‹ Notion du péché véniel [microforme]Chapitre 11 sur 14 · APPLICATION A L'EUCHARISTIE · texte numérisé non relu

APPLICATION A L'EUCHARISTIE

Cette pénitence ou cette détestation virtuelle du péché véniel étant implicitement renfermée dans l'acte d'amour de Dieu par lequel nous nous disposons à recevoir l’Eucharistie « (Tesnière, p. 430), il s’en suit que pour obtenir la rémission des fautes vénielles par la communion, il n’est pas nécessaire d’avoir une disposition particulière, du moment que l’on n’a pas une affection actuelle à tel péché véniel déterminé. Pources raisons, Suarez commentant saint Thomas (3a, q: 79, a. 4), où il parle de la double puissance de l’Eucharistie pour remettre les péchés véniels dit : Primus est immediate conferrendo ex opere operato remissionem peccali venialis absque mutatione actualis dispositionis in homine existentis.

Cet effet de l’Eucharistie est produit indépendamment de celui qui a lieu par suite des actes d'amour et de ferveur provoqués par la présence et l’action du Christ dans l’âme du communiant. Il est évident qu’à ce point de vue, l’Eucharistie a une puissance spéciale Pour remettre les péchés véniels. C’est même, nous ne saurions trop le méditer, un des effets propres de

tient pardon de toutes les négligences et fautes d’humaine fragilité

“ommises pendant la célébration de la messe, (29 août 1912).

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ce sacrement et une des fins primaires de son institution (Tesnière, p. 525).

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