Notions d'anatomie et de physiologie générales
La seconde classe essentielle d’expériences pliysiologiqucs, oîi, sans afTecler directement les organes, on modifie seulement sous un point de vue déterminé le système des cu’constances extérieures, me paraît constituer, en général, le mode d'experimentalion le mieux approprié à la nature des phénomènes vitaux.
Auguste Comte, Co%rs de philosophie positive, t. III, p. 227.
Exposer la pliysioloo>ie des épithéliums dans les limites où l’on a o’énéralement coutume de cantonner la physiologie d’un élément ou d’un org-ane, c'est-à-dire indiquer seulement le rôle qu’ils jouent et le fonctionnement qui leur est dévolu dès qu’ils sont formés, serait déjà une long*ue et difficile étude. Ce n’est cependant pas à ces proportions que je veux restreindre mon sujet. Je crois que la physiologie d’un élément doit comprendre sa naissance, son accroissement, la manière dont il se comporte dans l’économie en quel([ue endroit qu’on le rencontre, sa décadence pour ainsi dire sénile, et en tin sa mort. En un mot, je crois que sa physiologie n’est autre chose qu’une hiog’raphie complète.
Habitué à considérer les éléments anatomiques comme autant d’individualités propres, comme autant d’org’anes à dimensions inOnitesimales, puisant exclusivement leurs propriétés, ou plutôt n’ayant d’autres propriétés que celles de la matière f[ui les constitue, il m’est iuqiossihle de voii* dans leur naissance et leur accroissement fies propriétés qui leur seraient étrangères, (cuvres de foi’ces (pii ne résideraient point on eux.
•le n’ai pas la pi-étentinn de tracer d’une manière complète et didactifpic la jdiysiolog'ie des (’pithéliuins, sur- Lahiidé. i
LoliI en envisag’eanl la question comme je viens de le faire, n’ayant pour cela ni le temps, ni surtout le talent nécessaire. Aussi, bien que décidé à suivj*e le plan que Je viens d’indiquer, je me bornerai à une analyse sommaire des connaissances acquises d’une façon positive sur quelques points. On cojnprendra que je ne puis m’étendre long’uement sur des sujets que mon maître, M. Hobiii, a traités avec une autorité que nul ne saurait contestei*.
Il me paraît utile de faire précéder ce travail d'un résumé très-succinct de l’anatomie des épithéliums. — Les notions de cet ordre sont liées d’une façon tellement étroite à la physiologie, qu’il est de jour en jour plus difficile d’établir entre ces deux sciences une délimitation bien nette. — Telle sera la première partie de mon travail. — Ce court résumé sera suivi d’une étude sur la naissance des cellules épithéliales, portant principalement sur quelques circonstances où cette apparition s’effectue d’une manière anorniale. — Une troisième division comprendra l’histoire du rôle que jouent les épithéliums dans l’économie, et en particulier des points qui ont trait aux sécrétions. Enfin, dans un dernier chapitre , j’étudierai : la mort des épithéliums, leur desquamation et quelques phénomènes liés à une élimination incomplète ou nulle.
Je nemie dissimule pas combien ce plan, qui découle de la manière de voir exposée au début de cette introduction, complique mon sujet et rend ma tâche ardue; aussi le mot essai que j’ai écrit en tête, est-il l’expression bien réelle du jug’ement que je porte sur mon travail.