APPAREIL RESPIRATOIRE
A. — Voies respiratoires supérieures, bronches.
DYSPNÉES.
1. La susceptibilité bronchique (1) de l’enfant et de l’adulte. Physio-pathologie et clinique générale (2).
La S. B. est caractérisée par une sensibilité anormale des voies respiratoires supérieures et des bronches, s’extériorisant par des symptômes d’apparence banale et indépendante d’une cause locale évidente.
Un premier groupe de faits comprend les trachéo-bronchites à répétition des sujets atteints de lésions du rhino-pharynx. C’est une S. B. par exposition de la bronche aux diverses causes d’irritation et à l’infection descendante. C’est dans ce groupe qu’il faut faire entrer les accidents bronchitiques des lymphatiques, Dans certains cas aussi les manifestations ont une allure plus spasmodique, réalisant des ébauches de l’asthme.
Une deuxième variété de S. B. est représentée par les réactions asthmatiques, les asthmes larvés, les équivalents de l’asthme. Elles ne diffèrent de l’asthme que par leur localisation (rhinite spasmodique, trachéo bronchite spasmodique), ou par l’absence de spasme (bronchites asthmatiques). Elles sont surtout le fait des diathésiques, dits neuro-arthritiques, et les crises peuvent être considérées comme des crises d’élimination. Le
(t) Par abréviation s. B.
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type le plus net est, à ce point de vue, la bronchite dite arthritique, herpétique, goutteuse, le catarrhe bronchique à répétition de Bezançon et de Jong. 11 faut signaler l’alternance avec les manifestations cutanées surtout (strophulus, eczéma), accessoirement les symptômes intestinaux, l’alternance avec l’asthme franc ou les autres modalités des réactions asthmatiques.
La S. B. peut être encore le fait d’une méiopragie fonctionnelle de la muqueuse respiratoire. Celle-ci peut être acquise (tabac, maladies infectieuses aiguës, etc...), ou bien elle entre dans le cadre de la débilité bronchique décrite par Florand, François et Flurin. Non traitée, elle aboutit à la bronchite chronique. De ces fragilités locales il faut rapprocher l’insuffisance respiratoire qui ne manque à peu près jamais chez l’enfant, le rôle des susceptibilités vago-sympathiques locales, et d’un point de vue théorique, les phénomènes de sensibilisation locale incriminés à l’origine de l’asthme par divers auteurs.
Parmi les causes occasionnelles, il faut retenir le rôle du froid. Dans certains cas un simple défaut d’entraînement au froid parait être à l’origine des manifestations cliniques.
Reste tout un groupe de S. B. aux limites peu précises, où les troubles endocriniens, gastro-intestinaux, nerveux, jouent un rôle.
En définitive la S B. est soit d’origine rhino pharyngée, soit d’origine diathésique et souvent liée à la débilité rhinobronchique. Ces manifestations sont torpides, catarrhales, ou éréthiques, congestives.
Le traitement découle des données précédentes.