‹ Notre CarthageChapitre 5 sur 47 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

tianisme^ enfin , V arrivée de V Islam ^ voilà les facteurs étrangers qui ont réagi plus ou moins directement sur ces peuples si divers d'origine et de langage. Puis des dominations autochtones se sont élevées, pour s'écrouler dans le sang : empire Mandingue^du Mali, empire Songaï du Niger, empire Peul du Massina, empire Toucouleur sur le Sénégal et le Niger moyen — pour ne nommer que les principaux. Enfin voici les Français qui apparaissent sur ta côte atlantique, Paul Adam nous montre ce galant chevalier de Boufflers, charmant Goréeet Saint-Louis de ses grâces un peu désuètes. Mais le temps marche et les hommes arrivent que sollicite la tâche héroïque : Faidherbe d* abord, puis les grands soldats organisateurs, BorgniS' Deshordes, Gallieni, Archinard, Trentinian, et c*est Vépùpée soudanaise tout entière qui s'évoque : les tyrahs-chasseurs d'esclaves disparaissent, la joie de V Afrique renaît, et partout s'étend la paix française, *

U auteur en constate les bienfaisants effets, encore qu'ils soient incomplets : il nous signale la pénurie du service sanitaire, qui reste encore aujourd'hui bien audessous de sa tâche, faute d'organisation autant que de moyens. Mais il y voit les coutumes indigènes respectées, V ordre qui règne et la prospérité qui commence, Vélevage et les cultuves en progrès constants par les efforts de tous.

Il nous conduit aux tams-tams du Sénégal et du Niger, où nous admirons la grâce naturelle des atti-

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tudftetdet coslamet , dont il nous invite à protéger la tradition. Voici la flore et la faune, parallèles : le baobab et l'hippopotame, monstres tous deux, gros et lourds. Voici les nuages d'oiseaux innombrables qui obscurcissent le ciel sur les inondations du Niger. Voici Djenné, qui se dresse sur les eaux, prodige du Soudan ; Djenné, songaï, berbèrç, égyptienne, «t unpeu marocaine. Puis le lac Debbo, où le lion affamé fait entendreson terrible rugissement. £n^n Tombouctou, la Mystérieuse, seule terre tropicale où quelques visages africains gardent encore un coin de voile et ne rient pas de leurs trente-deux dents.

Paul Adam a vu l'A frique joyeuse et guerrière ; de sa profonde voix de contralte, la griote du Fama Mademba lui a fait entendre les chants de bataille qu'elle a composés en l'honneur de nos chefs victorieux ; et pour lui les vieux guerriers ont chanté les hymnes que seuls ont le droit d'entonner ceux qui ont été blessés en combattant. Aussi l'auteur de la Ville Inconnue nia-t-il pas été étonné de voir cent quatre-vingt mille soldats noirs, combattre pendant la grande guerre S0U9 les drapeaux de la France libératrice -.si on l'eût écouté à temps, ils eussent été deux ou trois fois plus nombreux et fussent venus plus tôt jouer dans cette grande partie un rôle plus important

Car ce travailleur acharné, changeant de tâche, était un pensait, et le foisonnement de

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