AVANT LA NAISSANCE
FiG. 2. — Système veineùx hépatique chez le nouveau-né.
du tronc reste toujours inférieur à celui du segment de la veine ombilicale resté perméable. En somme, les conditions anatomiques et mécaniques sont bien moins favorables à la circulation portale qui existe alors; seules les branches droites de la veine-porte semblent favorisées (Fig. 2).
Pour ce qui est des lobes : avant la naissance, il y a égalité entre le volume des lobes droit et gauche ; après la naissance, le lobe droit tend à prédominer et se développe plus vite que la gauche; ce fait nous paraît expliqué par la disposition favorable des branches veineuses qui liai sont destinées. On peut, schématiquement, diviser le foie en deux parties par une ligne oblique passant par la fossette cystique, le sillon transverse et le sillon d’Arantius : un foie gauche (lobe gauche et lobe carré) dont le système circulatoire est favorablement disposé pour un courant sanguin d’origine ombilicale, et qui se développe avec prédominance avant la naissance ; un foie droit (lobe droit et lobe de Spiegel), dont le système circulatoire est mieux disposé pour un courant sanguin d’origine portale et qui se développe avec prédominance après la naissance (Fig. 2).
Résultats radiographiques. — La radiographie des pièces injectées au minium a permis de contrôler les notions anatomiques précédentes. Avant la naisance, c’est l’injection faite par la veine ombilicale qui pénètre le mieux, mais elle injecte tout particulièrement le lobe gauche et le lobe carré ; l’injection par la veine-porte est imparfaite, le lobe droit et le lobe de Spiegel sont injectés avec prédilection.
Après la naissance, les résultats sont identiques et les conditions circulatoires paraissent les mêmes.
En résumé, il. résulte de ces recherches que le système veineux paraît disposé pour une circulation d’origine ombilicale, disposition qui persiste après la naissance. Deux territoires circulatoires peuvent être distingués : l’un ombilical comprenant le lobe gauche et le lobe carré, l’autre portai comprenant le lobe droit et le lobe de Spiegel. Enfin la persistance après la naissance d une disproportion entre le calibre du tronc porte et de celui de ses branches permet de penser que le foie se trouve à ce moment dans des conditions circulatoires défavorables, et que ce facteur peut entrer en ligne de compte dans la pathogénie de certains ictères des nouveau-nes.
Deux cas d’anomalie de la branche descendante de l’hypoglosse (28).
Dans un premier cas, la branche descendante de l’hypoglosse naissait du côté droit du pneumogastrique au lieu de venir de la douzième paire. Cette branche formait une anse avec une branche du plexus cervical née de la réunion de deux filets fournis par C 2 et C 3 . De l’anse ainsi formée partait un seul filet se divisant en plusieurs rameaux pour les muscles sous-hyoïdiens ; le filet du thyro-hyoïdien naissait du tronc de l’hypoglosse au niveau du coude. Aucune anastomose anormale n’existait entre les troncs du pneumogastrique et de l’hypoglosse (Fig. 3).. , , ,
Dans le second cas, la disposition était analogue et la branche
descendante de l’hypoglosse naissait également du tronc du pneumogastrique ; elle formait avec une branche du plexus cervical issue de C 3 une anse anastomotique de la convexité de laquelle partaient les rameaux de 1 omo-hyoïdien, du sterno-thyroïdien et du sternocléido-hyoïdien ; le filet du thyro-hyoïdien naissait, comme dans le cas précédent, du tronc de l’hypoglosse. Aucune anastomose n existait entre les deux troncs nerveux dans leur portion intra-cranienne ; mais, au niveau de la base du crâne, l’hypoglosse se jetait dans le pôle supérieur du ganglion plexiforme et le nerf spinal s accolait à ce niveau sur une courte distance à ce même ganglion. Du côté oppose, bien que l’accolement soit identique, la branche descendante de 1 hypoglosse naissait du tronc du nerf de façon normale (Fig. 4, 5, 6).
Ayant recherché à cette occasion tous les cas publiés, nous les avons ramenés à trois types : dans un premier type, il existe un pseudo-accolement de la branche descendante de l’hypoglosse et du pneumogastrique et la dissection permet de se rendre compte que les filets contenus dans la gaine du nerf pneumogastrique proviennent, en réalité, de l’hypoglosse.
Dans un deuxième type, la branche descendante naît réellement du pneumogastrique, mais il existe en amont une ou plusieurs anastomoses plus ou moins importantes pour que l’on puisse admettre que les fibres nerveuses issues de l’hypoglosse ont suivi un trajet anormal dans le tronc du vague.
Dans un troisième type, enfin, la branche descendante naît du pneumogastrique et les filets nerveux viennent bien de ce nerf, car il n’existe aucune anastomose en amont.
Le premier de nos cas rentre dans le troisième type d’anomalie et concerne une origine vraie de la branche descendante sur le pneumogastrique; le deuxième cas doit être rattaché au deuxième type, du fait de l’accolement des troncs au niveau du ganglion plexiforme, ce qui permet de supposer qu à ce niveau les filets de la branche descendante issus de l’hypoglosse ont passé dans le tronc du vague.
B) Histologie.
Etude histologique de six cas de testicule ectopique (9).
Quelques faits concernant l’histologie du testicule ectopique (8).
Ayant eu l’occasion d’examiner six testicules ectopiques, nous en avons fait l’étude histologique en nous attachant surtout à la recherche des corps gras. Les pièces opératoires provenaient de sujets âges respectivement de 14, 15, 16, 17, 22 et 26 ans Cette étude dans son ensemble, confirme les travaux antérieurs classiques de helizet et Branca, Cunéo, et Lecène, Ancel et Bouin. De l’étude comparative des différents éléments, nous avons pu cependant tirer quelques conclusions ;
1 ° Le diamètre des tubes spermatiques est bien plus grand dans
les testicules à spermatogenèse ébauchée que dans ceux à spermatogénèse nulle. Dans les cas extrêmes, il varie de 160 |a à 70 u.
2° Le tissu conjonctif est, dans la majorité des cas, du type jeune, parfois même du type œdémateux. La sclérosé intense est rare.
3° Les cellules interstitielles augmentent de nombre avec 1 âge et on trouve parfois de véritables amas para-épithéliaux.
4° La graisse intra-tubulaire est abondante surtout dans les deux pièces provenant des sujets les plus âgés; elle est presque absente dans un cas à spermatogénèse ébauchée.
5° La graisse intertubulaire est, d une façon generale, extrêmement abondante comparée à la graisse intratubulaire ; elle s y voit sous formes d’énormes placards constitués par 1 agglomération de gouttelettes; il s’agit d’amas muriformes ressemblant, morphologiquement, à ceux de la cortico-surrénale. Dans deux cas, cette graisse est rare : ce sont les cas à spermatogénèse ébauchée. Ce fait tendrait à prouver qu’il ne s’agit pas là d’une manifestation de 1 activité cellulaire, mais plutôt de phénomènes de dégénérescence. Nous n avons pas constaté un rapport inverse entre la graisse des cellules interstitielles et la graisse intra-tubulaire.
6° Nous n’avons pas trouvé de corps bi-réfringents vrais. Mais, dans un cas, aux points où la graisse était très abondante nous avons vu des cristaux en aiguille ayant l’aspect des cristaux d acides gras qu’on rencontre dans le tissu adipeux normal et donnant de la bi-réfringence parce que cristallisés.
Nous apportons ces faits à titre de simples documents pouvant servir de directives dans la question si complexe de 1 histo-physiologie du testicule.
Sur la systématisation topographique des lésions cytologiques dans le tube URINAIRE (4).
Sur la coupe d’un rein d’enfant atteint de dégénérescence graisseuse, nous avons constaté une localisation très nette des lésions .
1 0 Le segment du tube urinaire, étendu du glomerule au segment intermédiaire était indemne de dégénérescence graisseuse.
2° Le segment intermédiaire et le tube excréteur de Bellini étaient, par contre, atteints nettement de cette dégénérescence; a graisse se présentait dans le segment intermédiaire sous forme de très hnes granulations, diffuses dans toutes les cellules constitutives, tandis que dans le tube de Bellini, elle se condensait, dans certaines cellules, sous forme de grosses gouttes laissant intactes les cellules voisines.
Ces faits sont en faveur de l’attribution aux differents segments du tube urinaire d’une physiologie et d une histo-pathologie spéciales.
Forme histologique rare du cancer du col de l’utérus. Epithélioma a aspect de
PÉRITHÉLIOME (19).
L’intérêt de cette observation réside uniquement dans l’examen histologique. Sur une pièce de biopsie de cancer du col, traite par
le radium, on trouva un aspect rarement signalé : les éléments^ épb théliaux néoformés se trouvaient réunis uniquement autour d’axes vasculaires et formaient ainsi des amas réguliers disséminés dans un tissu homogène de structure amorphe. Cet aspect rappelle tout à fait celui des tumeurs, autrefois décrites sous le nom de périthèliomes. Guérison complète après une seule application de radium : la structure histologique de cette tumeur fait concevoir qu’elle soit très radio-sensible.
Fibrome pur du testicule (26).
Chez un enfant d’un, an et demi, ablation d’un testicule en raison d’une augmentation progressive de volume. Il s’agissait d’une tumeur homogène blanchâtre d’aspect fibreux. L’examen histologique montra qu’il s’agissait d’un fibrome pur, sans aucun élément séminal, constitué surtout par du tissu fibreux contenant, par places, quelques lobules adipeux.
Malgré la multiplicité des coupes examinées, on ne put trouver d’éléments pouvant faire admettre qu’il s’agissait d’un embryome comme tend à l’admettre Chevassu. De telles observations sont rares : il n’en a pas été publié depuis les sept cas rapportés par Chevassu, dans sa thèse.
Sur le mécanisme pathogénique des calcifications ovariennes (31).
Les calcifications ovariennes sont rares : on a tendance à admettre qu’elles sont dues à des dépôts de calcium au niveau des corpora albicantia. ,
L’étude de différents types d’ovaires nous a montre que la quantité de calcium contenue dans les cendres était toujours très faible : il n’y a donc pas d’accumulation. Aussi croyons-nous qu’il faille chercher une autre hypothèse que celle invoquée jusqu à présent.
C) Bactériologie.
Sur le traitement de l’infection puerpérale par les stock-vaccins (16). Contribution a l’étude de la vaccinothérapie de l’infection puerpérale (23). Thèses de G. Dumasle et de J. Richard.
Nous avons, dans ces différentes publications, apporté nos observations et nos résultats de vaccinothérapie de l’infection puerpérale. Les essais thérapeutiques ont été faits avec les stock-vaccins, le bouil- Ion de Delbet et les auto-vaccins.
1 0 Stock-vaccins. — Sans chercher à obtenir une action spécifique, nous nous sommes servi de vaccins polyvalents contenant des gonocoques, des colibacilles, des entérocoques et des staphylocoques. Fréquemment à ce vaccin on en joignait un autre à streptocoques. Les stock-vaccins présentent, dans l’infection puerpérale, 1 avantage
de l’action immédiate et rapide et nous avons conseillé de les utiliser d’emblée, quitte à les remplacer par un auto-vaccin des qu il sera fabriqué.
Nous avons montré les difficultés que 1 on avait dans 1 appréciation des résultats obtenus, en raison des renseignements douteux ou négatifs que fournit en général l’hémoculture, même faite dans de bonnes conditions au moment des accès fébriles, en raison aussi de Ja variabilité extrême de l’évolution. Le critérium le plus facilement utilisable est encore la modification de la courbe thermique en relation avec l’injection de vaccin. On peut classer les résultats obtenus de la façon suivante :
a) Il est des cas où l’évolution ne paraît nullement influencée par la thérapeutique vaccinale ; les autres thérapeutiques ne donnent d’ailleurs, dans ces cas, aucun résultat. Il s’agit, en general, de formes sévères, d’infections graves;
b) Dans une seconde variété de cas, la stock-vaccinothérapie pa¬
raît, au contraire, avoir influencé heureusement 1 évolution. La coupe thermique réagit selon deux types: parfois il existe une defervescence vespérale (réaction du type inverse) qui souvent ne se produit qu’aux premières injections. Il nous semble que ce soit la 1 indice d’une action relative de la vaccinothérapie et que la guérison se fasse, en général, assez rapidement. ,,
Par contre, dans d’autres cas, la réaction thermique est d un type opposé: la température vespérale s’élève à 40-41° avec frissons, accélération du pouls, phénomènes généraux. L effet sur 1 évolution est beaucoup plus net, la température tombe parfois le lendemain et souvent définitivement. . . ,
Mais, dans tous ces cas où l’influence de la vaccmotherapie paraît avoir été heureuse, il s’agissait d’infections d intensité moyenne ou légère.
2° Vaccin de Delbet. — Nous l’avons utilisé dans dix-sept cas d’infections post-partum et post-abortum. Dans 1 ensemble, les résultats obtenus ont été les mêmes qu’avec les stock-vaccins ; toutefois, le bouillon de Delbet semble provoquer une reaction generale plus intense, parfois extrêmement violente et il semble exercer une action très favorable en ce qui concerne la sédation de la douleur.
3° Auto-üaccins. — L’inconstance des résultats donnés par les stock-vaccins et surtout le souci d’exercer une thérapeutique spécifique nous ont conduit à tenter le traitement par les auto-vaccins.. Le sérum antistreptococcique s’est montré presque toujours methcace. La préparation de l’auto-vaccin présente quelques difficultés : 1 hémoculture étant presque toujours négative, nous avons cnerche a isoler le streptocoque des lochies. On trouve presque toujours le streptocoque hémolytique, mais il semble disparaître assez vite des écoulements et son association aux microbes vulgaires, non pathogènes, a cultures florissantes, rend parfois impossible la fabrication de 1 autovaccin. , , ' v
Les résultats obtenus sont les suivants : dans les cas graves, 1 auto-
vaccin s’est montré inefficace et a paru incapable de déclancher la formation suffisante des anti-corps; il semble que, dans ces cas, le streptocoque ait sensibilisé l’organisme au lieu de l’immuniser.
Dans d’autres cas sévères, à évolution habituellement prolongée, avec rechutes et poussées thermiques successives, l’auto-Vaccin a amené une chute brusque de la température, parfois après un clocher très net et cette chute a toujours été définitive. Dans ces cas où le streptocoque semble vivre d’une vie latente et réveiller sa virulence sous certaines influences, l’auto-vaccinothérapie nous semble avoir une certaine valeur.
En somme, sans donner des conclusions trop absolues, il nous semble que la vaccinothérapie mérite d’entrer en ligne dans le traitement de l’infection puerpérale : les stock-vaccins, d’emploi plus facile, doivent être employés à la phase aiguë de l’infection; incapables de favoriser la guérison dans les cas graves, ils semblent avoir des effets favorables dans des formes moyennes et ont une action sédative sur les douleurs pelviennes.
Par contre, les auto-vaccins, sans effet à la période aiguë, paraissent avoir une influence heureuse à plus lointaine échéance, en limitant la durée de la période fébrile et en évitant les réveils infectieux.
Ces deux modes de vaccinothérapie peuvent donc être associés. Le stock-vaccin employé au début, sera remplacé par l’auto-vaccin au bout de quelques jours.
Septicémie a entérocoques (7).
Il s’agissait d’un homme de 35 ans qui, après des symptômes généraux d’infection, présenta des douleurs articulaires, des signes d’hépatisation du poumon droit, des oedèmes et une albuminurie de 10 grammes par litre. La mort survint avec des vomissements, de la diarrhée, de l’anurie et le tableau clinique de l’urémie. Au cours de l’évolution, une hémoculture permit de mettre en évidence un microbe ayant les caractères de l’entérocoque. L’autopsie ne montra que des viscères congestionnés et l’examen histologique des lésions infectieuses diffuses. Il s’agissait donc, dans ce cas, d’une forme septicémique primitive.
Etude bactériologique d’un fibrome sphacélé (37).
Il s’agissait d’une femme opérée en période fébrile d’un gros fibrome non sphacélé. Malgré une hysterectomie pratiquée en vase clos, la mort survint au cinquième jour par septicémie.
L’étude bactériologique décela^ à l’intérieur de la tumeur un bacille pseudo-diphtérique que l’on considère comme un hôte saprophyte inoffensif du vagin, le Bacterium Cutis commune. Ce microbe se présentait à l’état pur et en grande abondance paraissant être le seul agent de suppuration.
Deux cas d’herpès buccal post-abortif avec pneumocoques dans les lochies (12).