INJECTIONS KT LAVEMIÎNTS, ETC
permet de Caire passerdans le vagin une quanllLé d'eau aussi grande que Ton désire.
Lorsqu'au contraire il s'agit d'injections très actives, devant être employées en petite quantité, il faut se servir d'une seringue soit enmétal; soit en verre ou en qutla-percha, si le sel (nitrate d'argent — bi-chlorure de mercure) est susceptible de se décomposer au
contact du métal.
La formule des injections vaginales est toujours très simple : les substances végétales doivent être divisées m paquets qui servent à préparer la quantité à'infusé ,.iide décnclé nécessaire pour une injection. Les substances chimiques sont également divisées et délivrées ;i part à la malade.
Injections nasales. — Au point de vue de leur composition et de leur préparation ces injections sont analogues aux précédentes. Si elles sont actives et ne doivent être employées que par petite quantité on les administre avec une petite seringue, si au contraire elles sont destinées à faire des laoages, on les pratique au moyen d'un siphon de caoutchouc dont une des extrémités plonge dans le réservoir contenant le liquide et dont l'autre est terminée par une canule à bout olivaire percée d'un seul trou. Le siphon étant amorcé il suffît d'appliquer la canule à l'entrée d'une narine, le courant d'eau traverse les fosses nasales et sort par l'autre narine à la condition toutefois, qu'on ait soin de respirer par la bouche. Avec un peu d'habitude le patient arrive à effectuer facilement ces lavages et à faire passer alternativement le courant d'eau d'une narine' dans une autre.
Injections auriculaires. — La préparation de ces injections n'offre rien de particulier et elle est absolument analogue à celle des injections nasales. Les injections auriculaires sont pratiquées soit avec une petite serin-
146 NOTIONS DE PIIARMACIlî NKCESSAIRKS AU MÉDKCIN
gue poiii' les injections actives ; soit avec un in-igaloiir lorsqu'il s'agit d'un lavage.
Injections rectales ou Lavements.
Les lavementa sont, comme les injecllons^ constitués par des solutions médicamenteuses, des infusions on décoctions que l'on introduit dans le gros intestin, par le rectum et cela au moyen d'un instrument spécial. Ils en diffèrent d'autre part parce qu'ils ne sont pas rejelés immédiatement ; mais sont conservés par le patient pendant un temps plus ou moins considérable. En eUVl le lavement constitue souvent un mode d'absorption des substances médiciimenteuses et parfois alhneni aires :
Les liquides actifs, et dont le volume est peu considérable sont administrés avec une seringue soit en métal soit en gutta-perclia : dans les autres cas on se sert d'instruments dont la capacité est plus grande (irrigateurs) ou qui permettent d'introduire une plus forte quantité de liquide placé dans un réservoir séparé (clyso-pompe).
Au point de vue de la quantité de liquide les lavements sont divisés de la manière suivante.
Lavement entier 1/2- litre ou 5i10 gr.
Demi lavement 1/4 de litre ou 230 —
Quart de lavement 1/8 de litre ou l^rj —
Les lavements sont administrés froids c'est-à-dire à la température de la chambre ou chauds (30 à 35 de-
11 faut observer les règles suivantes : ne jamais administrer les lavements qu'un certain temps après !e repas. Lorsque le malade est alité il faut le faire coucher sur le côté droit pour lui administrer un lavement.
INJKr.TIONS ET LiVVEMIîNTS, ETC. i^'^- Toutes les fois qu un lavemeiiL n'esL pas iiniqueme.it laxatif ou pur<jafif ] mais qu'il esL destine à produire une action loCcale énergique (ndralo d'argent) ou à l'aire absorber un médicament, il est indispensable d'administrer préalablement un lavement simple de manière à débarrasser le rectum.
Il faut de plus réduire la quantité de liquide de lavement) de manière à ce qu'il soit conservé le plus longtemps possible et puisse même être absorbé eu. totalité, s'il s'agit de lavements alimentaires.
Les formules'des lavements sont un peu pluscompliquéesquc cellesdesinjections. Ils sont, en général, constitués par des infusions ou décoctions dont on accroit l'activité en y dissolvant des sels minéraux. On les divise en lavements adoucissants, laxatifs, pta-gatifs, médtcamenleux et niUritifs.
Lavemenis adoucissanls . — Lavements d'amidon.
Amidon piilv l'j gf.
Eau SUD -
On délaye l'amidon dans environ JOO grammes d'eau, et l'on verse peu à peu le lait d'amidon ainsi obtenu dans le reste de l'eau portée à l'ébullition : on ajoute souvent à ce lavement une petite quantité de laudanum.
Oneinploie comme adoucissant la racine der/vimauve ; la graine de lin, etc., et parfois le jaune d'œuf (i ù ;] jaunes pour le lavement entier) dans ce dernier cas le lavement est en même temps nutritif.
Lavement-i laxatifs. — Le Codex fait préparer le lavement laxatif en délayant 100 grammes de me/lile de viercuriule dans 400 grammes d'eau. On peut sc servir de gros miel, de savon de Marseille ou de toutes les substances purgatives, mais employées à faibles doses
148 NOTIONS DK PHARMACIE NÉCiîSSAmES AU MÉDECIN
(il dissoutes dans une portion d'eau assez considérable;
cette eau agit mécaniquement en délayant les matières,
Lavements purgatifs. — Les formules de lavements
purgatifs sont très nombreuses, nous nous boi-nerons
à transcrire celte du Codex :
Feuilles de sené la gr.
Faites infuser dans eau bouillante. . . .MiO —
passez et ajoutez :
Sulfate de soude 13 gr.
On substitue souvent les follicules aux feuilles de sené et on ajoute de la manne.
On administre parfois Thuile de ricin en lavement : il faut alors Témulsionner au moyen d'un jaune d'œuf (voir à buile de ricin, page 132 et à émulsion).
Lavements médicamenteux. — . Les formules de ces lavements sont plus variées, on a recours à ce mode d'absorption toutes les fois qu'il s'agit de médicaments dont la saveur ou l'odeur sont par trop désagréables ou bien dans le cas où l'état du malade ne permet pas d'avoir recours à l'ingestion stomacale. Ainsi que nous l'avons dit, le volume des lavements médicamenteux doit toujours être aussi réduit que possible et le rectum doit être vidé avant leur administration.
Lorsque le lavemen' médicamenteux est destiné à faire absorber des substances insokdDles dans l'eau il faut que ces substances soit réduites en poudre très line et tenues en suspension dans un liquide mucilagineux. On devra même les émulsionner toutes les fois que cela sera possible.
Lavement astringent.
Sous-nitraledebismuthnnementpulv. 10 gr.
Extrait de ratanhia 3 —
Poudre de gomme arabique 10 —
Décocté de ratanhia 2.jO —