‹ Notions préliminaires d'histoire naturelle pour servir d'introduction au cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 31 sur 39 · FO · texte numérisé non relu

FO

f Fouisseurs.

quecs.

Tjsrebrants. Ayant l’abdomen dépourvu d’aiguillon venimeux, et armé d’une tarière pour le depot des œufs.

\ Anormaux , ou Porte-scie. Ayant F abdomen non pédoncule et armé d’une scie pour le dépôt des

œufs.

f Crabruns.

• | Scolies.

Etc.

( Cynips.

< Icbneumous.

(Etc.

Ton Ih rôdes.

Sirex.

Etc.

136. Les hyménoptères ne sont pas les seuls insectes qui aient

Fig. 246. Libellule déprimée.

quatre ailes membraneuses et transparentes; ceux auxquels on donne le nom vulgaire de Demoiselles , c’est-à-dire les Libellules, et

216 ZOOLOlilK.

beaucoup d'autres, présentent aussi cette conformation, mais il? diffèrent des précédents par leur régime et par la structure de la bouclie, car ils se nourrissent d’aliments solides et sont pourvus do mandibules et do mâchoires propres à la mastication. Ils constituent un troisième ordre auquel on a donné le nom d’ordre des Xéyro-

PTÈRES.

Cette division comprend tes Libellules, les Ephémères, les Fourmis-lions, les Termites, les Friganes, etc.

Les Libellules , ou Demoiselles, que les entomologistes distinguent en Libellules proprement dites,

. Eshnes cl Agrions, ont le corps très allongé, les antennes fort courtes et les quatre ailes très grandes. A l’état delarves.

Fig- 247. Agrion. Fig. 218. Nymphette l'Agrwn.

elles vivent dans l’eau , et de même que lorsqu'elles sont arrivées à l’état parfait , elles se nourrissent de proie.

Les Ephémères ont aussi les antennes très courtes , mais diffèrent

Fig. 219 . Kphciilùrc.

des libellules par l'existence d’un article de plus aux tarses (1 au lieu do 3), par l’inégalité de leurs deux paires d’ailes, etc. ( I ).

tl) Les ÉPHÉMÈRES doivent leur nom à la courte durée de leur vie à l’état parlait : i' s paraissent ordinairement, dans le voisinage des eaux, vers le coucher du soleil, dans lebeaux jours d’étc ou d’aulomne, el quelques heures après ou les voit tomber à terre et mourir. Pendant ce temps, ils ne prennent même pas de nourriture, el, réunis eu troupes nombreuses, ils voltigent cl se balancent dans les airs, puis se réunissent par couples sur quelques plantes ; bientôt apres, la femelle dépose dans l'eau ses oeufs, réunis en un polit paquet, et ocs insectes légers ne lardent pas alors à tomber à terre el à périr. Leur

Los Fui'hmis— LIONS, qui doivent leur nom à la manière dont leurs larves dévorent les fourmis, ressemblent beaucoup aux névropteres

Fig. 250. Fourmi-lion.

precedents, mais s'en distinguent par leurs antennes allongées et grosses vers le bout. Une espèce assez commune en France est rc-

Fig. 251.

larve de Fourmi-lion.

marquable par l'instinct que sa larve déploie dans la construction des pièges à l’aide desquels elle s'empare de sa proie (1).

nombre est ([iielqucfbis si considérable, que le sol est tout couvert de leurs cadavres, et l’on assure que, clans certains cantons, on les ramasse par charretées pour fumer les terres. Mais, si l’on considère ces animaux pendant toute la durée de leur vie, on voit que leur existence n’est pas si brève ; car, loin de naître pour mourir aussitôt, ils vivent par le fait deux ou trois ans, seulement ils restent pendant tout ce temps à l’ctat de larve ou de nymphe, et demeurent dans l’eau. La larve clés éphémères ressemble assez à l’in— secte parfait ; cependant la bouche offre deux saillies en forme de cornes, cl l’abdomen a de chaque côté une rangée de lames ou de feuillets, servant a lu respiration et à ht natation. La nymphe ne diffère de la larve que par la présence des fourreaux renfermant les ailes. Au moment où ces organes doivent se développer, l’insecte sort de l’eau ; mais, par une exception remarquable, après avoir subi celte métamorphose, il •liangc encore une luis de peau avant d’èlrc parfaitement adulte. Dans ce dernier état, les éphémères ont le corps mou, long, effilé et. terminé par deux ou trois longues soies (fuj. 440) , les pieds fort grêles, cl les ailes élevées perpendiculairement ou un peu inclinées en arrière comme chez les agrions.

(!) Le fourmi-lion, à l’ctat de larve, quoique pourvu de six pattes, marche trop mal pour saisir su proie à la course, cl lui tend un piège ou forme d’entonnoir, qu’il creuse

Les Termites, que l’on connaît aussi sous !o nom vulgaire de Fourmis blanches , sont de petits insectes extrêmement destructeurs

qui se trouvent principalement dans les pays chauds, mais qui font aussi des dégâts considérables dans quelques parties de la France , à La Rochelle et à Rochefort, par exemple, où ils rongent avec une activité incroyable les bois do charpente et les autres matières végétales ou mémo animales. Ils ont le corps déprimé, les ailes très grandes et horizontales, les antennes fort longues et les pattes courtes (I).

Les termites vivent en troupes innombrables, composées de mâles, de femelles, de larves, de nymphes, d individus adultes, mais incomplets, qu’on nomme soldats (fuj. 231). Ils se tiennent toujours caches dans 1 intérieur de la terre, des arbres ou des

Fig. 2r.t.

Larve île Termite

Fig.253. Termite fatal.

dans le sable le plus fin {/ig. 252); citchéo au fond de cette retraite, la larve atlend palioiument qu'un iusccle lorabe dans le pclit précipice qu’elle a ainsi forme, cl, s’il cherche à s'échapper ou s'il es! trop loin pour qu'elle puisse s’en saisir, elle l'étourdit tl le fait rouler au tond du h ou, on lui jetant avec la Inlo et les mandibules une grande quant ité de sable ; elle l’entraîne ensuite et le suce, puis rejette loin d'elle son cadavre. Lorsqu'elle doit passer à l’étal de nymphe, elle file un cocon soyeux, d'on l'insecte parfait sort au bout de quinze à vingt jours. Il est alors long d'environ 27 millimètres , noirâtre , laelielé de jeune, avec les ailes égales, disposées en toit, transparentes, à nervures noires et laolielécs vers le boni antérieur.

(1) Les habitations de quelques uns de ces termites sont faites avec de la terre gâchée, et s’élèvent au-dessus du sol, à une hauteur de plus de 2 mètres (/hj. 255); tantôt elles ont la forme d'un pain de sucre, d’autres fois celle d’un douce, et, dans quelques parties de la cèle d'Afrique, le nombre de ees monticules est si considérable que, do loin, ucc croirait voir un village. Elles so couvrent ordinairement de gazon, et leur solidité est egalement liés grande: non seulement elles résistent aux intempéries des saisons, niais elles peuvent supporter un poids considérable sans so briser. Des voyageurs assurent que souvent on voit des taureaux sauvages monter sur ces monticules de moyenne grandeur, pour y rosier en sentinelle pendant que le rcslu du troupeau paît à l’entour. D'autres termiles établissent leurs nids sur les arbres à clos bateleurs très considérables cl pratiquent toujours une longue galerie couverte pour descendre do leur habitation à terre (/!</. 255). Ce sont les larves qui élèvent lous ces édifices rqualtles : aussi les désignu-t-nn or-

dinairement sous le nom d'ouvriers. Les soldats, reconnaissables à leur grosse tète cl à leurs longues mandibules , sont moins nombreux et ne participent pas a ces travaux ; "tais, ainsi que leur nom l’indique , ils veillent à la défense de la cotnmunaulé, et, dès tpi une lircclto est faite it leur habitation, ils se présentent en futile et pincent avec force leurs ennemis. Devenus insectes parfaits, les termites quittent leur retraite, et s'envolent vers le soir, mais, le lendemain, dès le lever du soleil, leurs ailes se desséchent et lotitbeat, La plupart deviennent alors la proie des oiseaux ou des reptiles insectivores; moi 1 * on assure «pie, lorsque les larves ou les soldats rencontrent un couple de cos insectes, ils

solives, et quelques espèces s'y construisent un nid commun, entouré d’une multitude de galeries couvertes.

Fig. 255. A'uls de Termites (1).

Enfin les Friganes ont les ailes inclinées en manière de toit,

pendant lo repos , et sont remarquables par la manière dont leurs

-■ ‘ recueillent dans leur habitation, les emprisonnent dans une cellule particulière, les nourrissent avec soin cl transportent dans des chambres voisines les œufs à mesure que 'a femelle les pond.

(I) Les grands nids représentés ici (d'après Smeathman), appartiennent aux fermes fielUcosits ; l'un a cto coupé verticalement pour en montrer l’intérieur. Le petit nid (a) appartient aux termes arhorum, et l'on voit en h la galerie qui le fait communiquer avec

ïî o

larves ,

sont aquatiques,

Fig-. 257. Larves de Friganes.

ment des sortes de boucliers appelés éhjtrcs

Fier. 258. (2).

conslruisent des demeures (Ij.

§ 137. Les Sauterelles et les autres insectes qui composent I oiuire des Orthoptères, ont les ailes de la seconde paire membraneuses et transparentes , comme chez les hyménoptères et les névropteres ; mais leurs ailes antérieures sont coriaces , épaisses, et au lieu do servir a u vol, elles consli tuen l seule- [fig 26 4). Ces insectes qui, pour la plupart se nourrissent de végétaux, ont la bouche armée demâchoires et de mandibules très puissantes ; ils ne subissent que des métamorphoses incomplètes, et les larves ressembler! I tout

à fait aux adultes, si ce n’est qu elles manquent d'ailes.

Fig. 259. Criquet.

Los Sauterelles et les Criqdiîts ont les pattes postérieures très longues , ce qui en fait des insectes sauteurs. Ces orthoptères voyagentquelquefois par légions innombrables et dévastent complètement

(1) Les Friganes ressemblent un peuàde petites phalènes (fi g. 256). Elles volent principalement la nuit et sc trouvent souvent réunies en troupes au-dessus des eaux. Les larves vivent dans des fourreaux recouverts de différentes matières, qu’elles trouvent dans l’eau, telles que des graines, des petits coquillages, ou des fragments de plantes qu’elles lient ensemble avec des fils soyeux (fîg. 257) ; elles ne quittent jamais celte habitation, mais la traînent avec elles quand elles marchent, et alors se bornent à en faire sortir l'extrémité antérieure de leur corps. Lorsqu’elles doivent sc transformer en nymphe, elles fixent leur tube contre quelque corps solide, et en ferment les deux bouts avec une sorte de porte grillée, qu’elles percent plus tard lorsque cette première métamorphose est achevée. Elles sont alors très agiles. Les grandes espèces sortent tout à fait de l’eau pour se transformer en insectes parfaits; les petits se rendent seulement à sa surface, et l’insecte ailé se repose sur son ancienne dépouille comme sur un bateau, jusqu’à ce que ses ailes soient devenues assez fermes pour lui permettre de prendre son vol.

(2) Organes de la mastication chez nn orthoplère (le criquet) : a, labre ou lèvro smpé-

les pays ou ils se montrent. Ils occasionnent souvent de grands dégâts en Algérie et dans les autres parties de l’Afrique.

Les Grillons (1) et les Codrtiuçres appartiennent au même

Fig'. 260. Grillon domestique.

ordre. Ces derniers, qui vivent à la manière des taupes, sont remarquables par la conformation de leurs pattes antérieures qui ressemblent à des bêches (/î<y. 205).

Dans le midi de la France on trouve assez communément un autre

Fiy. 501. Manie religieuse.

ortboptère d’assez grande taille, appelé Manie , qui a les pattes de devant organisées en manière de griffe.

Enfin , c’est encore à cet ordre qu’appartiennent les Blattes ou h'akerlacs , insectes à corps ovalaire et déprimé , qui vivent dans

Heure ; — b, mandibule ; — c , mâchoire ; — tl , galette ; — e, palpes maxillaires •

f, lèvre inférieure.

(I) Les Grillons n’ont pas de pieds propres à fouir. Nous en avons deux espèces assez communes : l’une noire, avec la base des élytres jaune, sc creuse des terriers assez profonds dans les ravins secs et bien exposes au soleil, et s’y tient à l’affût des insectes • le nomme le grillon des champs ; l'autre, appelé grillon domestique (fig. £00), est Jaunâtre, môle de brun, et fréquente l’intérieur de nos maisons, principalement les forces les cheminées, etc. Le mâle produit un son aigu et désagréable , qui a valu à ret inscct lo nom vulgaire de cricri.

l’intérieur des maisons , particulièrement dans les cuisines et les

boulangeries, et qui attaquent nos comestibles. Ils abondent surtout dans les pays chauds

Fig. 202. matte.

Fig. 263. Forfkule.

§ 138. Les Perce-oreilles ou Forficüles sont des insectes qui ressemblent beaucoup aux orthoptères, mais qui en didèrent par la manière dont leurs ailes postérieures se replient et par quelques

autres caractères, à raison desquels on en a formé un groupe zoologique particulier , sous le nom

d’ORDRF. DES DeRMOPTÈRES.

§139. Les hannetons nous serviront d’exemples d’un autre ordre qui est plus nombreux en espèces qu'aucun des précédents, et qui se' compose des insectes à quatre ailes, dont les ailes antérieures constituent des élytres et les ailes postérieures se reploient en travers pendant le repos, tandis que chez les orthoptères ces organes se plissent longitudinalement en ma-

Fig. 204. Criquet.

nière d’éventail (1). Ils ont, comme les orthoptères, la bouche armée

(i) Chez les dermoptères les ailes présentent à la fois ces deux modes de plicature.

de mandibules et de mâchoires pour la mastication , et garnie en arrière d'une lèvre inférieure qui porte aussi une paire de palpes ;

mais ces insectes subissent dans le jeune âge des métamorphoses complètes , tandis que les orthoptères n'éprouvent que des demimétamorphoses. On donne à ce groupe le nom

d’oRDRE DES COLÉOPTÈRES.

Les caractères les plus commodes à employer pour la distinction des coléoptères entre eux nous sont fournis d’abord par les pattes, dont la portion terminale, ou tarse, présente un nombre variable d’articles. On les divise ainsi en quatre sections, comme on peut le voir dans le tableau ci-joint :

Fig. 267. Aile de Coléoptère reployée.

I cinq articles à tous les tarses

cinq articles aux tarses des quaire paitcs antérieures } et quaire seulement aux pattes de derrière. . . . )

quatre articles aux tarses de tous les pieds

trois articles aux tarses ou un moindre nombre. . .

Pentamères.

HÉTÉROMÈRES.

TÉRAMÈRES.

Trimères.

Chacune de ces sections se compose de plusieurs familles naturelles qui à leur tour se subdivisent en tribus et en ordres; mais le temps nous manquerait pour en faire ici l’exposé , et nous nous bornerons à citer quelques exemples dans chacun des groupes principaux.

Les Hannetons appartiennent à la section dos pentamères et à une famille à laquelle on a donné le nom do Lamellicornes , parce que les antennes (/Ig. 269)y sont terminées par une série de petites lames disposées comme les

Fig. 268. Bousier.

feuillets d’un livre.

22 i ZOOLOGIE.

C’est aussi à la famille des lamellicornes qu'appartiennent les

Fig. 2G9. Antenne.

Fig. 270, Larve de Hanneton.

Scarabées , les Bousiers et les Lucanes, ou cerfs-volants. Les larves de ces insectes se ressemblent beaucoup ; elles ont le corps courbé, l’abdomen très grand, trois paires de petites pattes et la tête cornée; plusieurs d’entre elles sont très nuisibles à l’agriculture (1).

Fig. 271. Ateuehus des liijyplkm. Fig. 272. Lucane métallique.

Les scarabées, du genre Ateuehus sont célèbres à cause de l’es—

(1) La larve du Hanneton commun est connue des cultivateurs sous le nom de Verblanc : elle vit près de trois ans sans subir de métamorphoses, et reste pendant tout ce temps enfoncée plus ou moins profondément en terre. En hiver, elle tombe dans une espèce de léthargie et ne prend aucune nourriture; mais, en été, elle est très vorace et ronge les racines des plantes. L’insecte achève ses métamorphoses vers le mois de février mais il est alors très mou et il ne gagne la surface de la terre qu’au mois de mars ou d’avril, pour en sortir tout à fait vers le commencement de mai. A l’état parfait les lionnetons se nourrissent de feuilles, et leur nombre est quelquefois si considérable, qu’ils dépouillent en peu de temps tout un bois. Pendant le jour, ils sont en général immobiles; mais, à l’approche de la nuit, ils s’élancent dans l’air. Leur vol est lourd et bruyant, et ils ont tant de peine à se diriger, qu’on les voit se heurter contre tout ce qu’ils rencontrent.

|ièce do culte dont ils étaient l’objet elle;; les anciens Égyptiens (1 ).

Les Lucanes sont remarquables par l'énorme développement de leurs mandibules qui, chez le mâle, ressemblent à des cornes de cerf.

D’autres coléoptères pentamères sont carnassiers, et ont les antennes filiformes; tels sont les Carabes, qui se trouvent souvent dans nos jardins, et les Cicindèi.f.s, qu on rencontre principalement dans les endroits sablonneux.

Fig. 273. Ckindèle.

D’autres encore sont conformés

pour la nage et vivent dans l’eau :

les Dytiques , les Gyrins ou Tourniquets et les Hydrophiles, par exemple.

Fig. 275. Dytique.

Fig. 270. Hydrophile s/iinipâile.

Enfin, nous citerons aussi, parmi les coléoptères pentamères, les

(1) Ces insectes ont l’habitude de vivre dans des houles de fiente ou même d'excréments humains, semblables à de grosses pilules, (|u’ils font rouler avec leurs pieds de derrière jusqu'à ce qu’ils aient trouvé un lieu propre à les enfouir. Souvent ils se réunissent plusieurs pour opérer ce transport, el c’est en marchant à reculons et en saisissant

Taupins, à cause do la manière singulière dont ils sautent lorsqu'ils se trouvent renversés sur le dos, et les Lampyres, à cause de la faculté qu’ils possèdent de produire do la lumière. C’est la femelle d’un de ces derniers insectes qui se voit si souvent dans les bois des environs de Paris, et qui est connue sous le nom de Ver luisant ( I ).

Fig. 278, Lampyres.

Dans la section des Coléoptères hètéromères, nous mentionnerons ici les Cantharides, insectes qui sont très employés en médecine, à raison de leurs propriétés vésicantes (2).

la lwulo avec leurs pâlies île devant, qu’ils la liront après eux. Deux espèces ilo cos scarabées, VA le ne lins sacré el YAteuchus îles Égyptiens, (lirai l'uno se trouve dans le midi île l'Europe aussi bien qu’eu Egypte, ol dont l’autre liabite le Sonnaar, étaient employées par les anciens Égyptiens comme une sorte d'amulette et comme un signe hiéroglyphique, aussi bien que comme un objet de cullo religieux. Ce peuple singulier renfermait quelquefois ces scarabées dans scs cercueils et plus souvent encore plaçait auprès de scs morts l’effigie de cos insectes; enfin il n’est aucun de ses monuments qui ne les représente sculptés ou peints dans diverses positions et souvent avec des dimensions gigantesques.

Les Bouvikrs vivent dans le fumier; une espèce de couleur noire est assez commune aux environs de Paris, cl porte de chaque côté du thorax une sorte de corne.

(1) La lumière phosphorescente que ccs insectes répandent est produite par des taches situées sur lo dessus (les deux ou trois derniers anneaux de l’abdomen, qui émettent cette lueur dont l’animal peut à volonté faire varier l'intensité, el qui persiste pendant quelque temps après qu’on a séparé l’abdomen du reste du corps ou qu’on a placé l’insecte dans le vide. L’espèce appelée le Lampyre splendidule (flg. 278) est très commune en Europe. La femelle est privée d’ailes et répand une lumière vivo, tandis que lo mule, qui est pourvu d’élytres noirâtres et d’ailes, n’est pas phosphorescent. Elle est nocturne et reste pendant le jour cachée sous l'herbe. En Italie, el surtout dans les pays chauds, on trouve un grand nombre de lampyres dont les doux sexes sont ailés ; et ces insectes, en voltigeant pendant l’obscurité, produisent une sorte d'illumination naturelle.

(2) La Cantharide vésicantc (fig. 280) est un inscclo à corps étroit et à élytres d’un

S vert doré qui so distingue de la plupart des autres coléoptères hètéromères par la structure de ses tarses dont les crochets sont bifides, de façon à paraître doubles. Celle espèce est commune en Espagne et sc trouve aussi dans le midi de la France ; elle vit principalement sur les frênes et les lilas, dont elle dévoré les fouilles.

Fig. 279.

On donne le nom do Mêloês à d'autres insectes de la également vésicnnts.

même section qui sont

La section des Coléoptères tétramères comprend trois familles sur lesquelles il est nécessaire de fixer noire attention.

Fig. 280. Cantharide.

Fig. 28). Calandre.

L un do ces groupes, la famille dos Charançons, est remarquable par l'espèce de bec qui forme la partie antérieure de la tête, et se compose d'insectes granivores ou herbivores, dont plusieurs sont de véritables fléaux pour les cultivateurs. Telle est la Calandre du blé , ou Charançon ordinaire (l).

Une espèce de la même famille, appelée Altelade de la riyne, vit sur les feuilles de la vigne et dos autres arbres, et parfois nuit beaucoup à ces plantes.

Une autre famille, celle des Xylophages, se compose, ainsi que son nom l'indique, d’insectes qui rongent le bois : les Scolytes et les Bos-triches lui appartiennent, et nuisent beau- Fi[g. 282. Écorce attaquée par des Scohjtcs. coup aux arbres en creusant des

galeries entre le bois et l’écorce. De mémo que les charançons,

(1) Le Charançon ou Calandre , qui fait rte grands ravages dans les magasins de blé, est un petit insecte à antennes coudées, rpii u des clvlrcs comme les autres coléoptères, "wis qui manque d'ailes postérieures et par conséquent no peut pas voler. Son corps est 'droit et do couleur brune, avec le corselet ponctué, et aussi long nue l'es élvtrcs qui 'eut striés profondément. Su démarche est lente, il paraît se nourrir en ‘rongeant '"S grains de blé; mais c’est surtout à l’état de larve qu’il fait de grands dégâts. Le»

ZOÜLOCilh..

ils

sont vermiformes et apodes lorsqu’ils sont a 1 état de lanos; Il C’est aussi à la section des Té ir amères qu’appartient la famille

des Longicornes , qui est caractérisée par la longueur considérable des antennes, et comprend plusieurs espèces

Fig. 28 i. Lamie.

(2) Tronçon d’une branche d'arbre attaquée par la Lamia voiuincosa ( fiy . 283). Une porli"ii do l'écorcc a été enlevée pour montrer la dépùt d’oeufs (a) et les cavités creusées dans le Imis par la larve (b). Ou y voit aussi la manière dont l’insecto se transforme en nymphe (c).

Fiy. 283 (2).

dont les larves (toujours apodes) rongent l'intérieur de nos arbres.

femelles déposent leurs œufs dans autant de grains de cotte céréale et bouchent ensuite le trou oblique qu’elles oui pratiqué à cel etTet. Ces oeufs ne lardent pas à éclore, et il eu naît une petite larve vormiforinc, dont la tôle est cornée et pourvue de fortes mandibules, au moyen desquelles clic ronge l'intérieur de la graine, qui lui sert en mémo temps de. nourriture et de demeure. Elle n’en sort qu' après avoir achevé ses métamorphoses, et arrive à l’état parfait environ six semaines après la ponte de l’œuf dont elle provient. La rapidité avec laquelle ccs insectes destructeurs se multiplient est extrême. On a calculé qu’un seul couple de calandre pouvait, dans l’espace d’une année, être la souche d’une famille composée de vingt-trois mille six cents individus, et, comme chaque larve dévore un grain de blé, on comprend facilement comment leur présence peut être en peu de temps la cause de grands dégâts. Une autre espèce, qui ressemble à la précédente, mai? qui a deux taches jaunes sur chaque élytre, attaque le riz.

(1) Dans la famille des Xylophages, la tête est conformée de la manière ordinaire, et les antennes, composées de moins.de onze articles cl toujours courtes, sont plus

Enfin , la section des Coléoptères trimères comprend les Coccinelles, ou bêles à Dieu , et quelques autres insectes dont les mœurs n’offrent rien de remarquable.

§ 1 40. Les Punaises et les Cigales no peuvent trouver place dans aucun des ordres dont l’élude vient de nous occuper. En effet, leurs

(I) Un liciniptcre vu on dessous pour montrer le bec. Les pattes et les antennes ont été coupées près do leur base.

Fig. 285. Pentahme. l'ïfc'- 280 (i).

ailes antérieures sont en partie membraneuses, en partie épaissies, comme des élytres, et leur bouche, au lieu d'être disposée pour la mastication, est conformée en manière de pipette et ne peut servir qu’à i a succion ; aussi ces insectes forment-ils un groupe particulier appelé I’okdbe des Hémiptères.

grosse* vers leur extrémité. Ces insectes vivent pour la plupart dans le tronc ou le»

grosses elles des arbres et occasionnent souvent de grands dégâts, soit en détachant

ou en altérant l'écorce de façon à rendre le végétal malade, soit en perforant le buis et e„ le rendant impropre aux ouvrages auxquels on le destine dans les arts. Les Seolytes et les piatupe* attaquent les arbres à feuilles caduques, tels (pie les ormes, les frênes, les chênes, tes peupliers, etc. Les Bos triches, etc., vivent principalement sur les arbre» verts, les pins et les sapins, par exemple, et il est aussi à noter qu’eu general chacun do CCS xylophages affectionne une espèce particulière de cos arbres. Peu de temps apres leurs métamorphoses ils percent l’écorce d'un trou circulaire dirigé obliquement en liant d C n arrière à une certaine profondeur, puis creusent une galerie disposée parallèlement il la surface do l’arbre et dirigée tantôt verticalement, taillât horizontalement suivant les espèces • à droite et à gauche de cotte galerie principale, l'inseete pratique ensuite deux séries de petites excavations destinées à loger ses œuls, qu’il recouvre d un peu de bois vermoulu. Les larves qui ou naissent continuent à ronger l’écorce ou le bois situe auprès en s’éloignant do pinson plus de lu galerie principale, et creusent de ta sorte une multitude de petites galeries secondaires, formant avec la première un angle droit ou 1res oblique ; chaque larve a d'ordinaire mm galerie qui lui appartient on propre ; elle élargit vers le tio.il afin d’v construire une espèce de nid où elle se Iraiisfonilcra en chrysalide. Enfin lorsque scs métamorphoses sont achevées, l’insocto parfait sort de sa retraite, soit eu rentrant dans la galerie principale et en passant par l’orifice pratique par sa more, soit en perçant nû nouveau trou clans le voisinage de son berceau. Les travaux que ces petits coléoptères exécutent ainsi, sont très remarquai des et ressemblent souvent a une sculpture délicate pratiquée tantôt dans l’épaisseur de l’écorce, tantôt entre 1 écorce et le bots, de façon à attaquer à la fois ces deux parties de l’arbre.

Les dommages que les xylophages occasionnent sont quelque fois 1res considérables ; pour en donner une idée il nous suffira de dire qu’aujourd’liui il existe dans lu bois do Vinccnnes plus itc cinquante mille chênes attaqués par le Scolyte pymée, et que le nombre d'arbres détruits par le Bostrkhe typographe dans les forêts du Hartz a été évalué à plu» d'un million cinq cent mille dans l'espace d’une seule année (1783).

Les Punaises des bois présentent ces caractères d'une manière bien complète ; mais chez la Punaise des lits les ailes manquent.

D’autres hémiptères très voisins des précédents , sont conformés pour la nage et vivent dans l’eau; on les appelle Ht-

DBOCORISES OU Pll-

nuises d'eau.

Les Cigales ont les ailes anté-

Kig. 287. p entatome. Fig. 288. Punaise. rie “ res presque

entièrement semblables aux ailes postérieures , et restent en général sédentaires

sur les arbres dont elles sucent les humeurs. Les mâles font entendre un brui t monotone qui est produitpardes organes particuliers placés à la base de l'abdomen. Elles sont communes Fig. 280. Punaise aquatique (Nolunectü). dans le midi de la

France (l).

Enfin, c'est encore à cette division qu’appartiennent les Puce-

Fig. 290. Ciijale perlée.

(1) C’est un insecte de ce genre qui, en piquant l’orme, l'ail découler de cet arbre le suc mielleux et purgatif appelé manne. Ou le trouve en Italie, dans le midi de la France, etc.

Ross qui infestent nos rosiers et nos arbres fruitiers , et la Coche-

Fig. 291. Puceron commun,

Fis. 292. Larve du Puceron.

nille, insecte précieux à cause que l’on en tire et que l’on emploie en teinture (2).

§ lil. Tous les insectes dont il a été question jusqu’ici sont pourvus , comme nous l’avons vu , de quatre ailes , mais les mouches, ainsi qu’il est facile, de s'en assurer, n'en possèdent que deux, et ces animaux diffèrent aussi des espèces précédentes par la structure de leur trompe et par des particularités dans leur mode de métamorphose ; aussi les entomologistes en forment-ils un ordre distinct sous le nom de Diptères.

de la belle matière colorante rouge

Les Mouches proprement Cochenille du Nopal.

dites sont les principaux représentants de ce groupe. Leurs larves sont vermiformes , apodes

(1) Fia . 293, lo mâle très grossi ; la femelle (/ï ». 29i) est également grossie.

(-2) Les Pucerons forment une poli le famille entoinologiquo gui se .distingue des autres divisions île l'ordre îles hémiptères, par ses ailes membraneuses, ses antennes longues cl filiformes, otscspieils composés do lieux articles seulement. Ces insectes sont de très petite taille, leur corps est mou et ils vivent unis en troupes 1res nombreuses, sur des végétaux qu’ils sucent avec leur trompe. Les piqûres qu’ils font ainsi aux feuilles ou à l’écorce y déterminent souvent des excroissances et affaiblissent beaucoup les arbres. La démarche des

232 ZOOIAKilE.

et se nourrissent tantôt de matières animales en putréfaction ( de charognes, par exemple), tantôt aux dépens de végétaux. Ces larves ne changent pas de peau avant de passer à l'état de nymphe, mais restent renfermées dans cette tunique qui, on se desséchant,

pucerons est Ionie ol ils no sautent pas. Beaucoup restent toujours privés d’ailes ou n’ont que des ailes rudimentaires: d’autres en portent quatre, qui sont assez grandes, transparentes et à nervures exl reniement fines. À l’état de larve, ils ressemblent, tout à fait aux adultes aptères, et changent plusieurs fois de peau. Après la dernière de résumés, on leur voit de chaque côté du corps deux fourreaux renfermant les ailes rudimentaires : ils sont alors à l’étal de nymphe, et, parmi nouveau changement de peau, ils deviennent insectes' parfait s. An printemps chaque société ne se compose que de femelles aptères ou n’ayant que des vestiges d’ailes, comme les nymphes. Ces pucerons produisent tous des petits, qui naissent vivants et qui sont également des femelles. Plusieurs générations de femelles se succèdent ainsi jusque vers la fin do la belle saison, et, à cette époque seulement, il liait des males. Dès lors ces singuliers insectes cessent d’être vivipares et pondent des œufs jusqu’à ce que les premiers froids viennent les faire périr tous. En hiver, il n’en existe plus un seul ; mais les œufs qu’ils ont laissés accolés aux branches des arbres éclosent au printemps et produisent une nouvelle génération de femelles vivipares qui pullulent avec une rapidité extrême. On a constate qu’une seule femelle pouvait produire une centaine de petits, qui, à leur tour, pouvaient devenir chacune mère d’un pareil nombre de jeunes, et l’on a vu ainsi, dans une seule saison, onze générations successives, composées exclusivement de femelles. Par conséquent on voit que, si des causes nombreuses de destruction ne venaient mettre des bornes à cette excessive fécondité, un seul puceron pourrait, dans l’espace de quelques mois, être la souche de plus d’un milliard de ccs singuliers insectes, nombre si immense qu’il effraie l’imaginat ion.

Les Cochenilles forment une autre division, qui se distingue de la précédente par l'existence d’un seul article aux tarses, et qu’on appelle la famille des Gallinsectes.

À l’état do larve, les cochenilles sont d’abord très agiles et courent sur les plantes qu’elles habitent. Leur corps est plat et ovalaire, et elles sont alors si petites, que, pour les bien voir, il faut le secours d’une loupe. Les mâles n’ont pas de bec, mais se fixent néanmoins sur les branches lorsqu’ils sc préparent à subir leurs métamorphosés. Bientôt après leur peau se durcit et devient une coque dans l’intérieur de laquelle ils se changent en nymphes. Parvenus à l’état parfait, cette enveloppe s’ouvre, et l’insecte en sort à reculons. Il ne fait guère usage de ses ailes cl demeure auprès de sa femelle pendant le peu de temps qui précède sa mort. La larve de la femelle est au contraire pourvue d’un bec, qu’elle enfonce dans le tissu des feuilles ou des jeunes branches pour y pomper la sève, et pour se fixer lorsqu’elle sc prépare à changer de peau. Ccs mues se répètent plusieurs fois, et, lorsque la jeune femelle a pris un certain accroissement, elle se construit une espèce de petit nid formé de duvet cotonneux et s'accroche encore une fois de la sorte, mais pour nu plus se détacher. Pendant tout le reste de sa vie, elle demeure fixée, et son abdomen, qui prend un grand volume et ne tarde pas à se remplir d’œufs, lui donne l’apparence d’une graine plutôt que d’un animal. C’est dans cet état qu’elle pond ses œufs, dont le nombre est considérable ; elle les fait passer entre la peau de son ventre et le duvet dont son nid est formé; puis elle meurt, et son cadavre, en se desséchant, devient une espèce de coque, qui recouvre et protège encore sa progéniture.

L’espèce la plus intéressante de ce genre est la Cochenille du nopal, qui vil sur des cactus, et fournit une magnifique couleur écarlate. Le mâle est très petit, son corps, allongé et terminé par deux soies, est d’un rouge foncé ; ses pattes sont longues et ses ailes sont grandes et blanches. La femelle est beaucoup plus grande. Lorsque sa croissance est terminée, elle est de la grosseur d’un petit pois. Scs pattes sont très courtes et tout sou corps est d’une couleur brun foncé, et recouvert d’une poussière blanche. Cet insecte précieux est originaire du Mexique, et sa propagation y est depuis longtemps une branche importante d’industrie agricole, que l'on essaie aujourd'hui d’introduire dans notre nouvelle colonie d’Alger.

On distingue dans le commerce deux sortes de cochenilles du Mexique, savoir: la

constitue une sorte de coque dont l’aspect rappelle un peu celui d’une graine brunâtre (1).

On donne le nom d 'Œstres à des diptères très voisins des mouches, mais qui, à l’état de larves, vivent en parasites sur

cochenille fine ou mestèque , et la cochenille sylvestre ou sauvage; mais les naturalistes ignorent si ce sont de simples variétés d’une meme espèce ou deux espèces distinctes. Quoi qu’il en soit, c’est la cochenille fine seulement que l'on cultive. Pour cela on fait de grandes plantations de cactus nopal, et aussitôt le retour de la belle saison, on prépare sur divers points de ces plantes à larges feuilles en forme de raquettes, des espèces de petits nids, formés d’une sorte de filasse, dans chacun desquels on dépose huit à dix femelles remplies d'œufs. Bientôt il naît dos milliers do larves de cochenilles, et, si on juge nécessaire de les répartir sur un plus grand nombre de cactus, on a soin deprocéder à cette opération avant qu’elles ne soient fixées; car, si on les détache quand leur bec est enfonce dans le tissu delà plante, cet organe se rompt et l’insecte périt infailliblement. Us restent à l'état de larve pendant dix jours et à l’étal de nymphe pendant deux semaines, hes femelles vivent jusqu’à deux mois ; mais les males périssent au bout d’un mois. Aussitôt que la ponte commence, on récolte les cochenilles, en raclant avec un couteau émoussé la plante sur laquelle elles sont fixées, et, lorsqu’on 11e destine pas leurs œufs à la propagation de l’espèce, on les fait périr promptement à l’aide de la chaleur, afin de les empêcher de perdre de leur poids ; puis on les sèche. 11 paraît que le nombre des récoltes est de trois par an. Ce sont les campagnes d’Oaxaca et de Guaxnca dans la province de Honduras, qui nous fournissent le plus do cochenille. On la trouve dans le commerce sous la forme de petits grains irréguliers, convexes d’un côté, concaves de l’autre, et sur lesquels les traces d’anneaux sont toujours distinctes. La matière colorante qu’elle renferme donne le plus beau carmin, dont on fait un grand usage en peinture aussi bien que pour la teinture des étoffes.

Lorsque la cochenille du nopal n’était pas encore connue en Europe, on employait aux mémos usages un autre insecte du même genre , la Cochenille de Pologne , dont la femelle, d’un brun rougeâtre, s’attache aux racines de quelques plantes, telles que la tormontille, le scleranthns perennis, cic. ; elle fournit en effet une couleur presque aussi belle que la cochenille mexicaine ; mais elle est difficile à cultiver et à récoller : aussi en a-t-011 abandonné presque entièrement l'usage.

Le Kermès ou Cochenille du chêne vert, qui sc trouve sur le chêne vert, dans le midi de la France, en Espagne, etc., est beaucoup plus gros que les espèces précédentes. La femelle, do couleur noir-violet, avec une poussière blanche répandue sur le corps, prend la grosseur d’un pois et fournit également une teinture écarlate dont on se sert encore dans le Levant et en Barbarie.

Enfin il est plusieurs autres espèces de cochenilles , qui , sans être d’aucune utilité, vivent sur nos figuiers, nos orangers et nos oliviers, et nuisent beaucoup .à ces arbres.

(1) La Mouche a viande ( Mnsca vomitoria). dont le thorax est noir, l’abdomen d’un bleu luisant avec des raies noires et le front fauve, dépose aussi ses œufs dans la viande* «lord elle accélère la putréfaction. La Mouche dorée, qui est de couleur vert doré avec les pieds noirs, pond dans les charognes, et c’est principalement de sa larve que les pêcheurs se servent sous le nom d'asticots pour amorcer leurs lignes ; on les emploie aussi pour nourrir les jeunes faisans et les jeunes dindons. La Mouche domestique vit à l’état de larve dans le fumier ; elle a le thorax d'un gris cendré avec quatre raies noires, cl l'abdomen d’un brun noirâtre tacheté de noir. Les Sarcophages, qui diffèrent des mouches proprement dites par les yeux notablement écartés l’un de l’autre, présentent quelquefois mie particularité physiologique remarquable : chez quelques uns de ces insectes, les œufs éclosent avant, la ponte, de façon que les femelles sont ovo-vivipares. La Mouche carnassière, qui a le corps cendré, des raies sur le thorax, et des taches carrées noires sur l’abdomen et les yeux rouges, appartient à ce genre et. dépose ses larves sur la viande. Mit- les cadavres et quelquefois même sur des plaies du corps de l'homme qui sont exposées à l’air.

d’autres animaux, loi

Fig. 285. Œstre.

que les chevaux , les bœufs et les moutons (1).

LesTAOKs sont des insectes qui ressemblent aux mouches et aux œstres , et qui tourmentent beaucoup les chevaux et les bœufs dont ils piquent la peau pour en sucer le sang.

Les Cousins (2) sont aussi

Fig. 286.

des diptères, mais ils diffèrent des mouches par leurs antennes allon-

(1) Les Œstres ressemblent à des mouches très velues et sont caractérisés par la conformation de la bouche qui n’offre que trois tubercules, ou seulement de faibles vestiges de la trompe et des palpes; leurs ailes sont ordinairement écartées et leurs antennes très courtes et terminées par une palette arrondie munie d’une soie. Ces insectes sont poulie bœuf, le cheval, l’âne, le mouton, le chameau, le renne et quelques autres mammifères des ennemis redoutables, car ils déposent leurs œufs dans le corps de ces animaux et leur occasionnent ainsi des tourments très grands. Chaque espcco d'œstre- s attache à un animal particulier, et loge sa prog-éuilure dans une partie déterminée du corps. Les uns percent la peau de leurs victimes à l’aide d’une tarière écailleuse, et introduisent au fond de la plaie leurs œufs, dont la présence détermine la formation de tumeurs plus ou moins grosses, remplies d’humeurs purulentes, qui servent d'aliment à la larve, a laquelle les habitants de la campagne donnent le nom de Taons ; d’autres déposent simplement leurs œufs dans le voisinage de l’une des ouvertures naturelles du corps, et les larves qui en naissent pénètrent par cette voie, soit dans les fosses nasales ou les sinus du nez, soit dans l’intérieur de l’estomac. Le corps de ces larves parasites ( fiij . 290) est en général conique et composé de onze anneaux garnis de tubercules ou de petites épines ; elles n’ont pas du pattes, et leur bouche est tantôt garnie de mamelons, tantôt armée de deux forts crochets. Quand elles ont terminé leur croissance, elles sortent de leur demeure ; celles qui ont vécu dans l'estomac, descendent dans l’intestin avec les matières excrémentitielles et s’échappent par l’anus ; elles se laissent alors tomber à terre et se transforment en nymphe sous leur peau, comme les autres diptères de cette famille. L 'Œstre du mouton, qui est long de H millimètres, avec le thorax grisâtre et l’abdomen jaunâtre tacheté de noir ou de brun, place ses œufs sur le bord interne des narines de ce quadrupède qui cherche a l'en empêcher en s’agitant et en se cachant le museau en terre ; les larves remontent jusque dans les sinus du front où elles sc fixent à l’aide des crochets dont leur bouche est armée, et y restent depuis le mois do mai ou de juillet, jusqu’au mois d’avril de l’année suivante. Ces parasites sont très communs surtout dans les pays montagneux et boisés, el lorsqu’il s’en trouve plusieurs dans les sinus d’un mouton, leur présence occasionne souvent des vertiges. Les larves de 1’ (Estrc du cheval, del’ Œstre hemorrhoidal et del Œstre Vétérinaire vivent dans l’estomac des chevaux. L 'Œstre des bœufs, qui a le thorax jaune avec une bande noire et l’abdomen blanc à la base, fauve à son extrémité, dépose au contraire ses œufs un à un sous la peau des bœufs, des chevaux et do plusieurs autres quadrupèdes.

(2) Ces insectes fuient la lumière vivo du soleil, et se plaisent surtout dans les lieux aquatiques ; le soir ils voltigent en troupes nombreuses et s’annoncent par un bourdonnement aigu. Chacun sait combien ils sont avides de notre sang. Pour s’en repaître, ils nous percent la peau avec les soies fines et dentelées de leur suçoir, et ils laissent dan? la piqûre, ainsi produite, une liqueur venimeuse, qui y détermine une irritation vive et une enflure souvent considérable. On a observé que ce sont les femolles seules qui nous tourmentent de la sorte, et c’est dans les pays chauds surtout que leurs attaques sont a redouter. On les y désigne sous le nom de Moustiques. Du reste, ces insectes ne vivent pas seulement de sang, ils aiment aussi le sue des fleurs. La femelle déposo ses œnf*

• gées, la forme grêle de leurs corps et de leurs pattes, et par

la conformation de leurs larves qui vivent dans l’eau.

§ 4 42. Enfin, il est aussi des insectes qui sont toujours aptères et qui, sous d’autres rapports aussi, diffèrent assez de tous les précédents, pour ne pouvoir être rangés dans aucun des ordres que nous venons de passer en revue; tels sont les puces, les poux et les podurelles.

§ 1 43. Les Puces ont la bouche organisée pour la succion et constituent un petit groupe appelé oudue des Aphaniptèhes. Les changements qu’ils éprouvent dans le jeune âge sont considérables. En sortant do l’œuf, ils sont privés de pied s et ont la forme de petits vers, do couleur blanchâtre. Ces larves sont très vives et so roulent en cercle ou en spirale. Bientôt elles deviennent rougeâtres, et, après avoir vécu dans cet état pendant une douzaine de jours, elles se renferment dans une petite coque soyeuse, d’une

sur l'eau ot les réunit entre eux de manière à former une espèce de petit radeau qui tlotte à la surface du liquide. Les larves sont aquatiques et fourmillent dans les eaux stagnantes au printemps et en été. Leur abdomen est allongé et terminé par des soies et des appendices disposés en rayons. Son pénultième segment porte sur le dos un tube assez long, à l'aide duquel l'animal puise dans l’atmosphère l’air dont il a besoin. Pour respirer ainsi, il se pend en quelque sorte à la surface de l'eau la tête eu bas, et on le voit à de courts intervalles renouveler ce manège. La nymphe continue a vivre dans l'eau et à s’y mouvoir ; mais, au lieu de respirer comme la larve, elle puise l’air dont elle a besoin au moyen de deux tuyaux placés sur le thorax. Elle flotte à la surface du liquide, et, après avoir achevé sa métamorphose, l’insecte parfait se sert de sa dépouille de nymphe comme d’un bateau, jusqu’à ce que scs jambes et ses ailes aient acquis assez de solidité pour lui permettre de marcher sur la surface de l’eau ou de s’envoler ; car si son corps venait à être submergé, comme cela arrive souvent quand lovent renverse ces frêles embarcations, il se noierait infailliblement. Toutes ces métamorphoses se font dans l’espace de trois à quatre semaines : aussi les générations sc renouvellent-elles plusieurs fois dans la même année. Une espèce du genre des Cousins proprement dits, de couleur cendrée, avec l’abdomen annelé de brun et les ailes sans taches, est très commune dans tonte l’Europe.

ZOOLOlilE.

finesse extrême, pour s'y transformer en nymphe, enfin, au bout fl environ douze jours de réclusion, si le temps est chaud, elles sortent de leur enveloppe à l’état

les insectes ordinaires et n'ont pas la bouche organisée comme les autres insectes aptères. Ils constituent un groupe distinct : l’ordre des Anopleures ou des Parasites (2).

§ 145. Enfin, les Podurelles et quelques autres petits insectes

( i ) L’espèce la plus répandue esl lu Puce commune, qui se nourrit du sang de l'homme et do plusieurs de nos animaux domestiques ; mais il en est plusieurs autres qui rivent aussi sur divers quadrupèdes et sur des oiseaux, et qui ne diffèrent que fort peu de la nuire. La femelle est lioaucoup plus grande que le mâle et pond une douzaine de petits œufs arrondis et un peu allongés, qui tombent à terre et se trouvent ordinairement en numéro considérable dans les endroits où les cliiens et les chats ont l'habitude de se coucher.

En Amérique, on connaît sous le nom de Chitine ou de Puce pénétrante une espèce qui a le bec beaucoup plus long que les précédentes, et qui mérite d'être signalée. La femelle s'introduit sous la peau du talon et sous les ongles du pied, et bientôt y acquiert le volume d un polit pois par suite du gonflement énorme d’un sac membraneux placé sous le ventre et renfermant les œufs. Ces puces attaquent plus particulièrement les nègres, et leur présence sous la peau donne souvent lieu à des ulcères dangereux,

(2) Les Poux PROPREMENT dits ont la bouche tubulaire , située M'cxlréinilé antérieure île la lètc et renfermant un suçoir ; leurs tarses sont composés d'un gros article qui se replie contre la jambe et remplit ainsi lus fonctions d'une pince. Les œufs connus sous le nom de Lentes (fiy. 290) éclosent au bout de cinq à six jours; les jeunes changent plusieurs fois de peau, mais leur croissance est très rapide : dans l'espace d’environ dix jours, ils arrivent à l'âge adulte. Ils pondent un nombre considérable d'œufs, et on a constaté que dans l’espace de doux mois, deux puux suffiraient pour produire dix-huit mille individus. Trois espèces de co genre sont propres à l’homme. La plus commune est le Pou de la tète, qui ale thorax bien distinct de l'abdomen, et a latéralement des taches brunes ou noirâtres sur un fond cendré. Le Pou du corps humain a la même forme, mais est d'un blanc sale sans taches ; dans quelques maladies il pullule d'une manière effrayante. I.a troisième espèce a le corps arrondi et le thorax presque confondu avec 1 abdomen ; sa piqûre est très forte. Plusieurs autres mammifères ont aussi des espèces .le poux qui leur sont particulières.

Les Ricins sont des anopleurcs très voisins des poux ; ils ont la bouche inférieure cl composée à 1 extérieur de deux lèvres et de deux crochets. Il est line espèce qui vil sur 1 - chien; les autres se trouvent exclusivement sur les oiseaux.

Fig. 298. Puce.

Fig. 299. Pou.

aptères qui, de même que les anopleures, ne subissent pas de métamorphoses, ont la bouche organisée pour la mastication, et l'abdomen terminé par des appendices en forme de queue. Ils constituent

Tordre DES ThïSANOÜRES.

§ 1 46. En résumé, nous voyons que la classe des insectes (qui est la classe la plus nombreuse du règne animal) se divise naturellement en plusieurs ordres , dont les plus importants se distinguent à l'aide des caractères indiqués dans le tableau suivant :

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