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§ 4. Observations générales sur ce que l’on entend par langue, idiome,
dialecte et patois ,
On entend d’ordinaire par langue ou idiGme ( du grec propriété) l’ensemble des mots employés
par un même peuple, par une même nation, pour Pex< pression de ses pensées. Le dialecte (a) est une subdivision de la langue ou de l’idiome, correspondant à quelque subdivision du peuple ou de la nation , comme en Grèce le dialecte dorien était parlé par les Hellènes de race dorienne, Yattique par les habitants d’Athènes, de son territoire et de ses colonies. Quand un dialecte n’a pas produit de littérature et qu’il est borné à l’usage populaire, on l’appelle plus volontiers un patois (b). Pour désigner certaines affectations ou certaines négligences de langage particulières à une classe de la société, on emploie d’ordinaire le mot jargon ( c ).
Au point de vue littéraire, les langues et les dialectes sont à peu près seuls dignes d’ètre étudiés. Au point de vue historique et pour les recherches purement grammaticales, le patois et même le jargon méritent presque autant que les dialectes et les langues l’attention du linguiste, car ils présentent souvent des phénomènes intéressants à constater. Ainsi, en Grèce, le mégarien, le crétois, le thessalien sont, à vrai dire, des patois qui n’ont guère été parlés ni surtout écrits que pour l’usage des relations de famille ou de la vie municipale; et pourtant on ne les négligera pas dans une grammaire historique de la langue grecque, car ils offrent dans la
(a) On a dit longtemps en français ladialecte, à l’imitation du grec où SiàXattToç est un adjectif employé au féminin, en sous-entendant yXwcrcra.
(b) Mot d’origine douteuse, probablement dérivé de patriensis (sousentendu sermo), comme burgensis a donné bourgeois, comme mensïs a donné mois .
(c) Origine inconnue#