S NOTIONS DU l'IlARMAClU NliCliSS AIllKS AU MÉDECIN
SLibslancc ne présente pas uiui (;()iisjsl,aiii;i! siilïisanle poLu- conCecLionner des supposiLoiros lacihis à manier. On a proposé l'emploi du mélange suivant :
Vaseline. . . . Paraffine . . .
Cire blanche
Cette composition est loin de présenter les avantages du beurre de cacao.
Les malièras solahles que Ton emploie i)our la confection des suppositoires sont :
1" Le savon. — On em|)loie le savon de Mai'seille que l'on taille en cône ;
2° Le miel. — On emploie le gros miel que Ton fait cuire et épaissir sur le feu de manière à ce qu'il se prenne en masse par refroidissement ;
3" On confectionne aujourd'hui des suppositoires solubles avec des mélanges à base à' Agar-Agar,o\x de (/élatine et de glycérine. Leur consistanc-e est semi solide, ils se ramollissent facilement et se liquéfient, on les utilise surtout comme suppositoires viginaux.
Préparation des suppositoires. — 1° Par rasinn. — On prépare de cette manière les suppositoires de savon, on taille un petit morceau de savon en cône en le grattant avec un couteau puis on le polit en le frottant avec un linge mouillé, on peut aussi, et cette manière de faire devient indispensable lorsqu'on doit mélanger une substance active, faire fondre le savon au bain-marie et le couler ensuite dans un moule ;
2° Par coclion. — Ce mode de préparation est réservé aux suppositoires à base de miel: on place le miel sur un feu doux et on le chauffe en agitant sans cesse jusqu'à ce qu'une petite quantité projetée sur une surface froide se prenne en une masse cristalline assez ferme pour ne plus adhérer sensiblement aux doigts.
d parlie :j —
SUPl'OSITOlRIîS KT BOUGIlîS
On le cdulc alors ilans des moules de papier légèrenienl liuilés, après refroidissement on sépare le pal>ier en l'roLlant au besoin avec un linge mouillé ;
3° l'ar jusion. — C'est le mode de pi'éparation le ])lus employé. On commence par préparer de petits moules en papier auxquels on donne une forme conique, ces moules ont -4 à 5 centimètres de hauteur sur lU à 1.") millimètres de largeur à la base. On les maintient verticalement en les plongeant dans un réservoir rempli de farine de lin, de son, de sable tin, etc. Le moule doit être enfoncé aussi jn'ofondément que possible alin que le refroidissemeot du beurre de cacao se fasse d'une façon uniforme sur toute la longueur du C(uie. On râpe ensuite le beurre de cacao ou on le divise en petits fragments que Ton place dans une capsule en porcelaine ou en tole émaillée, cette capsule doit être munie d'un bec. On chauffe alors très modérément île manière à ce que la température ne dépassé pas beaucoup le point de l'usion du beuri-e de cacao '. Lorsque la masse est liquéliée on retire du feu et on agite jusqu'au moment où le ])euri'e perd de sa transparence et va commencer à se solidilier, on coule alors dans les moules et on laisse refroidir dans un endroit frais. La solidilication s'efl'ectue d'autant plus rapidement que le beurre a été moins chauile, en liiver une demi heure suffit, en été illaut parfois attendre deux heures. On détache ensuite le papier qui ne doit être lixé que par une goutte de cire et on égalise les suppositoires : on coupe la pointe qui serait trop aiguë, et on lustre la surface en passant légère-
1. Un excellent moyen consiste à chaiiITer la capsule vide jusqu'au moment ou ne peut plus la tenir entre les doigts, on retire alors du feu et on y place le beurre de cacao râpé, la chaleur emmagasinée est sul'fisanle pour déterminer la liquéfaction du beurre et permettre la confection des suppositoires.
ment le doigt qui détermine un commencement de fusion.
Le poids moyen d'un suppositoire doit être de
4 gr. pour un adulte.
2 — pour un enfant.
Au lieu de moules en papier on fait parfois usage de moules métalliques dans lesquels on coule le beurre.
Lorsqu'on prépare des suppositoires il est tout à fait inutile d'introduire de la cire dans le beurre de cacao. Cette introduction rend la masse moins fusible et ne présente d'avantages que pour le pharmacien à qui elle permet de préparer plus vîie el //lus facilement les suppositoires, mais le plus souvent, le point de fusion est, par suite de cette addition, assez élevé pour que le médicament ne se liquéfie plus dans le rectum. L'addition de la cire n'est utile que si l'on introduit dans la formule des suppositoires des huiles, ou des graisses qui pourraient retarder et môme empêcher la solidilication du mélange, en tous cas la quantité de cire introduite doit être très petite et ne pas dépasser 0,10 à 0,15 par suppositoire.
Les suppositoires sont shn/iles ou composés. Ces derniers sont obtenus en introduisant dans le beurre de cacao, au moment de le couler dans les moules diverses substances médicamenteuses telles que poudres, extraits et même des liquides. Ces substances sont rarement solubles dans le beurre il faut donc les y diviser très finement et les maintenir en suspension jusqu'au moment de la solidification du beurre, de manière à ce que le suppositoire soit homogène. Les substances solides et insolubles seront réduites en poudre aussi fine que possible. Lorsqu'elles sont solubles (extraits) on peut les dissoudre dans une très petite quantité d'eau ou de glycérine : de toutes manières on prélève
SUPPOSITOIRES ET BOUGIES l»l
sur la masse du beurre qui doit servir à la préparation des suppositoires, une petite quantité que l'on pétrit dans un mortier avec les substances à introduire; on obtient une masse bien homogène que Ton mélange au beurre de cacao préalablement liquéfié dans la capsule et Ion divise cette masse avec soin: la chaleur est suffisante pour en déterminer la désagrégation, et lorsque le mélange est bien fait et va commencer à se solidifier on verse dans le moules. Le seul point difficile de la préparation consiste à bien choisir ce moment, car si la masse est encore trop liquide, les substances insolubles au lieu de rester en suspension et d'être réparties uniformément dans toute la masse, tomberont au fond du moule, et, après refroidissement, on les trouvera à la pointe du suppositoire.
Au' lieu d'opérer comme nous venons d'indiquer, quelques praticiens préfèrent mélanger au mortier ces substancesactives avec la totalité du beurre. On obtient ainsi une masse emplastique que l'on pétrit jusqu'à ce qu'elle soit devenue parfaitement homogène. Alors on la place dans une capsule et on la chauffe très modérément de manière à lui donner assez de iluidité pour qu'on puisse la couler dans les moules : ou bien on la divise en autant de parties qu'on doit préparer de suppositoires et on confectionne ceux-ci en les roulant séparément sur le pilulier et en leur donnant la forme voulue. Cette manière d'opérer ne permet jamais d'obtenir des suppositoires aussi bien faits que lorsqu'ils sont préparés par fusion.
Suppositoires dexlrail de ralanhia.
E-Klrail sec de ralanliia 1 gr.
Beurre de cacao 3 —
On peut triturer l'extrait de manière à obtenir une
482 NOTIONS ])!■; imi.vumacik Niir,KSSAiiti;s ai; mkdkcin
])<)ii(ln! Irùs line (\iw Ton jiiéliinf^c au hcMii-iT' au nx)inciil (lo lo couler : (ui bien ou lo diss(juL dans une In-s pcl ilc (|uaut ilé d'eau.
11 l'auL cousidénM- couinie un procédé très déreclnfMix la praliqne (jui consisU; à J'aire une ])elile masse, une pilule, avec les substances actives eL à la laisser loniher au centre du suppositoire alors (jue le milieu est encore licpiide. A|)rès fusion du Jjeurre la substance se trouve brusijuement en contact avec le rectum et peul birriter. Cette observation est également applicable aux suppositoires creux jjrésentant une cavité dans laquelle on peut introduire même des liquides. On ferme avec un petit couvercle boucbon également en beuri-e de cacao que l'on |»eut faire adliérer en cbauffanl. Presque tous les sui)positoires, même ceux qui contiennent des liquides peuvent être préparés en siiivanl le procédé classique qui est encore le meilleur.
Ainsi les suppositoires à la glycérine se font très bien en suivant la formule.
Suppositoires à la glycérine.
Ceurre de cacao 8 gr.
Glycérine 4 —
Pour 3 suppositoires.
Les suppositoires vaginaux peuvent être préparés, avec du beurre de cacao ; mais on se sert avec avantages de glycérine solidiliée par de la colle du Japon (AgarAgar) : on dissout préalablement dans la glycérine divers principes médicamenteux. {Taniu'i, alun, sulfate (le zinc, percklorure de fer, etc.) Ces suppositoires se liquéfient lentement sur place et constituent d'excellents topiques.
SUri'OSlTÛlRES ET BOUGIES
Bougies.
Le mot houqie désii^ne Loiit à la iV.is un insLrumenL de chirui-aie et un médicament. Tous deux sont du reste destinés ù être introduits dans Tuvethre. On donne à la bougie la l'orme d'un cylindre dont la lon-ueur est très grande par rapport au duimetre et nui^'est terminé par une partie arrondie, de mann-rc a pouvoir être introduit facilement dans l urèthro. Les bougies médicamenteuses sont constduées soit par de la are rendue plus tlexible par l'addition d huile ou A\m emplâtre, soit par un mélange jjmiwe Bi de nélalmp qui peut se dissoudre lentement iorsqu d a ete introduit dans Vurèthre. On prépare les bougies soiL en coulant le mélange dans des moules appropries, soit en immergeant dedans, un gros lil de coton, laissant refroidir et répétant plusieurs fois l'opération iusqu'à ce que le cylindre obtenu ait acquis une grosseur convenable. On l'égalise ensuite et on le polit en le roulant sur une plaque de marbre.
Les bougies simples de Piderit se préparent avec :
Cire jaune « Parties
Huile d'olives ^
On prépare les bougies au ralomel en introduisant 1 gramme de calomel dans 24 grammes de ce mélange. D'après Dorvault on prépareles bougies solublesavec
Gélatine 2 parties
Gomnae
Sucre ~~
Eau de roses '
On incorpore dans ce mélange une partie d'iodure de potassium ou d'iodure de plomb, de mercure, etc., pour obtenir les bougies médicamenteuses correspon-
dantes.