétation exubérante. « {Mouvement géographique f i891.)

La chute de l'Inkisi, près de son embouchure. — « Nous avions devant nous, dit M. Dupont, une rivière importante, l'Inkisi, qu'on ne peut traverser qu'en pirogue. Un bac y a été établi, au passiige de la route des caravanes. Elle a une centaine de mètres de large et est, en ce moment (30 octobre 1897), fort enflée par ces temps de tornades répétées. C'est de son cours, que viennent les mugissements que nous entendons depuis longtemps, et, en effet, je vois qu'elle se courbe brusquement à angle droit et que là, derrière les arbres, elle doit se précipiter de haut, car on aperçoit qu'un nuage de vapeur s'en élève, comme la fumée d'un grand incendie. Nous finissons par atteindre l'angle du tournant et par nous placer vis-àvis de la chute. »

« Figurez-vous une ms^sc d'eau comme celle de la Seine ou de la Meuse. Klle se précipite h pic de 40 à 50 mètres, d'un jet, sur les

assises plates de grès roug-e, en produisant un nuage, qui empêche do voir le fond de la gorge, et qui se répand en une pluie drue, jusqu'à 500 mètres du côte du vent. « {Ed. Dupont.)

La Goma. — La Goma, affluent de la rive gauche du Congo, est un torrent peu important, qui coule dans une dépression du plateau formant la rive Sud du Congo, à l'Ouest de la Lunzadi. {Vaicke.)

La Lunzadi. — Rivière à courant rapide qui se jette dans le Congo, un peu en aval des chutes de Belo. au passage de la route des caravanes Matadi-Lukungu Léopoldvillc, c'est-à-dire à environ 3 kilomoires de son embouchure, elle a 30 mètres de largeur et r"ôO de profondeur. ( Vaicke.)

L'Edwin-Arnold ou Luvubi. — Affluent de la rive droite du Congo (territoire français). ^ Cette rivière, dit le R. P. Augouard, a au moins 40 mètres de largeur (fin juillet) et so précipite dans le Congo d'une hauteur de plus de 100 mètres. La falaise eat tellement à pic, et la rapidité du courant si accélérée par une chute antérieure de 30 mètres, que la rivière va tomber sur des rochers énormes, à une grande distance de la falaise. Le site est réellement admirable, et je n'ai point regretté, pour en jouir, mon excursion à travers les rochers, r: {Les Missions catholiques, 1882.) (Voir p. 241.)

Tableau récapltalatif des cours d'eau

Bemha. — Affluent de la rive droite du Congo, en face de l'Ile Rocheuse.

I)iNDA. — Affluent de la rive droite do la (loba.

Boisa. — Affluont de la rive gauche du Kiamfu. Bomba. — Affluent de la rive droite de la Goma.

Congo. — Fleuve : Section comprise entre le confluent de la rivière Lulufu et celui delà Tombe (Lutete). (Voir pp. 2;}9 à 241.) Il reçoit sur sa rive droite, en territoire français, les rivières suivantes : Senene, Bemba, Tangi, Sumpala, Yembi, Pongo, Inkisi, Luvubi ou Edwin-Arnold.

Sur sa rive gauche, territoire de l'Etat Indépendant, il reçoit les rivières Lulufu, Palanga, Inkisi, Lunzadi, Goma, Molodia, Manene et Tombe.

DivA. — Affluent de la rive gauche du Guvu. DjiLi. — Voir p. 250 et notice de la feuile 15.

Edwin-Arnold. — Voir Luvubi.

FuTA. — Affluent du Vungu.

Geba. — Affluent de la rive gauche du Guvu. (Voir p. 251.) GoLo. — Affluent de la rive gauche du Kiamfu. Goma. — Affluent de la rive gauche du Congo, près des chutes de Moua. (Voir pp. 239, 243, 247.)

GoMBE. — AtUuent de la rive gauche de la Geba.

Guvu. — Affluent de la rive droite de rinkisi.(Voir pp. 250 et 251.)

Inkisi. — Affluent de la rive gauche du Congo. (Voir pp. 239, 241, 242, 243, 248, 249, 250, 251 et notice de la feuille 13.)

Inkisi. — Affluent de la rive droite du Congo, près des chutes Inkisi.

Kalamu. — Affluent de la rive gauche du Congo, aux rapides du Lady-Alice. (Voir notice de la feuille 15.) Kalese. — Affluent de la rive gauche de la Geba. Kengi. — Affluent de la rive droite de l'Inkisi. Kiamfu. — Affluent de la rive droite de l'Inkisi. (Voir p. 249.) Kibongo. — Voir p. 248.

KoBi. — Affluent de la rive droite du Vungu.

LoFO. — Voir p. 248 et notice des feuilles 12 et 13. LoKi. — Affluent de la rive gauche de l'Inkisi. «Voir pp. 242, 249.) LuAZA. — Affluent de la rive gauche du Congo, à l'Est de ' Makwekwe. (Voir notice des feuilles 12 et 13.) LuDiMA. — Affluent de la rive gauche de la Lunzadi.

LuiLA. — Affluent de la rive gauche du Congo, en amont des rapides du Lady-Alice. (Voir p. 249 et notice de la feuille 15.)

LuKAYA. — Affluent de la Djili. (Voir p. 250 et notice de la feuille 15.)

LuKEKELA. — Affluent de la rive droite de la Lukaya.(Voir notice de la feuille 15.)

LuKusu. — Affluent de la rive droite de rinkisi.(Voir pp.250, 251.)

LuLUFU. — Affluent de la rive gauche du Congo. (Voir pp. 239, 247.)

LuNDU. — Affluent de la rive droite de la Lukaya.

LuNZADi. — Affluent de la rive gauche du Congo. (Voir pp. 243, 247 et notice des feuilles 12 et 13.).

LuNZADi. — Voir p. 249.

LusALA. — Affluent du Senene.

LusALA. — Affluent de la rive droite de l'Inkisi.

LuviLA. — Affluent de la Lukaya.

LuvuBi ou Kdwin-Arnold. — Affluent de la rive droite du Congo, au Pocock-Pool, (Voir pp. 240, 243.)

LuzuNGU. — Affluent de la Djili, au N.-E. de Tampa.

Manene. — Affluent de la rive gauche du Congo, en aval des chutes de Belo.

Mazinda. — Affluent de la rive gauche du Manene.

MoANzr. — Affluent de la rive gauche du Guvu.

MoLODiA. — Affluent de la rive gauche du Congo, en aval des chutes de Belo.

NiANGA. — Affluent de la rive droite de l'Inkisi.

Palanga. — Affluent de la rive gauche du Congo, en face de l'Ile Rocheuse. (Voir p. 247.) PiOKA. — Affluent du Congo. (Voir notice des feuilles 9 et 13.) PoNGO. — Affluent de la rive droite du Congo, en face de Kinjila.

Sako. — Affluent de la rive gauche de l'Inkisi. Senene. — Affluent de la rive droite du Congo. Senene. — Affluent de la rive gauche du Lukusu. SiMBA. — Voir p. 24s.

SiNDizi. — Affluent de la rive droite de l'Inkisi. Singezi. — Affluent du Lukusu. (Voir p. 250.) SuMPALA. — Affluent de la rive droite du Congo.

Tadi. — Affluent de la rive droite de l'Inkisi. (Voir p. 240.) Tangi. — Affluent de la rive droite du Congo, en face de l'Ile Rocheuse.

Tombe. — Affluent de la rive gauche du Congo. (Voir p. 2:î9, 253 )

VuNGu. — Affluent de la rive droite du Guvu.

WiLU. — Affluent do la rive gauche de Tlnkisi.

Yembi. — Affluent de la rive droite du Congo, en face de Kinjila.

Zeko. — Affluent du Kiamfu.

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