‹ Notions générales de chimieChapitre 28 sur 130 · PHOSPHORE. 8S · texte numérisé non relu

PHOSPHORE. 8S

riritscurité paraissent lumineuses, et sont, comme on dit, fkotpkoregcenlet .

"On considère généralement la phosphorescence du phos- ^hare comme le résultat de la combinaison lente de ce corps •ne l'oxygène.

L'eau dans laquelle on a conservé le phosphore luit aussi êÊoa l'obscurité. Lorsqu'on l'agile, elle répand des lueurs de pad de durée. Plusieurs corps, tels que le chlore, l'hydrogène nrJbODé, l'alcool, l'éther, l'essence de térébenthine, peuvent MBpècherle phosphore de luire dans l'obscurité. Le phosphore irit beaucoup plus fortement dans Vair raréfié que sous la pvssion ordinaire de l'atmosphère.

Le phosphore est un des corps qui ont pour l'oxygène la plus grande aflînité ; il suffit d'une faible élévation de tempenUire pour le faire brûler, aussi sa distillation demande-t-^lle dM soins particuliers.

On ne saurait se servir, pour distiller le phosphore, d'un q^reil ordinaire de distillation, qui pourroit se briser par leile de rinllammation du phosphore, et exposer l'opérateur i des projections de phosphore en combustion.

Cette opération s'exécute sans danger dans une atmosphère #bydrogène: on maintient un courant de ce gaz dans une pttîte cornue tubulce, dans laquelle on a placé une vingtaine de grammes de phosphore, et qui communique avec un récipicot également tubulé et portant un tube recourbé , dont t'oxtrémité plongede quelques millimètres dans un vase rempli d'eau. Lorsque l'air de l'appareil a été chassé et remplacé par de l'hydrt^ène, on chauHe la cornue avec quelques charbons louges, et (n distillation du phosphore s'effectue rapide- Bient.

Le phosphore se combine à In température ordinaire avec l'oxygène. Un bâton de phosphore, abandonné à l'air pendant quelque temps, répand des fumées blanches dues à la

mécaniques, par des lavages ou par l'emploi de réactifs très simples. Le corps que l'on extrait ainsi est considéré comme de l'acide arsénieux lorsqu'il est blanc, et que mêlé avec du charbon, dans un petit tube étroit, puis chauffé à la lampe à l'alcool, il produit aussitôt de l'arsenic qui se sublime en un anneau miroitant, d'un aspect métallique (pi. IK, fig. 22). Pour caractériser encore avec plus de sûreté le sublimé arse* nical, il faut le détacher du tube et le jeter sur des charbons ardents ; il doit répandre alors une odeur alliacée tellement fttide et caractéristique, que cette expérience permet de reconnaître les plus faibles quantités d'arsenic.

Lorsque le composé d'arsenic est mélangé à des matières organiques ou lorsqu'il a été absorbé par les organes, il est indispensable, pour isoler le poison, de détruire complètement les matières organiques, parce qu'elles masqueraient les réactions propres à faire reconnaître l'arsenic ; elles pourraient même , dans quelques cas , présenter des caractères qu'on serait exposé à confondre avec ceux de l'arsenic.

Pour détruire les matières organiques, on emploie ordinairement l'acide sulfurique concentré : on obtient alors un charbon noir, qu'on traite par l'acide azotique afin de dissoudre l'arsenic, qui se transforme ainsi en acide arsénique soluble dans l'eau.

Après avoir carbonisé les substances organiques et traité le charbon par de l'eau distillée, on soumet la dissolution qui contient l'acide arsénique aux réactions les plus propres à caractériser l'arsenic ; c'est alors que l'on emploie l'appareil imaginé par Marsh, chimiste anfrlais, et que l'on nomme appareil de Marsh,

Le principe de l'appareil de Marsh est fort simple et repose sur robscrvation suivante: Si Ton introduit un composé arsenical dans un flacon contenant de l'eau, de Tacide sulfurique et du zinc, mélange qui dégage de l'hydrogène, l'arsenic se

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comLîne uvt^'c l'hydrogène pour fortnci' iiii ^az appelé hydro^ gine arsénié.

Si l'on allume alors ce gaz et que l'on interpose dans la flamme uii corps froid, comme une assiette du porcelaine, l'asïjelle se recouvrira aussitôt d'un dépôt d'arsenic facile & reconnullre à son aspect métallique (pi. I\, tig. 23). On peut encore constater la présence de l'arsenic, en faisant passer le gaz hydrogène arsénié à travers un tube de verre légèrement cbauiïé; au bout de quelques instants, l'intérieur du tube est tapissé d'arsenic, provenant de la décomposition de l'hy- (irc^tie arsénié (pi. IX,lîg.24). Cet appareil, entre les mains de chimistes exercés qui savent apprécier la nature des taches oiiteuues, permet de constater avec certitude les plus légères traces d'arsenic qui auraient écliapj)!! aux autres modes d'itivestigatioD.

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