ALUN
Les sels peuvent quelquefois se combiner entre eux pour
mi '^tner ce que l'on appelle des sels doubles. Parmi les sels I "Ombles, un des plus intéressants au point de vue des applicaw ^^^s est Yalun , qui résulte de la combinaison du sulfate de 1 ^^tasse avec le sulfate d'alumine.
f Ce sel est blanc, sa saveur est astringente et acide ; il est
^^^ soluble dans l'eau chaude.
L'alun, exposé à l'air, s'effleurit lentement. Il peut cristal- ^^^^r en octaèdres ou en cubes.
L'alun cubique parait avoir la même composition que Talun taédriquc , et lorsqu'on le dissout dans l'eau froide , il se
loi MÉTAUX.
dépose, par l'évaporation spontanée, des cristaux d^dna oclnWriqiie. Souvent ces deux formes se comhinenl.
L'nUin souini» k l'ai'lion de la chaleur entre ea fusion à L« température d« 02" ; refroidi dans cet élat , il ronsene sa transparenre : ou le nomme «lors alun dr. roche. Eti continuant Aie cliaulTep. il perd de l'ean, se i>oursoiil1e bcniicou/), et forme une espiVe de champignon volumineux cl opai^ne, employé en médecine comme caustique sous le nom d'ata eaieiné.
Pr^pitmtlon*. — Il existe à Potizzole, près deNnpIes, une | picmi nui oonliciit de l'alwn tout formé; on la pulvérise el on la soumet ù l'action de l'eau : les liqueurs laissent dé|H]Mt ' par révnporalion des rristanx oclaédriqucs d'alun.
On trouve encore en Italie, à la Tolfa, près de Civila-V«chia, une pierre qui porte le nom de pierre d'alun ou aîuniu, el qui ptnit Ctre représentée dtms sa composition par de l'alun ordinaire , combiné avec nu excès d'alumine hydratée. Lor*qu'on soumet etïtle pierre à une légère calcination, on déshydrate environ les deux tiers de l'alumine qu'elle contient, el l'on ri'rid cet excès de base insoluble, La chaleur doit i^\rv ménagée ; car une température trop élevée décomposerait complètement l'alun.
Le résidu, repris par l'eau, donne de l'alun qui est conDU sous le nom d'alun de Rome,
La plus grande partie de l'alun donton fait usage en France, en Allemagne et en Angleterre , s'extrait d'un schiste almùneux contenant du sulfure de fer et des matières bitumineuses; le sulfure de fer exposé à l'air se transforme en sulfate de fer et en acide sulfurique. Cette oxydation, se produisant en présence de schistes qui contiennent de l'alumine, donne naissance à des mélanges de sulfate de fer et de sulfate d'alumine.
On reprend la masse par l'eau et l'on évapore les liqueurs;
yn
Feldspath. l90
sulfate de fer se <I«pose en cristaux, Inridis que le sulfate ïalumiiie reste dans les eaux mères ; (Jii ajoute alors un sel ée potasse qui détermine la précipilatioii de l'alun : cette tp^atioii porte le nom de brevelagt des liqueurs. L'alun est Ensuite i>uriliépar cristallisation.
,. r«kri«»ll«n de l'alun nvee le* nrctiva. — On fa-
Inqae quelquefois l'alun en traitant par l'acide sulfurique firgiiti préalablement calcinée. Cette ealcinalion a pour but fcpei-oxyder le t'er qui se trouve dans l'argile et de le rendre
i soluble dans l'acide sulfurique.
^ le sulfate d'alumine ainsi obtenu est prédpité par le sulhe de potasse ; il se forme de l'alun brut que l'on purifie ilrla même méthode que l'alun produit avec les schistes Dumineux.
llMisMk — L'alun est employé dans les fabriques de toiles feintes, comme mordant : sa présence détermine la combinai- *» de la matière colorante avec le tissu ; on l'emploie égale- !leiit dans lii préparation des peaux de mouton, le collage du |ipier, la clarification des liquides.
Les minéralogistes comprennent, sous la dénomination gé- Srale de feldspath, des minéraux qui sont formés par la
mbinaison du silicate d'alumine avec dilTérents silicates.
h'orlhose, que l'on nomme ordinairement feldspath, pé~ ^énsé, adulaire, orlhoclase, raie le verre ; elle entre en fusion ^^j feu du four à porcelaine, et dorme im verre qui est lou- *-"TS laiteux. L'oiliiusc l'sl eiiijilovi'e jmuijircparer la porce-
lOe, dont elle forme la couverte ; elle est rarement pure, et
trouTfl ordinairement mêlée i du quartz.
Les kaolins à IV-tat brut sont des miiiéraus friaHes, s» vent très blancs, qui donnent avec l'eau une pâte courte,
Ils soûl, eu gùnèral, formés de grains de quariz ou de| sable, de petits fragments de silicates à diverses basB,d d'une argile kaolînique qui en forme la partie essentielle.
Les expériences de M. A. Brongniart ont démontré qiw' kaoHns proviennent de la décomposition des roclies feld^ Ihiques qui se sont transformées lentement en silicates I polasse soUibles dans l'eau, et en silicate d' alumine bnsitjiJ qui constitue le kaolin. ,
il existe en France, dans les environs de Sainl-Yrieîx, {H de Limoges, un gUe de kaolin qui sert à alimenter un gri nombre de manufui'tures de porcelaine.
On donne le nom d'argiles à des substances éminemme plastiques, lorsqu'elles sont imbibées d'eau,
Les argiles, étant débarrassées par des lavages des sul stances étrangères qu'elles contiennent, peuvent être repT sentces par un silicate d'alumine de composition très variaU renfermant 18 à 39 pour 100 d'alumine, /j9 à 67 pour !l de silice, et 0 à 19 pour 100 d'eau.
Les argiles, contiennent ordinairement des matières êtrt gères, telles que des débris de roches feldspalhiques, ( quartz, des pyrites, du carbonate de cliaux, des traces substances organiques, de la silice libre, etc.
La proportion de potasse contenue dans les argiles p( s'élever, d'après M. Mitscherlicb, jusqu'à â pour 100.
L'argile, dans son contact avec l'eau, paraît grasse; m
Marnes. — ogres. SOI
\e se dvlaie ensuite et forme uîil' pâle liaiile el ductile: Plie propriété fait employer l'argile dans la ronfeclion des [loteries. Soumise à la calcinalion , elle perd son eau, se fen- Ajki éprouve un retrait considérable, et devietil assez dure ■Br faire feu au briquet.
M l'argile était entièrement pure, elle serait infusible aux bHpératures les plus élevées qu'on puisse produire dans les bafneau\ ; mais la chaux, la potasse et l'oxyde de fer qu'elle nitwnt toujours lui donnent de la fusibilité.
^^ HAR>Ëg.
Bes marnes sont des Dialières terreuses, essentiellement ■iBosées d'argile, de carbonate de chaux et de silice, dans ■s proportions très variables. Elles sont employées dans la ibrication des fak'iices et des terres cuites. Elles fout efferisceoce avec les acides, donnent avec l'eau une pâte courte, i sont plus ou moins fusibles.
On les distingue en marnes argileuses, marries calcaire», MfnM limonemes.
es marnes, ayant la propriété de se déliter à l'air, servent, l'agriculture, pour diviser les terres trop argileuses; fournissent eu outre à la terre l'élément calcaire utile à
négétation.
In donne ie nom d'ocrées à des argiles colorées par de l'hyrate de peroxyde de fer : l'ocre rouge n'est aiilie chose que e l'ocre jaune calcinée ; on rencontre quelquei'uis des ocres ouges naturelles.
La terre d'oinbre est u[i hydrate de peroxyde di' fer mélange des proportions variables d'argile et d'hydrate de peroxyde le soaqiii-oxyde de manganèse.
On emploie , dans le dégraissage des laines et des ( une argilo qui porte le nom de tfrre à foulon. Avant d'eia appliquée à cet usage, la terre à foulon est soumise à un 11 voge (|ui la débarrasse des cailloux qu'elle contient ordinii remenl.
En mettant de la terre à foulon sur un drap graissé que Tel passe ensuite au cylindre, l'nrgile absorbe, par sa capillarité toute la matière grasse du drap.
VEEIRE. 1
On donne le nom de verre A une substance, Tusiblu l une température élevée, cassante, dure, transparente, in* lubie dans l'eau, formée par la combinaison du silicate M potasse ou du silirate de soude, avec un ou plusieurs des m licales suivants : silicate de cliaux, silicate de magnésie, silh ente de baryte, silicate d'alumine, silicate de fer.
Lorsque le silicate de cbaux est remplacé par du silicate & plomb, le verre est appelé cristal. Le crisla! est toujours! base dépotasse.
Propriétéa s6n«ralea du T«rre. — Tous les verrd l'pruuvotil luie fusion complète sous l'inlluence de la chaleur; lu nature cL la proportion dos bases qu'ils contiennent eser cent une grande inlluence sur leur fusibilité : on peut din d'une manière générale, que la potasse, la soude et l'oxyde di plomb augmentent la fusibilité du verre, tandis que l'alumiiH et la cliau\ la diminuent. Les verres à base de soude son j)lus fusibles que les verres à base de potasse.
Le verre est élastique et très sonore.
Les verres à plusieurs bases éprouvent, lorsqu'on les cbaulfi