LA VUE, L’OUIE, L’ODORAT, LE GOUT ET LE TACT
La vue. — Les moyens de protection et de défense du globe de l’œil. — Les sourcils.
— La paupière. — Les voies lacrymales. — Rôle des paupières comme moyen de protection de l’œil. — Maladies résultant de l’ablation partielle des paupières. — Régulus chez les Carthaginois. — Les glandes lacrymales. — Le canal lacrymal.
— Voie d’écoulement des larmes. — La fistule lacrymale et l’opération qui la guérit. — Les glandes de Meibomius et la chassie des paupières. — Composition anatomique du globe de l’œil. — La sclérotique. — La choroïde. — La cornée transparente. — La pupille. — L’iris. — Le cristallin. — Ce que c’est que l’humeur aqueuse et l’humeur vitrée. — La rétine, qui tapisse le fond du globe de l’œil, est l’épanouissement du nerf optique. — Mécanisme physique de la vision. — Analyse de la marche des rayons lumineux dans les différents milieux réfringents de l’œil. — Les objets se peignent renversés au fond de la rétine. — Expérience avec l’œil d’un bœuf montrant la réalité du renversement des objets sur la rétine. — Théories diverses données pour expliquer la vue droite des objets renversés. — Théories pour expliquer la vue simple avec les deux yeux. — Comment l’œil réaliset-il Y achromatisme? — Explication de Y accommodation de l’œil aux distances les plus différentes. — Théorie de Helmholtz. — Ce que c’est que la myopie et le presbytisme. — Représentation par le dessin des défauts de l’œil qui constituent la myopie et le presbytisme. — Les besicles à l’usage des myopes et des presbytes. — Histoire de la découverte des besicles. — Salvino Armato, de Florence, inventeur des besicles, au xive siècle. — Alexandre de Spina perfectionne les besicles. — La découverte des verres de lunettes à l’usage des myopes et des presbytes conduit à la découverte des verres de la lunette astronomique. — Le fils de Jacques Metzu et le coq de l’église d’Alcmaer. — Différentes couleurs données autrefois aux verres des besicles. — La teinte fumée. — Altérations pathologiques de la vue. — Nyctalopie. — Héméralopie. — Amaurose. — Glaucome. — Cataracte. — Les mouvements de l’œil et les muscles qui les produisent. — Le strabisme. — .Durée des impressions lumineuses. — Le phénakisticope de M. Plateau.
L’audition. — Les vibrations de l’air agissant sur le nerf acoustique sont la cause
TABLE DES CHAPITRES
de la production des sons. — Description de l’oreille. — L’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne. — C’est dans l’oreille moyenne et l’oreille interne que sont logés les organes de l’audition. — La trompe d’Eustache, ou le canal de communication entre l’oreille et l’arrière-gorge. — Les osselets de l’ouïe. — Le labyrinthe et les canaux demi-circulaires. — Le liquide de Cotugno et l'épanouissement du nerf acoustique. — Exposé des différentes théories physiologiques de l’audition. — Idées de Blainville, de Dugès et de Breschet. — Théorie de M. Ilelmholtz. — Incertitude de la science touchant la véritable théorie de l’audition. — Les corps solides de la face et du crâne prennent-ils part aux vibrations sonores?
— Rôle des deux oreilles dans l’audition. — Comment peut-on percevoir simultanément une grande quantité de sons? — Comparaison des deux sens de la vue et de l’ouïe. — Le sourd de naissance et le muet de naissance. — Cause de la surdimutité. — L’ouïe est le sens de la nuit.
L’odorat. — Description anatomique du nez. — La membrane pituitaire. — Les fosses nasales. — Distribution du nerf olfactif dans les fosses nasales. — Le sens de l’odorat inférieur, chez l’homme, à ce sens considéré chez les animaux. — La classification des odeurs n’est pas possible. — Le système nerveux est impressionné très différemment chez les individus. — Curieux exemples historiques de ce fait.
— La forme du nez est un caractère physiognomonique, tant pour les nations que pour les caractères individuels. — Lavater et son ouvrage sur la Physiognomonie .
Le goût. — Structure anatomique de la langue. — La membrane muqueuse linguale et les papilles linguales. — Le nerf lingual et le nerf glosso-pharyngien. — Le siège du goût paraît résider surtout à la base de la langue et dans une partie de l’arrière-gorge. — Quantité de matière nécessaire pour impressionner l’organe du goût. — On ne sait rien sur la cause des saveurs, la sensation du goût étant constamment mêlée à celle de l’odorat. — Manière d’avaler impunément les breuvages désagréables. — Les antipathies du goût. — Nécessité de s’habituer de bonne heure à triompher de la répugnance et des préjugés concernant les substances alimentaires. — La viande de cheval. — Classification des saveurs. — Le sens du goût aux différents âges. — Le sens du goût décelant les substances vénéneuses. — Le goût est le sens des nations civilisées.
Le tact. — Le tact s’exerce par tous les points de la surface de la peau. — Structure anatomique de la peau : épiderme et derme. — Les corpuscules du tact. — Difficulté d’expliquer la sensation du tact. — Chez l’homme, la main est l’organe spécial du tact, mais les autres parties du corps peuvent, au besoin, la remplacer.
— Idées des anciens sur la main. — Aristote et Galien. — Description de la main
et analyse de cet organe par Galien, dans son ouvrage De usu partium. — Un mot sur Galien. — Les philosophes et les encyclopédistes du xvme siècle, Helvétius et Buffon, ont exagéré l’importance de la main et du toucher comme origine de l’intelligence. — L’intelligence de l’homme n’est point la conséquence de la perfection de sa main 413